Le Journal du Real
·2. August 2026
Endrick sort les griffes : le prodige brésilien répond aux recrues du Real Madrid

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·2. August 2026

Dans un vestiaire aussi concurrentiel que celui du Real Madrid, la loi de la jungle prédomine. Le principe des vases communicants est une réalité implacable : lorsqu'un joueur s'en va, un autre voit son horizon s'éclaircir. C'est exactement ce qu'a dû se dire Endrick jeudi matin en apprenant le départ de Gonzalo García vers d'autres cieux.
Mais l'espoir aura été de très courte durée. Le soir même, la Maison Blanche officialisait le recrutement du robuste attaquant Carlos Espí en provenance de Levante. Conséquence immédiate : le poste d'avant-centre compte toujours trois sérieux prétendants pour cette nouvelle saison, avec le Brésilien, le néo-Madrilène et l'indéboulonnable Kylian Mbappé.
Au sein de l'institution merengue, personne ne possède de garantie absolue, et ce ne sont certainement pas les méthodes de José Mourinho qui inverseront cette tendance. L'arrivée expresse d'Espí a résonné comme un avertissement très clair pour Endrick. Loin de s'apitoyer sur son sort, le prodige auriverde a décidé d'apporter la meilleure des réponses possibles : celle du rectangle vert.
Comme le souligne AS, l'international brésilien a d'abord prouvé sa détermination en coulisses. Le joueur a pris l'initiative forte d'écourter ses vacances post-Mondial de cinq jours pour reprendre le chemin de l'entraînement de manière anticipée, lui qui n'était initialement attendu que lundi prochain en compagnie de son compatriote Vinícius Júnior. Une volonté farouche d'en découdre et de montrer l'exemple à son nouveau coach.
Cette soif de vaincre s'est immédiatement matérialisée lors du premier match amical disputé en Autriche face à la Fiorentina. Après seulement trois maigres séances d'entraînement, Endrick a été propulsé titulaire par le technicien portugais. Il n'a eu besoin que de douze petites minutes pour laisser son empreinte, trompant David de Gea d'une magnifique frappe en pivot du pied gauche. Mais au-delà de ce but, c'est son abattage global qui a impressionné.
Le Brésilien a affiché une générosité défensive de tous les instants, comblant une lacune souvent pointée du doigt au Real Madrid ces dernières années, pour s'imposer comme le premier rideau de pression de son équipe. Une débauche d'énergie qui n'a pas échappé à José Mourinho. L'entraîneur a publiquement salué cet engagement fantastique, soulignant l'immense signification de voir son attaquant et son coéquipier Denzel Dumfries disputer plus de soixante-dix minutes en se battant sur chaque ballon avec si peu de rythme dans les jambes.
Cette résilience admirable s'explique en grande partie par le parcours particulièrement sinueux d'Endrick depuis son arrivée en Europe. Sa toute première saison, sous les ordres de Carlo Ancelotti, avait été placée sous le signe de l'adaptation. Malgré un temps de jeu très limité qui n'avait pas atteint la barre des mille minutes, il avait tout de même trouvé le moyen d'inscrire sept buts.
La suite fut plus complexe. Gêné par une blessure à l'aube de son deuxième exercice, Endrick avait vu Xabi Alonso lui préférer Gonzalo García, auteur d'excellentes prestations au Mondial des Clubs. Pour retrouver du rythme et de la confiance, un prêt à l'Olympique Lyonnais s'était imposé au mois de janvier.
Une pige salvatrice en Ligue 1, couronnée par un superbe bilan de huit buts et huit passes décisives, et des débuts fracassants, avec un triplé mémorable dès sa troisième apparition en Ligue 1 face à Metz. Revigoré, Endrick revient aujourd'hui le couteau entre les dents.
Pleinement conscient que l'arrivée imminente de Yan Diomandé rajoutera une pression supplémentaire sur le front de l'attaque, Endrick ne compte faire aucun cadeau à ses concurrents. Le message envoyé au Real Madrid est limpide : il est prêt au combat.
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