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·6. Februar 2026

“Robinho”, le mot de trop : Everton Santos raconte enfin l’envers du décor au PSG

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Dans Le Parisien, Everton Santos, ancien attaquant brésilien passé brièvement au Paris Saint-Germain, est revenu sur l’étiquette qui lui colle encore à la peau : sa fameuse comparaison avec Robinho. À 39 ans, il assure surtout avoir été mal compris, et pointe un emballement collectif resté figé bien loin d’une vérité beaucoup plus simple.

Santos « C’était une énorme erreur »

« C’était une énorme erreur. (…) Je voulais simplement dire que j’étais un joueur léger, rapide, avec des caractéristiques similaires en termes de style et pas en termes de niveau car Robinho était déjà un phénomène. Mais cela a été amplifié, c’est devenu quelque chose de négatif, et j’en ai payé le prix », a-t-il indiqué, avant d’ajouter que les joueurs parisiens ne l’ont pas forcément aidé non plus. « À l’époque, j’avais peu d’expérience et je ne parlais pas la langue. (…) Aujourd’hui, avec le recul, je peux l’affirmer : il y avait des joueurs méfiants, qui ne se donnaient pas la peine d’aider. J’avais l’impression que j’arrivais pour « prendre la place » de quelqu’un, et cela créait une certaine atmosphère.

Santos « Je pense que je n’ai même pas eu de première chance »

J’ai ma part de responsabilité : j’aurais pu agir différemment, emmener ma famille, être plus ferme, faire preuve de plus de courage. Mais mon manque d’expérience a pesé lourd. J’étais un garçon de 21 ans qui ne se sentait pas accueilli. J’ai entendu des conversations, j’ai vu des regards. Cela m’a affecté. (…) Je pense que je n’ai même pas eu de première chance. (…) Mais un club qui recrute un joueur de 21 ans doit être plus prudent. Une partie de mon échec est également imputable au club et à ceux qui y travaillaient. Il y a eu un manque de tact, d’empathie, de soutien. Et cela continue de se produire. On voit des cas comme Gabriel Moscardo au PSG, Vitor Roque à Barcelone, Endrick au Real Madrid… »

Son histoire résume un truc très PSG : chaque mot pèse une tonne, et parfois davantage que le joueur lui-même. Everton Santos explique qu’il ne parlait pas “niveau Robinho”, mais “style Robinho” — léger, rapide, des caractéristiques de jeu, pas un statut de phénomène. Problème : la phrase a été amplifiée, devenue un procès permanent, au point de résumer tout son passage avant même qu’il ait réellement une chance de s’installer.


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Et quand un récit prend le contrôle, il devient plus fort que les faits : le public juge, les médias répètent, l’étiquette colle. Le plus cruel, dans son aveu, c’est l’idée d’un emballement collectif… puis d’un blocage collectif, comme si la vérité n’avait plus le droit d’entrer dans la discussion.

Le témoignage a aussi une valeur d’avertissement : au PSG, un jeune joueur peut se faire enfermer très vite dans une histoire (un mot, un geste, un match). Et une fois que le récit est lancé, ce n’est plus du football, c’est de la mythologie — sauf que la mythologie, elle, ne fait pas de cadeaux.

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