Le Journal du Real
·10. April 2026
Le Real Madrid d'Arbeloa peut-il encore aspirer à la Liga ?

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·10. April 2026

Après trente journées de Liga, le FC Barcelone trône en tête avec 76 points, le Real Madrid pointant à la deuxième place avec 69 unités. Un écart de sept points, avec huit journées restantes. En théorie, rien n'est mathématiquement impossible. En pratique, le contexte sportif et humain des Merengues rend le scénario d'une remontée particulièrement difficile à envisager.
Le calendrier de la Casa Blanca n'arrange rien. Ce vendredi soir, le Real reçoit Girona au Bernabéu, puis enchaîne avec la réception d'Alavés, des déplacements face au Real Betis et l'Espanyol, avant l'échéance ultime : le déplacement à Barcelone le 10 mai dans ce qui pourrait n'être qu'un Clásico sans véritable enjeu pour le titre.
Le week-end dernier a marqué un tournant symbolique. Alors que le Real Madrid croyait arracher un point grâce à l'égalisation tardive de Militao à la 88ᵉ minute, Muriqi a immédiatement répondu dans le temps additionnel pour offrir la victoire aux siens à Majorque (2-1). Un scénario cruel, emblématique d'une saison qui semble vouloir résister aux Madrilènes jusqu'au bout.
Pourtant, les premières minutes du match s'étaient déroulées sous la domination du Real, avec Mbappé se retrouvant à deux reprises face à Leo Román, le gardien de Majorque s'illustrant par deux grandes interventions décisives. L'équipe avait les occasions, mais pas la réussite. Et quand la réussite tarde, la confiance, elle, s'effrite.
Selon AS, les espoirs de titre du Real se sont envolés après cette défaite à Majorque, d'autant que le FC Barcelone en a profité pour s'imposer contre l'Atlético de Madrid (2-1) et consolider encore sa première place.
Les chiffres racontent une histoire difficile à contester. Sur les dix dernières journées, Madrid enchaîne des résultats en montagnes russes : des victoires convaincantes face à la Real Sociedad (4-1) ou l'Atlético (3-2), mais des défaites incompréhensibles à domicile contre Getafe (0-1) ou à l'extérieur face à Osasuna (2-1) et Mallorca (2-1).
Trois défaites sur dix journées, dont deux dans des matchs abordables sur le papier, c'est le bilan d'une équipe qui manque de régularité, la vertu cardinale d'un candidat au titre. Au classement des buteurs, Kylian Mbappé reste la principale menace offensive des Merengues avec 23 buts cette saison, mais le Français traverse lui aussi une période de doutes, bousculé par les critiques et les choix de son entraîneur.
Au sein du club, la conviction grandit que le maintien d'Arbeloa à son poste dépendra des résultats de fin de saison. Ne pas remporter la Liga ou la Ligue des Champions signifierait, selon des sources proches de la direction, la fin de son aventure avec l'équipe première.
La situation de Jude Bellingham ajoute une couche de tension supplémentaire. Revenu de blessure aux ischio-jambiers, l'international anglais n'a obtenu qu'une trentaine de minutes lors du déplacement à Mallorca. Sa frustration vis-à-vis de son manque de temps de jeu a commencé à transparaître.
En conférence de presse, Álvaro Arbeloa a voulu élargir le débat au-delà du seul cas Mbappé : "Ce n'est pas seulement Mbappé", a-t-il insisté, réclamant une exigence constante de l'ensemble de l'effectif, car porter le maillot du Real Madrid implique selon lui un niveau d'engagement quotidien indépendant du contexte. Un discours de chef, mais qui doit maintenant se traduire sur le terrain.
Ce soir face à Girona, le Real Madrid n'a pas le droit à l'erreur. Non pas parce que la Liga est encore mathématiquement jouable, elle l'est, mais parce qu'une nouvelle contre-performance achèvera d'éteindre la flamme dans un vestiaire qui a besoin de retrouver confiance avant tout.
Dans les couloirs du club, selon El Chiringuito, une phrase tourne en boucle : "dans le vestiaire, on ne parle que de remontada." Reste à savoir si cette conviction sera suffisante pour renverser l'ordre établi, ou si Barcelone, solide et régulier, profitera de son sacre avant même que Madrid n'ait pu y croire vraiment.


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