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·14. Juli 2026
France-Espagne : Tchouameni, pressing, Cherki... les 4 erreurs de Didier Deschamps face à la Roja

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Éliminée par une Espagne supérieure (2-0), l'équipe de France a sans doute laissé passer sa chance avant même le coup d'envoi. Choix tactiques, composition de départ et gestion des remplacements : quatre décisions interrogent après la dernière demi-finale de Didier Deschamps.
La dernière de Didier Deschamps sur le banc de l'équipe de France aura donc lieu samedi, à Miami, avec un match pour la troisième place de cette Coupe du monde, et non lors de la finale tant attendue à New York, dimanche. Battus par une équipe d'Espagne (2-0) qui a maîtrisé les débats de bout en bout, les Bleus ont failli dans de nombreux domaines. Manque de fraîcheur, titularisation d'un Aurélien Tchouaméni loin d'être à 100 %, plan de jeu mal exécuté : plusieurs choix interrogent après cette élimination.
Parmi les deux milieux de terrain français, un seul a véritablement surnagé. Durant la première période, Adrien Rabiot a été le Bleu le plus en vue, récupérant huit ballons et mettant beaucoup d'agressivité dans chacun de ses duels. Une intensité qui lui a toutefois valu un carton jaune et une sortie à la mi-temps. Malgré son activité, lui et Aurélien Tchouaméni ont régulièrement été mis en difficulté par le surnombre espagnol. Rodri a orienté le jeu à sa guise, sans jamais être réellement gêné par Michael Olise. Les décrochages d'Oyarzabal ont été un poison permanent, tandis que Fabian Ruiz a bénéficié de beaucoup trop de temps pour organiser le jeu.
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« On était en infériorité au milieu. Fabian et Rodri avaient beaucoup de temps pour jouer quand on sortait sur les centraux », reconnaissait Kylian Mbappé. Facile à dire après coup, mais fallait-il densifier l'entrejeu avec un troisième milieu ? Warren Zaïre-Emery ou N'Golo Kanté n'auraient-ils pas pu apporter davantage de couvertures, de prises à deux et de contrôle sur les courses de Baena ?
« On ne peut pas dire qu'il soit à 100 %. » En écoutant Didier Deschamps en conférence de presse lundi soir, la présence d'Aurélien Tchouaméni dans le onze de départ pouvait déjà surprendre. Certes, le Madrilène est l'un des cadres du sélectionneur, mais au regard des prestations solides de Manu Koné depuis le début de la compétition et de l'intensité imposée par l'Espagne, son choix interroge. Le milieu du Real Madrid n'a récupéré que trois ballons, soit près de trois fois moins qu'Adrien Rabiot, pourtant sorti dès la pause. Face au meilleur collectif du monde, la forme du moment n'aurait-elle pas dû primer sur le statut ?
Très convaincant durant la phase de groupes, Michael Olise a progressivement perdu de son influence au fil du tournoi. Face à Rodri, il est apparu émoussé physiquement, parfois simple spectateur, balloté par la circulation de balle espagnole. Ses choix ont manqué de justesse autant que de simplicité. Au total, le joueur du Bayern Munich a perdu vingt ballons avant d'être remplacé à la 72e minute. Rayan Cherki, lui, a immédiatement apporté de la vitesse et de la créativité. Le Mancunien a créé plusieurs décalages et trouvé Dembélé à deux reprises dans les derniers instants. L'an passé, lors de la demi-finale de Ligue des nations perdue contre l'Espagne (5-4), son entrée dès la 63e minute avait presque inversé le scénario. Cette fois, son apparition est peut-être arrivée trop tard.
L'ambition des Bleus mérite d'être saluée. Aller chercher haut une équipe aussi à l'aise avec le ballon que l'Espagne était une idée courageuse. Encore fallait-il être capable d'exécuter ce pressing avec cohérence. Or, les Français n'ont jamais réussi à coordonner leurs sorties, laissant d'immenses espaces à Rodri et Fabian Ruiz pour dicter le rythme. Dans ces conditions, fallait-il accepter de subir davantage en évoluant dans un bloc plus bas ? C'est d'ailleurs sur une transition rapide que les Bleus se sont procuré leur meilleure situation en première période. À force d'hésiter entre pressing haut et repli, ils n'ont finalement maîtrisé aucun des deux registres. « Il y a eu un manque de communication sur le pressing. Il faut les jouer un contre un, c'est une équipe qui n'aime pas courir sans ballon. On est tombés dans leur piège. Quand on récupérait haut, techniquement, les premières passes, les premières touches… ce n'était pas digne d'une demi-finale de Coupe du monde. Quand vous rassemblez tout cela, ça donne une défaite », analysait Kylian Mbappé au micro de M6. Un constat lucide, mais qui arrive après une élimination aux nombreux regrets.
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