Olympique-et-Lyonnais
·27. März 2026
La nervosité de Tagliafico "devient une défaillance pour l'OL"

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·27. März 2026

Difficilement pardonnable. Depuis quelques jours, les commentaires autour de ses prestations sont bien loin du positif qu'il peut recevoir depuis son arrivée à l'OL à l'été 2022. Depuis trois ans et demis, Nicolas Tagliafico a pourtant mis tout le monde d'accord. Sa grinta, son sens du devoir et sa mentalité en ont fait l'un des leaders du vestiaire lyonnais. Il n'est certes pas le plus bavard dans l'intimité, mais Pierre Sage puis Paulo Fonseca ont choisi d'en faire l'un de leurs vice-capitaines depuis plusieurs mois. Or, cette responsabilité lui ordonne d'être un exemple, et ce n'est clairement pas le cas depuis quelque temps. Forcément, les deux cartons rouges reçus contre le Celta de Vigo puis Monaco, à trois jours d'intervalle ont fait fuser les critiques.
Si se faire exclure peut arriver, c'est bien la manière qui interpelle. En Ligue Europa, il aurait pu voir rouge dès la 1re minute pour avoir écraser involontairement la cheville d'un Galicien dans la surface. C'est finalement un geste d'humeur envers l'arbitre en toute fin de match qui l'aura renvoyé aux vestiaires quelques minutes avant le reste des acteurs pour un deuxième jaune, récompensant l'ensemble de son oeuvre sur le match. On aurait pu croire que cela lui aurait servi de leçon. Mais, à l'image de ses sorties depuis plusieurs matchs, Tagliafico a remis ça contre Monaco.
Exclu pour une intervention par derrière sur Camara (89e), l'Argentin avait usé d'interventions fourbes tout au long du match, comme ce coup de tête sur Akliouche, qui n'avait pas donné lieu à l'intervention de la VAR. Des coups en douce qui ont déclenché la colère de Sébastien Pocognoli, le coach monégasque, "je n'aime pas ça, cela me fait sortir de moi", mais aussi celle de nos consultants sur le plateau de "Tant qu'il y aura des Gones". "On dit souvent qu'il vaut mieux l'avoir avec toi que contre toi, mais aujourd'hui, Nicolas Tagliaifico devient une défaillance pour l'OL" pour Nicolas Puydebois. Enzo Reale estime de son côté que "ce n’est plus acceptable. Il va pénaliser l’équipe pour les matchs suivants."
L'ancien milieu lyonnais avait vu juste lundi puisque le latéral argentin manquera les trois prochains matchs de l'OL. Il ne sera ainsi de retour que le 25 avril prochain pour la venue d'Auxerre, laissant Abner comme seule solution à gauche. Toutefois, le comportement de Nicolas Tagliafico traduit aussi la nervosité qu'il a pu régner dans les rangs lyonnais dans cette mauvaise passe qu'a pu représenter le mois de mars. L'enchaînement de huit matchs sans victoire, l'accumulation des blessures mais aussi les erreurs d'arbitrage ont pu "créer un sentiment de frustration". Une frustration qui se retrouve sur le terrain avec de nombreuses contestations lyonnaises, mais aussi sur le banc.
Dimanche dernier, Jorge Maciel a été exclu, tandis que Nelson Duarte s'est livré à une passe d'arme verbale avec le banc monégasque. De son côté, Paulo Fonseca retrouve un peu la crispation qui l'avait caractérisé à son arrivée, mais aussi au moment compliqué après Manchester United. Comme si le scénario se répétait une nouvelle fois à l'OL... "On sent le staff frustré. Ils étaient sur un nuage pendant les treize victoires. Là, on sent qu'ils cherchent la solution pour mettre un terme à cette spirale et ça créé de la frustration et donc une colère plus rapide, souligne Nicolas Puydebois. Ça n'apporte pas la sérénité nécessaire à l'équipe." La trêve internationale et une coupure de quelques jours doivent ainsi permettre à tout le monde de retrouver le calme de début 2026. L'OL en aura besoin de son sprint final.









































