Fcbayern-fr
·12. März 2026
Olise/Kimmich : le rapport de l’arbitre n’acte pas le caractère intentionnel des cartons…

In partnership with
Yahoo sportsFcbayern-fr
·12. März 2026

Sous le coup d’une suspension s’ils prenaient un carton jaune, mardi soir lors du 8e de finale aller de la Ligue des champions entre l’Atalanta Bergame et le Bayern Munich (1-6), le Français Michael Olise et son coéquipier allemand Joshua Kimmich n’y ont pas échappé. Le premier a pris tout son temps pour tirer un corner en dépit des remarques insistantes de l’arbitre – alors que le score était de 6-0 en faveur du Bayern – et a été averti. Le second a eu à peu près la même attitude avant de tirer un coup franc en fin de match.
Les deux sont suspectés d’avoir agi volontairement afin d’être suspendus automatiquement pour le match retour, mercredi prochain à l’Allianz Arena de Munich, une rencontre sans grand enjeu. Le tout pour aborder les quarts de finale libérés de toute menace. En pareil cas, le règlement disciplinaire de l’UEFA (article 15C) évoque la possibilité d’une « suspension de deux matches de compétition ou d’une période déterminée pour avoir clairement reçu un carton jaune ou rouge intentionnellement ». Mais selon nos informations, l’arbitre norvégien Espen Eskas n’a rien mentionné dans son rapport et n’a donc signalé aucun comportement suspect des deux Bavarois.
Dès lors, il est plus compliqué pour la commission de discipline de l’UEFA de sanctionner les deux joueurs, car rien ne prouve qu’ils ont agi délibérément. En 2019, lors d’un huitième de finale aller entre le Real Madrid et l’Ajax Amsterdam, elle avait sanctionné le défenseur du Real Madrid Sergio Ramos, qui avait volontairement pris un carton jaune… et l’avait avoué après la rencontre. Il avait écopé à l’époque de deux matches de suspension au lieu d’un. Mardi soir, aucun des deux joueurs n’a reconnu avoir délibérément tenté d’être sanctionné.
Kimmich a même clairement nié toute intention d’être averti. « Je cherchais une solution de passe. Il ne faut pas jouer dans le pressing adverse. L’adversaire a laissé Tom (Bischof) un peu libre. J’avais l’impression qu’il le laissait libre uniquement pour pouvoir presser », expliquait l’international allemand, avant de poursuivre : « Je pense que si le joueur adverse ne s’était pas précipité sur moi, je n’aurais peut-être pas reçu de carton jaune. Je voulais dégager mais c’était trop tard, c’est rageant. »
Reste maintenant à savoir si l’organe disciplinaire de l’instance européenne peut tout de même se saisir de ces deux cas.









































