Olympique-et-Lyonnais
·31. März 2026
OL : "Les clubs européens ne peuvent pas travailler", estime le préparateur physique Xavier Frezza

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·31. März 2026

Maxence Caqueret, Jean-Kévin Augustin, Olivier Kemen, les frères Mukiele, Alexis Claude-Maurice... La liste des athlètes, et notamment footballeurs, de haut niveau ayant suivi ses séances est longue. Préparateur physique dans la région lyonnaise, Xavier Frezza évoque pour Olympique-et-Lyonnais les blessures, les retours et la gestion physique autour de l'OL.
Olympique-et-Lyonnais : on dit qu'il faut à un footballeur le même délai que le temps de sa blessure pour revenir à 100%. Est-ce vrai ?
Xavier Frezza : "C'est plutôt une phrase toute faite entre guillemets, mais le principe est assez vrai. Un joueur qui est blessé six mois, c'est impossible qu'il revienne à 100% au bout d'un mois, que ce soit physiquement ou techniquement. Même s'il s'entretient, c'est tellement loin de l'intensité d'un match. Donc oui, même si c'est un peu bateau, il y a du vrai.
Plusieurs joueurs lyonnais ont dû rester à l'infirmerie un peu plus longtemps que prévu à cause de pépins durant leur phase de reprise, est-ce courant ?
Oui, ça arrive régulièrement. Ça dépend de la nature des pépins, mais sur tout ce qui est musculaire, c'est très courant. Le calendrier est tellement surchargé, on a tendance à précipiter un peu les retours. D'autant plus qu'à l'OL, l'effectif n'est pas très étoffé, donc certains éléments sont très importants. Dans ce cas-là, on peut avoir envie de les faire revenir un peu plus rapidement, ce qui peut se comprendre, mais ça peut être contre-productif.
Malic Fofana, par exemple, a mis plus de temps que prévu pour revenir après son entorse à la cheville. Et il a encore des douleurs visiblement (entretien réalisé avant l'annonce de l'opération du Belge)...
Les grosses blessures à la cheville, c'est toujours délicat. Ce ne sont pas des rechutes en tant que telles, mais des petites douleurs, encore plus que pour les genoux. C'est assez récurrent après les opérations à la cheville, ces gênes à la reprise, donc ça ne m'étonne pas qu'il connaisse des difficultés à ce niveau-là.
Pour Ernest Nuamah, son retour prend énormément de temps, notamment en raison de petites rechutes et d'un souci au niveau du cartilage.
C'est le problème après les ligaments croisés. Il y a une période d'immobilisation durant laquelle on fait très peu d'activités. Forcément, à la reprise de l'entraînement, il peut y avoir des pépins aux quadriceps ou aux ischio-jambiers, notamment. Après, dans son cas, 11 mois c'est très long.
Les reverra-t-on à 100% cette saison, car à un mois et demi de la fin, on se dit que le délai paraît très court ?
Pour Ernest Nuamah, ça me paraît vraiment compliqué, quant à Malick Fofana, je l'espère mais ça ne sera pas évident. C'est un joueur que j'aime beaucoup, mais cinq mois loin des terrains, tu ne reviens pas comme ça. Peut-être en mai, et encore, donc ça me semble difficile qu'il soit à 100% d'ici à la fin du championnat. Mais même sans l'être, c'est un très bon footballeur, donc il apportera quelque chose à l'équipe.
Comment le staff peut-il gérer athlétiquement le groupe quand l'équipe joue tous les trois jours ?
Je suis en lutte contre le calendrier. Dans les journaux et autres, de nombreuses personnes remettent en question le travail des préparateurs et du staff. Mais le problème, c'est qu'aujourd'hui, le rythme est devenu imbuvable. Ils font ce qu'ils peuvent, ils gèrent tant bien que mal.
Le constat est simple, les clubs européens ne peuvent pas travailler. Ils jouent tous les trois jours, et exceptionnellement, lorsqu'ils ont une semaine entre deux rencontres, ils font plus léger. C'est un constat un peu amer, mais c'est la triste réalité actuellement. Pour faire plus de matchs, on accepte de mettre en péril la santé des joueurs et de voir un spectacle qui est moins bon."









































