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·17. Juni 2026

ASSE : Déjà deux renforts pour les Verts ?

Artikelbild:ASSE : Déjà deux renforts pour les Verts ?

Augustine Boakye a mis un an avant de trouver ses marques. Une première saison en Ligue 1 gâchée par les pépins physiques, un stage de remise en forme en Espagne avec Moueffek en juin dernier, et enfin une saison de L2 pleine, celle que tout le monde attendait. Le Ghanéen fait partie des rares satisfactions de l'ASSE cette année. Et son cas pose une question qui dépasse largement son seul dossier : et si Chico Lamba et Mahmoud Jaber n'étaient qu'à mi-chemin ?

Arrivé d'Autriche à l'été 2024, Boakye avait débarqué dans un contexte difficile, celui d'une accession en Ligue 1 et d'un effectif en reconstruction. Sa première saison avait tourné court, les blessures musculaires ayant eu raison de sa continuité. En juin dernier, l'ASSE décide de l'envoyer en stage en Espagne avec Aïmen Moueffek. Objectif : rebâtir les fondations athlétiques d'un joueur dont le talent n'avait jamais été remis en cause.


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La deuxième saison a répondu. Boakye s'est installé, a enchaîné les matchs, et a rendu des copies qui ont confirmé ce que son profil laissait présager. Une trajectoire en deux temps, souvent frustrante depuis l'arrivée de Kilmer Sports Ventures.

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ASSE : Le syndrome des championnats à faible intensité

L'ASSE construit son recrutement dans des championnats souvent méconnus du grand public. Autriche, Portugal, Israël, Serbie. Des ligues qui peuvent produire des joueurs techniquement intéressants, mais qui fonctionnent à un niveau d'intensité physique sensiblement inférieur à ce que la Ligue 2 française exige au quotidien.

Les exemples s'accumulent. Pierre Cornud avait explosé en vol sur son couloir gauche lors de sa première saison, incapable d'absorber les duels répétés à ce niveau. Igor Miladinovic n'avait pratiquement pas joué lors de son arrivée, trois apparitions seulement, avant de disputer 26 matchs cette saison en L2. Pas encore au niveau escompté, mais doucement dans la bonne direction, avec un corps qui commence à accepter les exigences françaises.

Ces deux trajectoires dessinent un schéma. Un premier exercice d'adaptation, souvent douloureux et parsemé de pépins musculaires, et pour certains suivi d'une montée en puissance à partir de la deuxième année. La Ligue 2 n'est pas le championnat le plus technique, ni le plus tactique, mais les équipes y jouent un football intensif, sans concession sur l'effort, où les duels s'enchaînent à un rythme que peu de championnats périphériques préparent vraiment.

Lamba et Jaber : même schéma, même espoir ?

Les dossiers Chico Lamba et Mahmoud Jaber pourraient s'inscrire dans cette même logique. Lamba débarque d'Arouca au Portugal, Jaber du Maccabi Haïfa en Israël. Deux championnats dont l'intensité physique ne prépare pas aux chocs répétés de la deuxième division française.

Les débuts des deux joueurs avaient pourtant été prometteurs. Lorsqu'ils ont été alignés, ils ont globalement performé. Lamba avait montré des choses intéressantes avant de disparaître des radars. Jaber avait séduit dès ses premières apparitions avant de connaître la même mésaventure. Et dans les deux cas, le diagnostic est similaire : adducteurs, blessures musculaires, rechutes. Lamba a terminé la saison avec seulement 14 apparitions. Jaber en compte 19.

Ce n'est pas anodin. Deux joueurs recrutés simultanément, venus de championnats comparables en termes d'intensité, tombés au même endroit, sur les mêmes zones musculaires. Le corps qui lâche quand il rencontre un niveau d'effort qu'il n'a pas encore intégré.

La première saison comme investissement, pas comme échec

C'est peut-être là que le regard doit changer sur ces deux dossiers. Deux joueurs qui symbolise l'échec de la cellule de performance recrutée l'été dernier et présentée comme à la pointe. Un constat d'échec sur l'année 1. Mais le cas 'Augustine Boakye peut laisser nourrir de l'espoir.

Boakye en est la démonstration la plus récente et la plus concrète. Miladinovic en est une autre, plus modeste encore. Dans les deux cas, l'amélioration entre la saison 1 et la saison 2 est nette, mesurable, et encourage à ne pas tirer de conclusions définitives trop tôt.

Lamba a 23 ans. Jaber en a 26. Ni l'un ni l'autre n'est au bout de sa courbe de progression, et ni l'un ni l'autre n'a véritablement eu la possibilité de montrer ce qu'il valait sur une saison complète. La question n'est plus de savoir s'ils ont le niveau, elle est de savoir si leur corps, désormais mieux préparé à l'intensité française, leur permettra d'enchaîner.

Et si l'ASSE avait déjà ses deux premières recrues ?

C'est la vraie piste à explorer. Avant de se lancer dans un mercato estival qui devra composer avec une masse salariale maîtrisée et des moyens limités, l'ASSE dispose peut-être déjà, au sein de son propre effectif, de deux joueurs capables de franchir un palier.

Une deuxième saison de Lamba et Jaber sans les à-coups physiques de la première changerait considérablement le visage de l'équipe. Un défenseur et un milieu qui avaient montré de belles choses avant de tomber, et qui aborderaient un exercice complet avec les ressources athlétiques que le championnat exige. Ce n'est pas une garantie. Mais au regard des précédents, c'est une hypothèse qui mérite mieux que d'être balayée d'un revers de main.

Boakye a prouvé que le modèle pouver fonctionner. La question, désormais, c'est de savoir si Lamba et Jaber seront ses prochains exemples.

Source : DataScout

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