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·6. Juni 2026

Kings League, ASSE, rencontre avec Carl Medjani

Artikelbild:Kings League, ASSE, rencontre avec Carl Medjani

Formé à l’ASSE, Carl Medjani a participé à la deuxième édition de la Kings League France. L’ancien défenseur professionnel est revenu sur cette aventure à notre micro. Il en a également profité pour évoquer la situation actuelle des Verts.

Pourquoi avoir accepté ce défi et quelles choses t'ont attiré dans la Kings League ?Carl Medjani : "Je n’étais pas prévu dans ce split de la Kings League France, parce que j’ai intégré l’équipe de Michou, il y a trois semaines, lors de la quatrième journée et ils avaient déjà faits trois matchs, je vais donc jouer ce week-end mon quatrième match avec eux (ndlr, l’ITW a été réalisé avant l’élimination de Génération Seven). Ils avaient des petits soucis dans leur effectif au niveau de la défense. Ils souhaitaient aussi un petit peu vieillir l’effectif et amener de l’expérience à l’équipe actuelle. J’ai eu Michou et son entourage au téléphone, qui m’ont parlé d’un projet, de valeurs, ils m’ont expliqué ce qu’ils mettaient en place. Ça m’a plu, connaissant le format où j’avais pris beaucoup de plaisir au Brésil, je leur ai dit pourquoi pas et ça s’est fait rapidement. En 48 heures, le deal était conclu, l’idée de rejoindre la Kings League était dans un premier temps de prendre du plaisir, forcément de recroiser des têtes connues, passées par la Ligue 1 ou des championnats étrangers. La Kings League aujourd’hui en France est composée de pas mal de joueurs contres lesquels j’ai déjà joué quand j’étais professionnel. Le but était aussi de transmettre mon vécu, mon expérience, ma carrière auprès d’un groupe jeune, qui est à l’écoute et avec qui je prends beaucoup de plaisir du vendredi au dimanche, parce que je monte tous les vendredis pour les entraînements jusqu’au dimanche pour le match."Tu joues pour Generation Seven, comment se passe la collaboration avec Michou, Camavinga et tes coéquipiers, notamment l'ancien Vert Mehdi Tenniche ?Carl Medjani : "Ça se passe très bien, forcément je suis arrivé un petit peu sur la pointe des pieds car je ne voulais pas arriver comme le vieux briscard et donner des leçons à tout le monde. Je sais qu’on respecte l’homme que je suis, la carrière que j’ai eue, ils sont à l’écoute, notamment à travers le petit Mehdi qui a été formé à l’ASSE. Pour moi c’est vraiment un plaisir de pouvoir transmettre quelques conseils que ce soit sur le plan tactique, psychologique, parce que ça reste un effectif jeune. Il y a beaucoup de pression en Kings League, c’est certes un divertissement, mais il y a quand même pas mal de pression qui entoure les matchs et ça s'est très bien passé. J’ai été bien accueilli par Michou, par ses équipes et par les joueurs, donc forcément ça facilite le contact et l’aventure."Comment se passe l’aventure au niveau sportif ?Carl Medjani : "Pour l’instant, c’est un peu dur, on est derniers au classement. C’est un groupe de huit, il faut se qualifier dans les 7 premiers, pour pouvoir passer en play-off et disputer les quarts de finale. On a un match crucial dimanche contre Kaarasu, qui est premier au classement. Ça va être une forte mission mais sur un match tout est possible. Si on l’emporte, on aura la chance de voir les quarts mais si on perd, l’aventure s’arrêtera là pour la Génération Seven sur cette édition. (Ndlr, Medjani et les siens se sont imposés lors de cette rencontre, mais ont quand même fini dernier de la compétition et ont donc été éliminés.)"Cette compétition change du football. Quelles sont les grosses différences entre la KL et le football à 11 ?Carl Medjani : "Il y a peu d’espaces déjà, on joue sur un petit terrain, c’est un petit format, ce sont des passes rapides, des transitions. On commence sur des escaliers, un contre un, deux contre deux, trois contre trois, pour aller jusqu’à un sept contre sept, avec les gardiens. Il y a des règles différentes, des cartes joker. Ça n’a rien à voir avec le football à 11, par contre ça demande des spécificités sur certains postes, certains moments du match. Il faut toujours s’adapter et composer son équipe par rapport aux exigences de ce format là. Ça permet de réfléchir, de tenter des choses et surtout ça donne l’opportunité à des joueurs de se rapprocher du haut-niveau, le temps d’une compétition, avec tout ce système autour du match, qui se rapproche de ce qu’il y en Ligue 1. Les caméras, les interviews, les réseaux sociaux, les supporters, c’est super intéressant.


