Le Journal du Real
·23. Februar 2026
Le Real Madrid Baloncesto passe à côté de sa finale et s'incline en Coupe du Roi

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·23. Februar 2026

Le Real Madrid avait pourtant des raisons d’y croire. Porté par sa remontée contre Valence en demi-finale et solide leader en Liga Endesa, le groupe de Sergio Scariolo arrivait avec de la confiance. Mais très vite, le match a échappé aux Madrilènes. Baskonia a imposé un rythme agressif, notamment en attaque. Baskonia a décidé d’attaquer constamment le un contre un. Une stratégie qui a rapidement mis en difficulté la défense madrilène, incapable de contenir les pénétrations et de protéger la raquette. Le match s’est alors ouvert, trop pour des Merengues qui n'ont jamais réussi à reprendre le contrôle.
En conférence de presse, Sergio Scariolo a reconnu les limites affichées par son équipe : « Nous avons eu des difficultés à protéger la peinture, nous avons trop concédé près du cercle ». Sur le terrain, cela s’est traduit par une défense en retard, des aides mal ajustées et une incapacité à stopper les duels adverses. La surprise de Baskonia, Omoruyi, auteur de plusieurs tirs longue distance décisifs, illustre ce manque de maîtrise. Une défense friable et une lecture du jeu insuffisante ont pesé lourd dans l’issue de la rencontre, comme analysé par AS.
Au-delà de la défense, plusieurs cadres n’ont pas répondu présents. Mario Hezonja, héros de la demi-finale, n’a pas su reproduire son impact dans les moments clés malgré ses 15 points. Edy Tavares, habituellement dominant, est resté discret sans peser dans la raquette face à une équipe pourtant diminuée dans ce secteur. Même constat pour Tyreke Lyles, très discret, qui n’a jamais réussi à entrer dans son match.
D’autres éléments ont également pesé. Usman Garuba, précieux ces dernières semaines, a été limité par les fautes et a perdu en lucidité dans le dernier quart-temps, offrant des opportunités cruciales à Baskonia. À l’inverse, Alex Len, peu utilisé cette saison au Real Madrid, a montré des choses intéressantes en sortie de banc, mais sans véritable continuité. Des choix de rotation et un manque de constance globale qui ont empêché la Casa Blanca de trouver un équilibre.
Enfin, un problème persistant refait surface : l’incapacité à gérer les temps forts. À chaque tentative de creuser l’écart, Baskonia est revenu immédiatement. Comme si le Real Madrid ne parvenait jamais à tuer le match. Une fragilité déjà observée cette saison, et qui, dans une finale, ne pardonne pas. Le Real Madrid laisse filer une nouvelle opportunité de titre. Ce match a au moins le mérite de mettre en avant les limites récurrentes de cet effectif. Ces points faibles seront à corriger rapidement pour éviter que la saison ne bascule définitivement.
Bruno DE OLIVEIRA









































