Le Journal du Real
·15. Januar 2026
Arbeloa protégé, les joueurs mis face à leurs responsabilités

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·15. Januar 2026

Au Real Madrid, tout peut s’accélérer en quelques jours. Au matin du 15 janvier, le club ne croit pas à une solution miracle à court terme, et la priorité est de relever ce qu’on peut encore sauver, avec l’effectif actuel. Arbeloa conserve la confiance de la direction, et le rendez-vous face à Levante doit surtout servir à stopper l’hémorragie. Le Real Madrid sait qu’il faudra reconstruire et se renforcer au prochain mercato estival. Mais au cœur de la saison, le club ne veut plus entendre de plaintes de l’effectif.
Dans ce contexte, les joueurs vont recevoir un message explicite avant le match, d’après les informations d’AS : avec Xabi Alonso hors du chemin, ils ne pourront plus se cacher. Plus de fusible à faire sauter, plus de débat tactique pour masquer le manque d’implication.
Les dirigeants, de leur côté, ne réécrivent pas l’histoire : certains au club estiment encore que le changement d’entraîneur aurait dû intervenir plus tôt, dès décembre. D’autres ont préféré repousser l’échéance, espérant un tournant qui n’a jamais vraiment eu lieu. La défaite hier à Albacete s’ajoute à d’autres humiliations récentes en Copa : Alcorcon, Alcoyano… et désormais Albacete, dans cette galerie des soirs où les Merengues semblent salir ce maillot blanc.
Dans la presse, les scénarios se multiplient déjà : Klopp, Maresca, Pochettino… voire Zidane. Les noms circulent à foison. Mais à Valdebebas, on le répète : aucune décision structurelle ne se prendra sous le coup de l’émotion. Le club observe, mais ne bascule pas. Le mercato d’hiver reste officiellement fermé, même si la porte demeure entrouverte jusqu’à la fin du mois en cas d’opportunité ou d’urgence.
Le plus délicat, finalement, est ailleurs : l’élimination a fragilisé Arbeloa sans qu’il n’en soit responsable. Le Bernabeú jugera et sifflera très fort samedi, et le vestiaire le sait. Les joueurs devront encaisser et assumer. Car même si la Casa Blanca continue de croire à sa structure, celle qui lui a offert six Ligue des champions en onze ans, le board n’acceptera pas une seconde dérive mentale. Le club entend renforcer l’équipe l’été prochain (un milieu organisateur et un défenseur central), mais sans fantasmer une “grande purge”. D’ici là, l’heure est à la vérité : la crise ne se réglera pas par le banc. Elle se réglera par l’orgueil des joueurs.









































