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·12. März 2026
Nidal Celik : « On doit prendre nos responsabilités, peu importe l’âge »

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·12. März 2026

C’est suite à une cascade de blessures dans les rangs lensois que Nidal Celik s’est retrouvé propulsé dans le onze de départ lensois à cinq reprises consécutives. Régulièrement absent du groupe en début de saison, le Bosnien signe une arrivée sur le devant de la scène assez inattendue. En conférence de presse, le défenseur de seulement 19 ans a d’ailleurs fait l’effort de s’exprimer en français de manière très appliquée, avant de bifurquer parfois vers l’anglais pour pouvoir livrer tout ce qu’il avait à raconter.
Lensois.com : Nidal Celik, comment vivez-vous vos premiers matches en Ligue 1 après une telle absence ? Oui, je suis très fier de mes cinq premiers matches ici. L’année dernière, c’était difficile pour moi. C’était la première fois que j’étais à l’étranger, sans ma famille. Mais mes coéquipiers parlent beaucoup avec moi et m’aident. Je suis fier d’être ici.
Racontez-nous votre relation avec Ismaëlo Ganiou et Malang Sarr ? On échange beaucoup, surtout sur le terrain, et dans le vestiaire c’est la même chose. Malang est un joueur très expérimenté, il a évolué au plus haut niveau et il nous aide beaucoup, Ismaëlo et moi. Avant le premier match contre le PFC, Malang m’a dit que c’était mon moment, que j’avais attendu un an pour ça. Il m’a simplement dit de rester calme, de prendre du plaisir et de profiter du match.
À Paris, on vous avait vu assez détendu avant le match. Comment avez-vous passé le cap mental d’un joueur remplaçant à titulaire du jour au lendemain ? Je pense que c’est une de mes qualités : je sais rester calme sous la pression. Je sais ce que je peux faire et ce que je dois faire. Ce n’est pas un problème pour moi d’être détendu pendant un match, surtout quand il y a de la pression. Depuis que je suis arrivé ici, j’ai passé beaucoup de temps à travailler. Ici, c’est un autre niveau, l’un des plus grands niveaux du monde. C’est difficile quand tu n’as pas joué pendant un an, surtout à mon âge. Mais maintenant, c’est une nouvelle page. Je vais continuer et donner tout ce dont le coach a besoin.
Vous avez forcément douté lorsque vous n’aviez pas de temps de jeu ? Bien sûr, un peu. Ça joue dans la tête. Mais ici, c’est une grande famille : avec les supporters, le staff et les joueurs. Je suis très fier d’être ici.
Sur quoi avez-vous progressé ? J’ai encore beaucoup de marge. Je ne suis pas à 100 % encore, j’ai juste commencé à jouer, mais je donne tout. Et bien sûr, avec ces joueurs expérimentés, dans cette ligue et dans ce club, je ne peux que progresser. C’est le meilleur moyen pour les jeunes joueurs de prendre confiance. Quand tu joues avec des joueurs qui ont gagné la Ligue des champions, des titres et qui ont évolué au plus haut niveau, c’est très important pour progresser. Je veux m’améliorer et je sais que je peux le faire.

Lors de votre dernier match contre Metz, on a l’impression que vous aviez gagné en confiance ? Oui, le premier match a été bon (contre le PFC). Ensuite, on a fait des erreurs et on a perdu 3-2 en dix minutes (contre Monaco), donc ça joue un peu dans la tête. Mais nous n’avons pas le temps de penser aux matchs précédents ou aux erreurs. À chaque rencontre, on doit se présenter devant nos supporters et pour nous-mêmes afin de prendre les trois points et rester dans la course au titre. Lors du dernier match, j’ai été un peu plus offensif parce que j’ai vu l’opportunité. On doit prendre nos responsabilités, peu importe l’âge. Que l’on soit jeune ou plus expérimenté, si on voit l’opportunité, on doit la saisir. C’est un très grand club, donc on n’a pas le temps pour les excuses.
Racontez-nous votre arrivée en France il y a un an et votre intégration ? L’année dernière, c’était difficile pour moi de m’adapter. C’était la première fois que je partais sans ma famille. Mais les gens ici sont très gentils et très accueillants. Ils m’ont beaucoup aidé. On me dit bonjour dans la rue et on m’encourage à continuer. J’adore la région.
Pouvez-vous retracer votre parcours ? J’ai commencé le football à l’âge de cinq ans. Depuis ce moment-là, je dois remercier mon père. Il fait partie de la police spéciale en Bosnie et il m’a appris beaucoup sur la discipline. Il m’a énormément aidé. Ensuite, vers 16-17 ans, j’ai signé mon premier contrat avec le FK Sarajevo. Mais il ne m’a jamais dit que j’étais bon ou que j’avais réussi. Quand j’ai fait mes débuts professionnels dans mon ancien club, il m’a simplement dit de continuer comme ça et que je n’avais encore rien accompli. Quand je suis arrivé ici, il m’a aussi dit que ce n’était que le début et que je ne devais pas m’arrêter là. L’année dernière, il m’a beaucoup aidé parce que j’étais dans une situation difficile. Il m’a aidé à garder la tête froide et à continuer à travailler. Et aujourd’hui, c’est la récompense.
Propos recueillis par Eloïse De Mester à la Gaillette-Gervais Martel.









































