Calciomio
·16. Januar 2026
Après des années de vaches maigres, la Serie A voit émerger une nouvelle génération italienne

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·16. Januar 2026

Comme le raconte La Repubblica, il est encore trop tôt pour affirmer que le ciel redeviendra définitivement bleu, mais quelque chose bouge dans le football italien. Le premier joueur né en 2009 à marquer en Europe porte le maillot de l’Italie : Antonio Arena. Né à Sydney de grands-parents calabrais émigrés, il incarne un mouvement inverse et symbolique : de l’Australie à Pescara, puis à Rome, où l’AS Roma a investi sur lui comme sur un joueur confirmé, malgré ses 16 ans. Un âge qui rappelle les débuts de Francesco Totti ou Alessandro Del Piero — sans comparaison hâtive, mais avec une promesse.
Arena n’est pas un cas isolé. La Serie A voit émerger une nouvelle génération : Davide Bartesaghi s’est imposé sur le flanc gauche du AC Milan, tandis que Marco Palestra, prêté par l’Atalanta à Cagliari, a vu la Juventus proposer 25 millions pour lui. La Nazionale observe aussi Pio Esposito, déjà décisif chez les jeunes, en attendant Francesco Camarda ou Jeff Ekhator.
Pour Maurizio Viscidi, coordinateur des sélections jeunes, le vivier existe, comme l’a montré l’Euro U17. Le problème demeure la transition vers le monde professionnel : « il faut les laisser se tromper ». Les chiffres confirment un regain de pratique, avec 132 000 licenciés de plus chez les 5-12 ans depuis 2009, mais la formation technique reste insuffisante. Moins de dribbles, moins d’attaquants, trop peu de liberté. Des voix comme celle de Antonio Cabrini appellent à revenir à l’essentiel : former avant d’entraîner. Si cette révolution aboutit, Arena pourrait en être le premier visage.









































