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·5. März 2026
Interview exclusive – Patrice Neveu : le projet du Togo peut attirer plusieurs binationaux"

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·5. März 2026

Exclusif
Patrice Neveu veut attirer des binationaux avec le Togo

Patrice Neveu/@kpakpatomedias
L’entraineur français Patrice Neveu vient d’être nommé nouveau sélectionneur des Eperviers du Togo.
A 71 ans, l’ancien milieu de terrain de l’AS Angoulême prendra en main une 6e sélection africaine après ses précédents passages avec le Niger (1999), la Guinée (2004-2006), la RD Congo (2008-2010), la Mauritanie (2012-2014) et le Gabon (2019-2023).
Le technicien français a également entrainé en Afrique du Nord (Maroc, en Tunisie et en Égypte), notamment avec l’Association de Salé et l’Olympique de Médenine, ainsi qu’avec l’Ismaily et Smouha.
Il a également dirigé la sélection haïtienne, contribuant à sa qualification, pour la première fois de son histoire, à la Copa América lors de l’édition centenaire qui a lieu en 2016.
Par ailleurs, il a coaché des clubs français au début de sa carrière, ainsi que le clubs chinois Dalian Shide et Shanghai Liancheng en 2002.
Contacté par "Foot Africa", Patrice Neveu a eu l'amabilité de répondre aux questions de l'équipe de rédacteurs.
Qu’est-ce qui vous a convaincu d’accepter le défi togolais ?
Le projet m’a tout de suite intéressé. L’idée est de travailler sur le long terme pour reconstruire et réformer la sélection. Le Togo a une histoire dans le football africain, notamment avec sa participation à la Coupe du monde 2006. Mon rôle, en tant que technicien expérimenté, est d’apporter les éléments nécessaires pour relancer cette équipe et lui redonner de l’ambition.
Quels sont vos objectifs à court et moyen terme avec les Éperviers ?
Aujourd’hui, le Togo est 124e au classement mondial. Il faut donc d’abord obtenir des résultats à court terme tout en construisant quelque chose de solide pour l’avenir. L’objectif est de mettre en place une organisation claire et durable. On peut s’inspirer d’exemples comme la Mauritanie (sélection qu’il a entrainé de 2012 à 2014) , qui a réussi à bâtir progressivement une équipe compétitive grâce à des bases solides et à la formation des jeunes. L’équipe nationale doit être une vitrine capable de convaincre et de rassembler.
La qualification à la CAN 2027 est-elle votre priorité absolue ?
C’est évidemment une priorité, comme pour beaucoup de nations africaines. Les qualifications sont très disputées d’autant plus que trois sélections ont déjà qualifiées d’office pour le tournoi (Ouganda, Kenya et Tanzanie), avec une première place qui qualifie directement et des barrages pour les deuxièmes. Nous allons tout faire pour être compétitifs et jouer nos chances jusqu’au bout.
Comptez-vous rajeunir l’effectif ou vous appuyer sur les cadres actuels ?
Je viens d’arriver et nous n’avons disputé aucun match amical. Je ne suis donc pas encore totalement fixé. L’essentiel reste la performance. Les joueurs qui seront les plus performants auront leur place, qu’ils soient jeunes ou plus expérimentés.
Quel style de jeu souhaitez-vous instaurer avec le Togo ?
Le style dépendra avant tout du profil des joueurs à notre disposition. Mais il y a des valeurs indispensables : la discipline collective, l’organisation et un fort esprit collectif. Ce sont ces bases qui permettent de construire une équipe compétitive.
Avez-vous déjà identifié des binationaux susceptibles de renforcer la sélection ?
Oui, il y a des joueurs qui peuvent rejoindre le projet. Mais l’important est d’abord de leur présenter une orientation claire et un fonctionnement solide. Les joueurs ont un rythme très intense avec leurs clubs, ils jouent parfois tous les trois jours. Il faut donc leur montrer que la sélection est un projet sérieux et structuré.
Pouvez-vous citer des noms ?
Il y a Lilian Brassier, le défenseur du Stade Rennais ou encore Marvin Senaya, le latéral droit de l’AJ Auxerre.
En quoi votre expérience passée sur le continent est-elle un atout pour réussir au Togo ?
Mon expérience en Afrique est importante. J’ai travaillé avec plusieurs sélections sur le continent et cela m’a permis de bien comprendre les réalités du football africain. Cette connaissance peut être un atout pour aider le Togo à progresser et atteindre ses objectifs.









































