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·2. März 2026
Comment Gianni Infantino détient la clé de l’avenir de l’Iran à la Coupe du monde ?

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L’escalade politique soulève de sérieuses interrogations

Comment Gianni Infantino détient la clé de l’avenir de l’Iran en Coupe du monde ?
La participation de l’Iran à la Coupe du monde masculine 2026 est incertaine en raison de la montée des tensions politiques et de préoccupations autour des visas et de la sécurité.
De sérieux doutes ont émergé quant à la participation de l’Iran à la Coupe du monde 2026, dont le coup d’envoi est prévu le 11 juin.
Ces inquiétudes font suite aux récentes frappes militaires des États-Unis et d’Israël sur l’Iran, qui ont intensifié les tensions politiques à seulement trois mois du tournoi.
L’Iran doit disputer ses trois matchs de groupe aux États-Unis entre le 15 et le 26 juin, tandis que le Canada et le Mexique accueilleront également des rencontres.
Suite à cette escalade, Mehdi Taj, président de la Fédération iranienne de football, a reconnu que la situation jetait une ombre sur les plans de l’équipe.
Il a déclaré qu’après les attaques, il devenait difficile d’envisager la Coupe du monde avec optimisme.
L’une des principales problématiques concerne l’entrée sur le territoire américain. Il n’est pas clair si l’Iran choisira de ne pas voyager ou si les autorités américaines pourraient bloquer l’octroi de visas aux joueurs, au staff ou aux officiels.
Ces derniers mois, plusieurs responsables du football iranien se seraient vu refuser des visas pour assister au tirage au sort de la Coupe du monde à Washington D.C., bien que des exceptions limitées aient été accordées aux joueurs et au staff essentiel.
Jusqu’à présent, la FIFA a évité de donner des réponses claires. Le secrétaire général Mattias Grafström a indiqué que l’organisation surveillait l’évolution de la situation mondiale tout en soulignant l’objectif d’organiser un tournoi sûr réunissant toutes les équipes qualifiées.
Les règlements de la FIFA permettent à une équipe de se retirer ou d’être exclue, mais le texte reste flou. Selon l’article 6.7, la FIFA dispose d’une totale discrétion pour décider de l’issue et peut remplacer une équipe par une autre fédération si nécessaire.
Cela confère à Gianni Infantino une grande latitude dans toute décision concernant l’Iran. Une flexibilité similaire avait été observée lorsque la FIFA avait pris des décisions tardives concernant le format de la Coupe du monde des clubs 2025.
Si l’Iran se retire, la Confédération asiatique de football (AFC) devrait proposer un remplaçant. L’Irak apparaît comme la première option, suivi des Émirats arabes unis.
L’Irak et les Émirats arabes unis ont terminé respectivement neuvième et dixième lors des qualifications asiatiques. L’Irak a remporté son barrage contre les Émirats et doit disputer un barrage intercontinental au Mexique le 31 mars contre la Bolivie ou le Suriname.
Un retrait aurait un coût très élevé. L’Iran perdrait au moins 10,5 millions de dollars de paiements de la FIFA. Chaque élimination en phase de groupes rapporte 9 millions de dollars et toutes les équipes qualifiées reçoivent 1,5 million pour la préparation.
La FIFA pourrait également imposer des amendes de 250 000 francs suisses en cas de retrait peu avant le tournoi, montant qui grimpe à 500 000 francs suisses si la décision est prise dans le dernier mois.
L’Iran pourrait aussi être exclu des qualifications pour la Coupe du monde 2030.
Sur le plan sportif, l’Iran est l’une des équipes les plus solides d’Asie. Elle s’est qualifiée pour six des huit dernières Coupes du monde et occupe la 20e place au classement FIFA, n’étant jamais descendue sous la 24e place depuis le tournoi 2022 au Qatar.
L’équipe a validé son ticket en mars en remportant son groupe AFC et a été tirée au sort avec la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande, avec des matchs prévus à Los Angeles et Seattle.









































