CoeurMarseillais
·8. Juni 2026
Mercato OM : Pas plus de 25 M€ dans les caisses pour Greenwood ?

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·8. Juni 2026

Mason Greenwood est devenu, en deux saisons à peine, l’un des attaquants les plus redoutables de Ligue 1. Auteur de 42 buts en 62 matchs toutes compétitions confondues sous le maillot marseillais, l’Anglais a transformé son exil forcé en véritable renaissance. Désormais courtisé par l’AS Roma de Gasperini, confirmé par Fabrizio Romano, l’OM a fixé son prix à 55 millions d’euros, bonus compris. Un chiffre qui reflète la cote du joueur, mais qui dissimule une réalité comptable bien plus contraignante pour le club phocéen.
Car derrière l’étiquette affichée, la structure financière du deal initial impose ses règles. Lors du transfert depuis Old Trafford à l’été 2024, Manchester United avait intégré une clause de revente lui garantissant 50 % de tout futur transfert de Greenwood. Concrètement, sur une vente à 55 millions, l’OM ne récupérerait entre 20 et 25 millions d’euros nets, bien loin du compte pour un joueur façonné et valorisé sur deux saisons au Vélodrome. Un troisième larron vient encore corser l’affaire : Getafe, club du prêt espagnol de Greenwood avant son arrivée à Marseille, disposerait d’un droit sur une partie de ce que United percevrait, rendant l’équation financière encore plus complexe.
Face à cette mécanique de vases communicants, l’OM cherche à maximiser le prix de vente, conscient que plus la somme sera élevée, plus la part reversée aux Red Devils sera importante. Le club phocéen se retrouve ainsi dans une position paradoxale : vendeur contraint par ses besoins financiers, mais pénalisé structurellement à mesure que la valeur de son actif grimpe.
Le feuilleton Greenwood s’annonce comme l’un des dossiers les plus complexes et les plus scrutés du mercato estival marseillais. Vendre trop vite ou trop bas serait une erreur stratégique ; attendre trop longtemps, un luxe que les finances du club ne permettent peut-être pas. Dans ce contexte de contrainte budgétaire et de surveillance de la DNCG, Grégory Lorenzi devra faire preuve d’une finesse de négociateur hors pair pour transformer cette vente sous contrainte en opération vraiment rentable pour la Canebière.
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