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·3. Juni 2026
Kilmer avait dans un premier temps refusé de racheter l'ASSE

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·3. Juni 2026

À l'été 2024, l'AS Saint-Étienne qui venait de remonter en Ligue 1 était rachetée par Larry Tanenbaum via Kilmer Sports Ventures dirigé par Ivan Gazidis. Néanmoins, selon Bernard Caïazzo qui s'est longuement confié dans le podcast Dessous de Verts, KSV a dans un premier temps refusé de reprendre l'ASSE.
Bernard Caïazzo réclame dans un premier temps de la patience concernant Kilmer au micro de Franck Talluto du podcast Dessous de Verts : "Vous arrivez dans un nouveau pays, vous n’en connaissez pas le football. Vous pouviez connaître le football italien, le football anglais, le plus haut niveau, il y a une adaptation. Je pense que la première année en Ligue 1, ils ont imaginé peut-être que c’était plus facile. Certaines blessures arrivent au mauvais moment comme celle de Stassin sur les trois derniers matchs. Le fait d’avoir gagné le derby a complètement aveuglé. Comme souvent d’ailleurs, je me rappelle d’une année où on le gagne et derrière on enchaîne huit matchs sans victoire. Il y a eu un certain nombre d’erreurs qui ont été faites. Au fil du temps, on a des gens qui apprennent de plus en plus, ce sont eux qui ont la direction du club, il faut leur faire confiance. De toute façon, ne pensez pas une seule seconde que Larry Tanenbaum est quelqu’un qui investit dans un club pendant cinq ans sans avoir de résultat et ne rien changer. La preuve, le changement de coach, ils sont capables de prendre des décisions."
Bernard Caïazzo évoque l'arrivée de Kilmer et confie que dans un premier temps, Larry Tanenbaum et Ivan Gazidis avaient refermé le dossier stéphanois : "Je les ai convaincus de venir. À un moment donné, il y avait eu un refus et il a fallu réouvrir le dossier. Il a fallu faire un très gros travail. Je l’explique dans mon livre, on commence à travailler en octobre et la date prévue c’était le 19 décembre. L’accord ne se fait pas pour différentes raisons. Je retourne ensuite en Floride, j’arrive à convaincre Larry, je m’entretiens avec Ivan, je fais tout un travail sur place, à New-York aussi pour faire monter le dossier et faire en sorte qu’en mai, l’année de la montée, on signe à quelques heures près avant la date finale, la deadline. Heureusement que ça s’est fait parce que je ne sais pas ce qu’on aurait fait, aussi bien en Ligue 1 qu’en Ligue 2, Roland et moi, en termes de moyens financiers. Le club avait de très gros risques de banqueroute.
Larry était dans la discussion pour le rachat de Chelsea. Ça ne s’est pas fait au dernier moment. Le conseil que leur a donné Arsène Wenger c’est que plutôt que d’aller chercher un club anglais comme Chelsea et mettre deux ou trois milliards, allez plutôt chercher un club où vous faites une histoire, où vous montez petit à petit au plus haut niveau, et il leur a conseillé Saint-Étienne. Ils ont étudié Saint-Étienne en regardant ce qu’il se passait, on a eu une prise de contact particulièrement positive. Je m’entendais avec Larry comme si c’était mon grand frère, de façon merveilleuse. C’est vraiment quelqu’un de formidable, au niveau du cœur. (…) Il pèse aujourd’hui quatre ou cinq milliards, il est aussi musclé pour se battre contre Monaco, contre l’OM, Rennes, le Paris FC… La chance de l’ASSE c’est d’avoir un actionnaire qui peut aller au combat contre ces clubs de Champions League. C’est juste une question de temps."







































