France-Irak : « C’était à moi d’apprendre d’eux », les magnifiques révélations du sélectionneur irakien | OneFootball

France-Irak : « C’était à moi d’apprendre d’eux », les magnifiques révélations du sélectionneur irakien | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: OnzeMondial

OnzeMondial

·21. Juni 2026

France-Irak : « C’était à moi d’apprendre d’eux », les magnifiques révélations du sélectionneur irakien

Artikelbild:France-Irak : « C’était à moi d’apprendre d’eux », les magnifiques révélations du sélectionneur irakien

Avant d'affronter les Bleus ce 22 juin à Philadelphie, Graham Arnold lève le voile sur une aventure humaine hors du commun. L'Australien qui a qualifié l'Irak pour sa première Coupe du monde depuis 1986 raconte comment il a tout quitté pour s'immerger dans la culture irakienne.

Graham Arnold a choisi de vivre huit mois consécutifs à Bagdad pour s'imprégner de la culture et de la population irakiennes, là où son contrat lui aurait simplement permis de faire des allers-retours. Une décision forte pour le sélectionneur irakien, qui dit tout sur l'état d'esprit du technicien australien de 62 ans. « J'ai passé environ 8 mois à Bagdad pour apprendre », confie-t-il. Les entraînements adaptés aux horaires des prières, les séances repoussées au-delà de 11h du matin pour coller aux habitudes de vie des joueurs… Arnold a tout ajusté. « C'était à moi d'apprendre d'eux », résume-t-il sobrement. Il explique d'ailleurs : « Je ne peux pas transformer des joueurs irakiens en Australiens et m'attendre à ce qu'ils pensent comme des Australiens. »


OneFootball Videos


Une nation marquée par la guerre, portée par le foot

Ce qui a le plus frappé Arnold, c'est la résilience d'un groupe qui évolue dans un contexte géopolitique que peu d'entraîneurs occidentaux ont connu de près. « Depuis que j'ai pris ce poste, il y a eu deux conflits dans la région. Quand je demande aux joueurs s'ils ont peur de la guerre ou de la situation au Moyen-Orient, ils sont presque surpris. Ils vivent avec ça depuis des années. » Dans ce pays, le football est bien plus qu'un sport : « C'est le sport n°1, très loin devant les autres. Les fans sont littéralement obsédés. Les joueurs ne peuvent quasiment pas avoir de vie sociale, ils sont reconnus partout. » Arnold confirme : « 45 à 46 millions de personnes sont folles de ce sport. Quand on discute avec les Irakiens, on comprend que la Coupe du monde est un rêve qu'ils ont caressé toute leur vie. »

Un pari audacieux, une femme sans peur

Lorsque Arnold a annoncé à sa famille son intention d'entraîner l'Irak, la première réaction n'a pas été l'enthousiasme : environ 50 à 75 % de ses proches s'y sont opposés. Pas sa femme. « Beaucoup de gens en Australie auraient peur de voir un membre de leur famille partir en Irak. Pas ma femme. Elle me connaît, elle sait que j'aime ces défis. » Un défi qu'il avait en partie anticipé : « Avec l'Australie, j'avais affronté l'Irak et j'avais vu qu'il y avait assez de qualité pour aller en Coupe du monde. » Il a accompli un exploit inédit depuis 1986, qualifier l'Irak pour la Coupe du monde.

À lire aussi :

  • Equipe de France : l’étonnante malédiction qui plane au-dessus des Bleus pendant la Coupe du monde
  • Equipe de France : les Bleus connaissent déjà leur adversaire en 16e de finale

Ce dimanche, les Lions de Mésopotamie entrent en lice contre la France. La suite d'une belle histoire.

Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.

Impressum des Publishers ansehen