Le Journal du Real
·12. Februar 2026
« Si des gens pensent que Florentino Pérez a perdu... » : Al-Khelaïfi s’exprime sur la fin de la Superligue

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·12. Februar 2026

Après des mois (années) de tensions autour de la Superligue, un accord a finalement été trouvé entre l’UEFA, l’EFC et le Real Madrid. À Bruxelles, en marge du 50e Congrès de l’UEFA, Nasser Al-Khelaïfi a salué une sortie de crise qu’il qualifie d’« historique », assurant que « tout le monde gagne ».
Dans les couloirs de l’hôtel bruxellois où séjournait la direction de l’UEFA à la veille de son 50e Congrès, l’incertitude dominait encore. Les discussions avaient été longues, parfois tendues, et les deux camps campaient sur leurs positions depuis des années. Pourtant, au fil des heures, les échanges entre Madrid et Bruxelles ont permis d’aboutir à un communiqué commun officialisant la fin de la Superligue et la normalisation des relations institutionnelles.
Président du Paris Saint-Germain et figure centrale de l’EFC, Nasser Al-Khelaïfi a joué un rôle clé dans cette médiation. Très sollicité, multipliant les discussions avec Aleksander Ceferin et d’autres dirigeants européens, il affichait un large sourire au moment d’évoquer l’accord au micro de Marca « Je suis fier et très heureux », a-t-il confié, insistant sur le caractère « historique » du compromis trouvé.
Selon lui, « la guerre ne nous menait nulle part », et l’essentiel aujourd’hui est simple : « Tout le monde gagne, personne ne perd. Le football gagne, et c’est ce que nous voulions tous. » Pendant près de cinq ans, la fracture ouverte par la création de la Superligue a opposé institutions et clubs fondateurs, alimentant un climat nocif. L’annonce d’un accord met fin aux procédures en cours et ouvre la voie à une nouvelle coopération.
Au centre de cette séquence figure le Real Madrid, dernier grand défenseur du projet initial. Son président, Florentino Pérez, a longtemps incarné la résistance face à l’UEFA. Pourtant, loin de parler d’un revers, Al-Khelaïfi a tenu à saluer son homologue madrilène. « Si quelqu’un pense que Florentino a perdu aujourd’hui, c’est un idiot et il ne comprend absolument rien au football », a-t-il lancé, estimant au contraire que le dirigeant espagnol « a fait ce qui bénéficie le plus au football européen ».
Dans son analyse, Pérez n’apparaît pas comme un vaincu mais comme un acteur ayant accepté un compromis. « Il est encore plus grand aujourd’hui », a ajouté Al-Khelaïfi, soulignant que le président madrilène a choisi la voie du dialogue plutôt que celle de l’affrontement permanent.
Le dirigeant qatari a également salué le rôle de Joan Laporta, évoquant « son courage et son leadership » dans les discussions, et rappelant que « le dialogue l’emporte toujours sur la division ». Derrière ces formules, c’est tout un cycle qui se referme : celui d’une fracture institutionnelle qui a secoué le football européen depuis 2021. Reste désormais à traduire cet accord en actes concrets. Si Al-Khelaïfi évoque « un nouveau et brillant chapitre », les clubs attendent des ajustements tangibles dans la gouvernance et la répartition des revenus. Pour le Real Madrid comme pour l’UEFA, l’enjeu sera de transformer cette paix fragile en stabilité durable.
Bruno DE OLIVEIRA
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