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·6. Juli 2026
EXCLU - Espagne : itinéraire d'un joueur "normal", qui est vraiment Mikel Oyarzabal, le serial buteur de La Roja ?

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Il est l’anti-star par excellence. Brillant lors de cette Coupe du monde 2026 avec l'Espagne, Mikel Oyarzabal était pourtant loin d'imaginer tout le parcours qui l'attendait plusieurs années plus tard, lorsqu'il faisait ses gammes au centre de formation de la Real Sociedad, son club de toujours.
Mikel Oyarzabal n’a jamais eu besoin de faire de bruit pour s’imposer. À 29 ans, le capitaine de la Real Sociedad est devenu l’un des visages les plus fiables de l’Espagne, et son excellent début de Coupe du monde 2026 confirme une évidence : dans une Roja pleine de talents, il reste l’un de ceux qui comprennent le mieux le jeu et les moments. Fort de ses 4 buts déjà dans le tournoi, il incarne plus que jamais le visage d'une sélection ambitieuse, qui mise sur la stabilité.
Son parcours raconte déjà beaucoup de lui. Né à Eibar, formé à la Real Sociedad après avoir commencé le football "vers l’âge de deux ou trois ans", comme il expliquait dans un entretient pour Onze Mondial en 2020, Oyarzabal n’avait pas grandi avec l’idée fixe de devenir professionnel. "Je jouais au foot parce que j’aimais ça et je voulais être avec mes amis", nous expliquait-il. Puis le talent a pris le relais, sans jamais faire disparaître cette simplicité qui le caractérise.
Très tôt propulsé chez les pros, il a toujours refusé de se laisser griser par les étiquettes. "Ce qui m’importait, c’était surtout de continuer à apprendre, à travailler, à faire les choses bien", insistait-il déjà. Une ligne de conduite qui colle parfaitement au joueur qu’il est devenu : un attaquant intelligent, capable de jouer sur un côté, entre les lignes ou dans l’axe, mais surtout de se mettre au service du collectif.
Car Oyarzabal n’est pas seulement un buteur ou un passeur. Il est un joueur de liant, un repère technique et émotionnel. À la Real, il porte une identité. En sélection, il apporte du calme et de la justesse. "Aucun joueur n’est plus important que son équipe", disait-il. Sur cette Coupe du monde, l’Espagnol illustre mieux que personne cette philosophie : discret hors du terrain, décisif dès que le ballon arrive dans ses pieds. Alors, à quelques heures du choc contre le Portugal, où l'Espagnol sera forcément suivi de près par la défense portugaise, le numéro 21 de La Roja s'impose comme le taulier de sa sélection. Et pourtant, c'était loin d'être gagné d'avance, pour la plus "normale" des stars du ballon rond.
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