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·2. April 2026
L’Italie n’en peut plus !

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Quand est-ce que les malheurs de l’Italie s’arrêteront ? Pour la troisième fois d’affilée, l’Italie ne participera pas à une Coupe du Monde ; un traumatisme pour un pays de foot. Les hommes de Gennaro Gattuso se sont inclinés, mardi soir, sur la pelouse de Zenica, contre la Bosnie-Herzégovine (1-1, 1-4 aux t.a.b). Esposito et Cristante ont raté leurs pénaltys, là où les tireurs bosniens n’en ont raté aucun.
Pourtant, 48 nations seront conviés à la Coupe du Monde 2026, aux Etats-Unis, Mexique et Canada, contre seulement 32 auparavant. Cela ne rend que plus grande l’humiliation subie par la nation italienne. La presse italienne ne s’y est pas trompée, avec des éditoriaux fracassants, notamment celui de Zazzaroni, directeur de la Corriere Dello Sport :
« Ce n’est pas seulement un flop, le troisième consécutif : c’est l’échec manifeste d’un système. Cela apparaît comme un échec ponctuel, mais en réalité c’est une crise structurelle. […] La qualification était devenue une question de dignité nationale : ne pas participer à un tournoi ouvert à 48 nations est même humiliant »
Pour le Tuttosport,
« En profondeur, le football italien est au plus bas de son histoire : c’est une tragédie sportive née et construite en dehors du terrain »
Le constat est le même chez la Gazzeta dello Sport, plus grand quotidien sportif du pays :
« Un autre désastre s’est produit, un nouvel échec s’abat sur notre football. Nous avons du mal à y croire, nous ne voulons pas y croire, même si, désormais, nous devrions être préparés »
La Reppublica :
« C’est un déclin impressionnant, avec des chefs d’orchestre désorientés et des musiciens dépassés. Aurait-on mérité une petite épopée sur un terrain médiocre, sous les balcons ? Peut-être. On l’aurait prise, on l’aurait célébrée. […] Ce n’est pas l’échec d’un projet : c’est l’absence même de projet. »
Capitaine hier dans les cages italiennes, le portier de 27 ans est l’un des responsables de cet échec pour la Nazionale, lui qui n’a arrêté aucun des pénaltys bosniens, le dernier lui passant sous le bras. Celui qui compte désormais 81 sélections avec l’Italie n’a toujours pas connu une seule Coupe du Monde avec sa sélection. Après la débâcle de son équipe, il s’est exprimé hier sur les réseaux sociaux :
« Hier soir, après le match, j’ai pleuré. J’ai pleuré de déception de ne pas avoir pu mener l’Italie là où elle mérite d’être. J’ai pleuré de tristesse, une tristesse immense que je partage avec toute l’équipe des Azzurri, dont je suis fier d’être le capitaine, et je sais que vous, supporters de notre équipe nationale, la ressentez aussi. Les mots me manquent, c’est vrai. Mais je ressens une chose profondément, et je veux la partager avec vous : après une telle déception, nous devons trouver le courage de tourner la page, une fois de plus. Et pour cela, il faut beaucoup de force, de passion et de conviction. Gardez toujours espoir ; c’est le moteur qui nous permettra d’avancer. Car la vie récompense ceux qui se donnent à fond, sans retenue. Et c’est là que nous devons recommencer. Ensemble. Une fois de plus. Pour ramener l’Italie là où elle mérite d’être. »
Une défaite qui risque de mettre énormément de temps à être digérer en Italie, dans un pays où l’on prend de plus en plus compte des manquements au niveau de la fédération.
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