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Après ça reste du football, mis à part l’arène où il y a moins de supporters, une fois qu’on est sur le terrain qu’il y ait 90 000 ou 500 personnes, ça ne change pas grand chose, on a les mêmes engagements, on essaye de faire la meilleure prestation possible. Ce qui me plaît c’est l’ambiance, le fait que la pelouse soit noir, que ce soit tamisé, qu’il y ait de gros systèmes d’éclairage, qu’on entende les commentateurs en direct quand on joue. Le penalty du président aussi qui peut venir casser des actions, les cartes joker, les stratégies qu’il faut mettre en place. Il y a beaucoup de paramètres à prendre en compte et quand on s’y prend c’est attrayant et ça me fait plaisir d’y participer."Il y a de nombreux anciens pros dans la compétition, Valère Germain, Ali Ahamada, Denis-Will Poha et de nombreux joueurs évoluant dans les championnats nationaux, comment évalues-tu le niveau de la KL par rapport à ce que tu as connu dans ta carrière ?Carl Medjani : "On ne peut pas évaluer par rapport au football à 11, ça n’a rien à voir, ce n’est pas le même football. Ça se rapproche plus du futsal. Il y a de très bons joueurs, les anciens pros sont encore bien affûtés, Giannelli Imbula, Jonathan Kodjia, Moussa Sao, Jimmy Briand, Benoit Costil, Parfait Mandanda, ou James Léa Siliki, Bakary Sako, il y en a beaucoup qui nous rejoignent. Il y a de beaux noms du football français, qui ont rejoint la Kings League, il y a de bons joueurs qui jouent en National jusqu’à même aux équipes de D1 futsal. On prend plaisir à se rencontrer tous les week-end et surtout vu qu’on se retrouve tous les dimanches depuis maintenant deux mois, ça permet de repartager des moments ensemble, découvrir aussi de nouveaux joueurs. Il y a vraiment une bonne ambiance au sein de cette Kings League."Est-ce que tu vois des anciens de l'ASSE ou joueurs actuels qui auraient le profil parfait pour briller en Kings League ?Carl Medjani : "J’ai deux trois noms en tête bien-sûr, qui pourrait vraiment aider certaines équipes. Je crois que l’année dernière il y avait Yohan Mollo qui était venu faire quelques apparitions (ndlr avec l’équipe Kaarasu) et qui avait été très bon. Aujourd’hui il a arrêté sa carrière et il faudrait qu’il se remette en jambes, mais un mec comme Bafé' Gomis en point de fixation en forme, ça ferait énormément de différences dans ce format-là. Donc oui il y a pas mal de joueurs, le mec qui est en bonne condition physique et qui a encore l’envie de jouer au foot il a moyen de prendre du plaisir en nous rejoignant."Suis-tu encore les résultats de l’ASSE ? Quelle est ta relation avec le club ?Carl Medjani : "Je suis les résultats tous les week-ends, je fais aussi partie de l’association Coeur-Vert, l’association des anciens joueurs de l’ASSE. On joue plusieurs fois dans l’année pour défendre une cause, une action, venir en soutien à des familles dans le besoin, au niveau de certaines maladies qui peuvent les toucher. Je suis toujours proche des Verts. Malheureusement ils ont loupé le coche le week-end dernier (ndlr la défaite face à Troyes (0-3), le 25 avril dernier, l’interview ayant été réalisée avant la qualification de l’ASSE en barrages), ça les a mis dans une situation pas impossible mais très compliquée. On espère qu’ils arriveront à valider leur ticket pour monter en Ligue 1 et qu’on puisse retourner au stade l’année prochaine en affrontant, l’OL, l’OM ou encore le PSG."

L’ASSE a été rachetée en 2024, en tant que joueur formé dans le Forez, que penses-tu de ce changement de propriétaire ?Carl Medjani : "C’est dans l’ère du temps aujourd’hui, on voit de plus en plus de clubs qui passent sous pavillon étranger. Je pense que le modèle économique français va tendre vers cette tendance. Il faut s’adapter, à eux de mettre les bonnes personnes au bon endroit, les moyens qu’il faut pour se permettre d’avoir une équipe compétitive, un staff compétitif aussi. Il faut des personnes qui connaissent les rouages de la Ligue 1, car c’est bien beau de ramener des étrangers, mais s’ils ne connaissent rien à ce championnat, c’est toujours plus compliqué. Je pense qu’il y a quelques exemples récents qui en attestent. Que ce soit sous pavillon français ou étranger si l’ASSE rayonne, peu importe qui est à la tête, on sera les premiers supporters heureux."

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