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·4. April 2026
ASSE : Horneland, Montanier, dissolution… Perrin dit tout

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Au micro de Vert Sans filtre, Loic Perrin (ASSE) s'est longuement exprimé sur les différents sujets d'actualité du club. Voici ses mots.
Loic Perrin (coordinateur sportif de l'ASSE) : « Un club de football vit aussi au rythme des résultats. Aujourd’hui, on a la chance d’être dans une période très positive pour nous après un début de saison en demi-teinte, avec de bonnes choses et de moins bonnes, avec une période plus difficile au niveau des résultats. Quand on est Saint-Étienne en Ligue 2, forcément, on s’attendait à mieux. On a été déçus de la première partie de saison. »
Les critiques des supporters : « Je ne lis pas tout ce qu’il se dit, mais les critiques font partie du métier. Des fois à juste titre, certaines pas. Alors la meilleure façon d’y répondre, c’est comme quand j’étais joueur : par les actes. Quand on est joueur, c’est plus facile car ça se voit, alors que quand on est dirigeant, non. J’essaie de faire mon maximum au quotidien, après c’est le sport et les aléas du résultat… on sait ce que ça peut être, donc j’accepte les critiques car on est dans un métier où on est jugé, critiqué, et l’objectif, c’est de faire changer l’avis des gens. »
Le déclic après les mauvais résultats : « C’est vrai que le début de saison a été très bon au niveau des résultats. Alors est-ce qu’on s’est vus trop confiants, trop beaux dans ce championnat ? Peut-être. On a un très bel effectif de Ligue 2, est-ce qu’on ne s’est pas reposés là-dessus ? Peut-être. Au final, on a été surpris par des équipes valeureuses. C’est un championnat qui est compliqué et jouer contre Saint-Étienne, c’est le match de l’année pour les adversaires. On est tombés face à de vrais collectifs, même si on avait plus de qualités individuelles. On a été surpris plusieurs fois, on a perdu des points à domicile.
Le tournant de la saison, c’est le récent changement d’entraîneur. Je considère qu’Eirik Horneland a vraiment fait du bon travail, il avait une idée de jeu qui me plaisait et qui correspondait à l'ASSE. Malheureusement, il n’a pas réussi à la transmettre aux joueurs et les joueurs n’ont peut-être pas été assez réceptifs, mais c’est la vie d’un club de football.
Avec l’arrivée de Philippe, on est revenus à des choses plus basiques, comme il l’a dit, il n’a rien inventé. Le gros changement, ce sont les joueurs qui ont changé d’état d’esprit parce que, jusqu’à preuve du contraire, ce sont eux qui sont sur le terrain et ce sont eux qui doivent prendre les choses en main. Je pense que via l’arrivée d’un nouvel entraîneur, il y a eu une remise en question de tout le monde et je trouve que collectivement on a changé des choses et après on a toujours de la qualité individuelle. Mais la base du foot, jusqu’à preuve du contraire, c’est de défendre et je pense qu’on ne défendait peut-être pas collectivement tous ensemble avant. C’est une prise de conscience des joueurs avec une nouvelle directive aussi qui correspond plus à nos joueurs. Il y a beaucoup de facteurs mais la prise de conscience des joueurs a fait la différence. »
Problème de la langue avec Horneland ? « Oui car tout le monde n’est pas anglophone. Dans le staff précédent, il y avait des relais pour faire des traductions mais c’est moins naturel. Vous savez, des fois même en français, lorsqu’on parle de choses footballistiques, on ne comprend pas tous la même chose. Quand c’est dans une langue étrangère, c’est encore autre chose. »
Une ambiance qui revient : « Oui forcément, les résultats font revenir les gens. Le match d’Annecy a été notre meilleur match parce que même si on gagnait, je ne trouvais pas qu’on faisait des matchs complets non plus. Les supporters veulent nous voir gagner. Oui, pendant notre période difficile, les supporters sont mécontents mais je ne les ai jamais trop sentis lâcher non plus. Ils ont toujours été présents, ils nous ont chahutés, critiqués mais ont toujours été corrects et présents. C’est normal quand on est Saint-Étienne, en Ligue 2, avec l’effectif qu’on a, de se faire critiquer quand on perd des points bêtement. Et surtout par rapport à certains matchs qu’on a faits et certaines attitudes qu’on a pu avoir. On sait qu’ici les gens attendent le dépassement de soi. Même si on vient à perdre un match et louper des choses. Maintenant je sens une atmosphère très positive. L’ambiance contre Annecy était incroyable malgré la tribune fermée. C’est ce qu’on veut voir à Geoffroy-Guichard. J’espère pour les joueurs aussi, ça doit les motiver encore plus car certains ne revivront jamais ce genre d’ambiance. »
Un avis sur la dissolution : « On essaye de travailler pour l’éviter car ça serait dramatique, enfin je ne sais pas si c’est le mot pour nous parce que Saint-Étienne, c’est ses supporters, ses deux kops. Je ne sais pas où ça en est exactement aujourd’hui, il y a des réunions qui sont prévues prochainement. On espère qu’on va garder ce qui fait la force de Sainté, c’est-à-dire les animations et les kops. »
Un mot sur les résultats de la réserve de l'ASSE : « Les résultats, ce n’est pas le plus important. Le plus important, c’est que Kevin Pedro arrive dans le groupe pro, comme El Jamali, Eymard, Gadegbeku… Le but d’un centre de formation, c’est de former, ce n’est pas de faire de bons résultats. Je fais la part des choses et ça ne m’inquiète pas.
Par contre, il y a un réel enjeu sur la fin de saison puisqu’il reste cinq matchs et on va jouer 3 adversaires qui sont derrière nous. On va essayer de se maintenir en National 3. On voit que ce n’est pas évident pour beaucoup de clubs pros car on joue de plus en plus jeune avec les réserves et les autres équipes se renforcent de plus en plus. La refonte des poules a renforcé les championnats d’en dessous et c’est de plus en plus dur de se maintenir. Le principal reste de former des joueurs et que des jeunes joueurs arrivent dans le groupe pro en finissant leur développement dans le groupe pro. »
Une meilleure entente offensive ces dernières semaines : « L’arrivée d’un nouveau staff fait du bien aux joueurs et je le vois au quotidien. C’est un travail au quotidien, les ententes entre joueurs, ça se travaille à l’entraînement. Il y a eu un déclic des joueurs parce que sans ça, on n’arrive à rien. Les joueurs ont compris que pour recevoir, il faut donner aux autres. C’est ce qu’on voit aujourd’hui. L’attaquant n’a pas peur de donner à son partenaire car c’est lui qui est le mieux placé. »
Un mot avant Nancy-ASSE : « Match d’après trêve internationale donc forcément compliqué. Il y a des joueurs qui sont rentrés seulement mercredi dans la nuit donc ils n’ont pas pris part à la séance de jeudi. En plus, certains sont allés à l’autre bout du monde donc c’est complexe. On a travaillé avec les forces qui étaient présentes.
La semaine s’est bien passée. Aucun joueur de sélection n’est revenu blessé et ça, c’est important. Tous les joueurs sont disponibles, on a des joueurs qui reviennent petit à petit… ça ne peut qu’être positif pour le sprint final. Alors oui, il va y avoir de la concurrence mais quand elle est saine, je suis convaincu que ça fait monter le niveau de l’équipe et des joueurs.
On s’est préparés de la meilleure des façons. Je sens un état d’esprit positif car on est sur une période positive. Dans ces cas-là, il faut faire attention à ne pas avoir un surplus de confiance et surfer sur la confiance acquise sur les dernières semaines. »
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