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·12. Mai 2026
Équipe de France : Mbappé s'engage face aux « conséquences » de l'extrême droite au pouvoir

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À l'occasion d'un long entretien accordé à Vanity Fair, Kylian Mbappé a dépassé le cadre du football pour se pencher plus sur des sujets de société.
Quand on est capitaine de l'équipe de France de football mais aussi une des plus grandes stars de la planète, on ne peut pas se contenter uniquement de parler de football. Et cela, Kylian Mbappé l'a bien compris. Depuis des années, la star des Bleus a diminué ses prises de parole, préférant parfois des médias hors-football que des journaux sportifs.
Et aujourd'hui, c'est une fois de plus le cas à l'occasion d'un long portrait publié dans les colonnes de Vanity Fair. Avant de parler société, il évoque tout de même la Coupe du Monde aux États-Unis : "Je n’ai pas les connaissances nécessaires pour savoir ce qu’il faut pour organiser une Coupe du monde. Si vous me demandiez d’organiser une Coupe du monde, vous risqueriez d’avoir des surprises", évoquant le lieu choisi par la FIFA : "Si la FIFA décide qu’elle doit se tenir aux États-Unis, c’est qu’elle estime que tout est gérable et que nous pouvons venir ici".
Mais c'est quasiment la seule chose concernant le football qui ressort de ce portrait. Pour autant, le buteur du Real Madrid ne garde pas sa langue dans sa poche, notamment en évoquant le caractère des Français, des râleurs selon lui : "Avant même d’entrer dans ce débat, je crois que c’est tout simplement culturel. Nous sommes français ! Le Français aime râler. Le Français n’aime pas être content. On est comme ça. Donc, des Français qui jugent des Français, ça donne ça. Je crois qu’un Français n’est jamais aussi content que quand il est mécontent. Parce que c’est vrai, on critique tout. Et je dis “on” parce que moi aussi, je suis comme ça".
Il affirme néanmoins qu'il a confiance en la nouvelle génération : "La nouvelle génération essaie de faire évoluer cette mentalité. Notre objectif, en tant que personnes connues qui représentent la France dans le monde, c’est d’essayer de donner la meilleure image possible de notre pays. Là, on parle d’un aspect plutôt négatif, plutôt sombre, mais je pense que nous sommes un pays fantastique, qui inspire le monde, qui porte des valeurs immenses et rayonne par sa culture. Mais bon, c’est vrai que les Français ont essayé de démolir tous leurs joueurs".
Il termine par évoquer un sujet qui avait agité l'actualité des Bleus à l'Euro, la montée de l'extrême droite au moment des Législatives anticipées : "Ça nous a choqués. Nous sommes des citoyens, et nous ne pouvions pas simplement rester là, nous dire que tout allait bien se passer et aller jouer. Il faut combattre cette idée selon laquelle un footballeur devrait se contenter de jouer et de se taire", tranche-t-il avec fermeté.
Il poursuit en expliquant que même s'il perçoit des sommes astronomiques, il se doit de rester connecté au réel : "On a beau être un joueur de foot, on est avant tout citoyen. Nous ne sommes pas déconnectés du monde. Nous ne sommes pas déconnectés de ce qui se passe dans notre pays. Les gens pensent parfois que, parce qu’on a de l’argent, parce qu’on est célèbre, ce genre de problème ne nous touche pas. Mais moi, ça me touche, je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes. Donc, oui, nous sommes des citoyens. Nous avons voix au chapitre, comme tout le monde".
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