As Quinas
·24. April 2026
Betis veut Roberto Martínez : l’après-Mondial questionne la Seleção

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Ce mardi 21 avril 2026, la Rádio Marca a révélé que le Real Betis avait fait de Roberto Martínez sa cible prioritaire pour succéder à Manuel Pellegrini sur le banc de l’équipe andalouse. Le sélectionneur du Portugal, sous contrat avec la Fédération portugaise jusqu’à la Coupe du monde FIFA 2026, se retrouve au cœur d’une équation complexe : conclure une aventure historique avec la Seleção, tout en laissant la porte ouverte à un retour au football de clubs, et ce dans un club espagnol de premier plan.
Martínez, 52 ans, a pris les rênes de la sélection nationale portugaise en janvier 2023, succédant à Fernando Santos après un Mondial 2022 décevant. En 3 ans, il a métamorphosé le collectif : victoire en Ligue des Nations 2025, qualification sécurisée pour le Mondial 2026, et une identité de jeu fondée sur la transition rapide et la verticalité. Sa cote sur le marché des entraîneurs n’a jamais été aussi élevée, et les clubs européens ne s’y trompent pas.
Manuel Pellegrini, 72 ans, arrive au terme de son contrat avec le Real Betis à l’issue de la saison 2025-2026. Le club de Séville, solide dans le milieu de tableau de Liga BBVA, cherche à anticiper sa succession avec un profil capable d’apporter de la continuité dans son projet de développement. Roberto Martínez — ancien sélectionneur de la Belgique qu’il a hissée au 2e rang mondial FIFA entre 2016 et 2022 — correspondrait parfaitement à ce cahier des charges.
Selon Portal Tela, la direction du Betis est convaincue que Martínez peut apporter une nouvelle impulsion sans rompre la dynamique construite sous Pellegrini. Des contacts discrets auraient été établis avec les proches du technicien natif de Balaguer, en Catalogne, afin de sonder sa disponibilité après le Mondial. Une alternative est étudiée en interne : Cesc Fàbregas, actuel entraîneur du Como en Serie A, figure également parmi les noms évoqués, mais l’expérience accumulée par Martínez lui confère un avantage décisif.
La temporalité est le nœud gordien de ce dossier. Le contrat de Roberto Martínez avec la Fédération portugaise de football court jusqu’à l’issue de la Coupe du monde 2026, prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique à l’été 2026. Un départ anticipé est inenvisageable — sauf rupture à l’initiative de la FPF, scénario peu probable dans le contexte actuel. Le Real Betis devra donc patienter jusqu’à la conclusion du tournoi mondial pour officialiser quoi que ce soit.
Cette échéance laisse à Martínez une fenêtre de manœuvre politique délicate. La RTP rappelle que le sélectionneur a récemment dévoilé une liste de convoqués pour des matchs de préparation au Mexique et aux États-Unis, confirmant que sa concentration reste entière sur la Seleção à court terme. Mais dans les coulisses, les discussions avancent.
Du côté portugais, la question de la succession se pose déjà en filigrane. Si Martínez venait à quitter son poste après le Mondial, la FPF devrait rapidement identifier un successeur capable de poursuivre l’œuvre bâtie avec une génération encore talentueuse — Pedro Neto, Rafael Leão, Gonçalo Inácio, João Félix — mais dont la transition vers une nouvelle ère s’annonce inévitable. As Quinas détaille le groupe de Portugal au Mondial 2026, une phase de groupes que les Lusitaniens abordent avec l’ambition d’un outsider sérieux.
Roberto Martínez n’a coaché que des sélections nationales depuis son départ d’Everton en 2016. Diriger à nouveau un club de haut niveau représenterait un saut qualitatif exigeant, avec des défis quotidiens très différents des rassemblements bimensuels : gestion du groupe au quotidien, mercato, organisation interne. Le Real Betis, club à l’identité forte et à la culture footballistique profonde, serait un premier test ambitieux pour ce retour en club.
Les chiffres plaident pour lui : sous sa direction, le Portugal affiche plus de 70 % de victoires toutes compétitions confondues, avec seulement 6 défaites en 3 ans à la tête de la sélection. Walfoot.be avait déjà signalé en février 2026 des intérêts de clubs prestigieux pour s’attacher les services du technicien espagnol, confirmant que le dossier Betis n’est pas une surprise dans les cercles informés du football européen.
La grande question reste entière : Roberto Martínez choisira-t-il un retour au football de clubs dès le lendemain du Mondial, ou tentera-t-il de prolonger son aventure à la tête de la Seleção — si toutefois la FPF lui en offre l’opportunité ?
Sources : Portal Tela, RTP, Walfoot.be









































