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·25 January 2026

15 tirs, 58 % de possession, 0 but : l’ASSE piégée par son inefficacité

Article image:15 tirs, 58 % de possession, 0 but : l’ASSE piégée par son inefficacité

En déplacement à Auguste Delaune, Saint-Étienne avait un beau coup à jouer avec la défaite de l’ESTAC et le nul du Red Star. Mais il n’en aura rien été. Les Verts s’inclinent (1-0) dans un scénario tristement familier, malgré une supériorité numérique à partir de la 55e minute de jeu. Retour sur le match en statistiques.

Sixième défaite pour les Verts, dans une rencontre au déroulé tellement connu qu’il en devient presque prévisible. Dès les premières secondes, Larsonneur frôle le rouge après une intervention risquée en face-à-face. Un avertissement “miraculeux”, sans VAR, sur une action qui aurait pu influencer l’arbitre de la rencontre, car il s’agissait d’une véritable action de but pour Reims. Le genre d’action dans les premières secondes déjà vu cette saison plusieurs fois…


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Autre fait de match que l’on commence à connaître par cœur : à la 9e minute, Jaber s’allonge au milieu du terrain et doit céder sa place sur blessure. Avant d’être rejoint, à la 59e, par Chico Lamba, qui sort à son tour, alors même qu'il fêtait son retour dans le onze la semaine dernière après trois mois d’absence. Deux coups durs dans un match que les Verts ne parvenaient pas à emballer : manque de dynamisme, d’idées, d’envie ?

Des statistiques… mais sans tranchant

Sur le plan statistique, Saint-Étienne n’a pourtant pas livré le match d’une équipe dominée, du moins avant de se retrouver en supériorité numérique. Les hommes d’Erik Horneland ont eu la maîtrise du ballon avec 58% de possession, contre 42% pour Reims. Une domination du ballon habituelle, renforcée par 86% de passes réussies (435 sur 504), mais un jeu stéréotypé, sans grande prise de risque. Un semblant de maîtrise qui donne une impression de football stérile, où la possession devient un chiffre plus qu’une arme.

Plus d’occasions… mais pas les bonnes frappes

Dans les chiffres, Saint-Étienne a aussi été plus entreprenant, avec 15 tirs au total contre 12 pour Reims, et 5 tirs cadrés contre 3. L’ASSE s’est même procurée davantage de situations dans la zone dangereuse, avec 10 tirs dans la surface, là où Reims n’en compte que 6. Et pourtant, le résultat est là : 0 but marqué.

Le meilleur indicateur de cette inefficacité se lit dans les “Expected Goals” : Saint-Étienne termine avec un xG de 0,97, contre seulement 0,47 côté rémois. Les Verts ont donc théoriquement “mérité” de marquer. Mais le football ne récompense pas l’intention, il récompense l’exécution. Et c’est précisément là que le bât blesse depuis plusieurs rencontres maintenant.

Car si l’ASSE produit plus de danger globalement, Reims a mieux transformé ses tirs cadrés en menace réelle. Le xGOT (xG des tirs cadrés) donne même l’avantage aux Rémois (0,36) face aux Verts (0,26). Autrement dit : Saint-Étienne cadre un peu plus… mais cadre moins bien.

Le symbole de cette rencontre restera probablement cette offrande de la défense rémoise non transformée. Ben Old se retrouve seul devant Jaouen à trois mètres du but… sans convertir. Dans ce type de match fermé, ce genre de situation est souvent l’unique bascule possible. Sainté l’a eue. Sainté l’a ratée.

La meilleure attaque… jusqu’à hier

Alors que les résultats sont en retrait depuis plusieurs semaines, Saint-Étienne pouvait au moins se targuer d’être la meilleure attaque du championnat. Mais, comme un symbole, ce n’est plus le cas depuis hier soir : Reims a rejoint les Verts avec 36 buts marqués.

Et ce qui inquiète encore davantage, c’est cette impression de match sans vraiment inquiéter l’adversaire malgré les chiffres : 15 tirs, 5 cadrés, un xG proche de 1… mais aucun but, aucune vraie séquence d’emballement, et surtout cette sensation que Sainté “joue” plus qu’elle ne “tue”.

Un rouge, et aucune réaction

L’autre fait majeur, celui qui devait changer l’histoire du match, c’est bien sûr l’expulsion rémoise à la 55e minute. À 11 contre 10, on attendait une vague verte, une montée en puissance, un siège devant la surface, une fin de match à sens unique. Mais rien de tout cela ne s’est réellement produit.

Certes, Saint-Étienne a conservé le ballon, a continué de frapper, a tenté d’insister. Mais les chiffres rappellent que Reims a malgré tout su vivre dans le match, notamment via les phases arrêtées : 5 corners obtenus par les locaux, contre seulement 2 pour les Verts. Même en infériorité numérique, Reims n’a jamais totalement reculé, et attendait assez sereinement les Verts pour ressortir sur de longues transitions, qui ont épuisé des Stéphanois désorganisés, physiquement plus faibles que les Rémois.

Et c’est là que cette nouvelle défaite devient plus inquiétante. Parce que ce match, l’ASSE ne le perd pas uniquement sur un détail. Elle le perd surtout sur son incapacité à se montrer plus incisive, même quand le contexte lui est théoriquement favorable.

Les statistiques parlent, mais le tableau d’affichage tranche. Saint-Étienne avait tout pour revenir, et n’a rien fait pour renverser le match. Une défaite de plus, et une impression de déjà-vu qui commence à peser lourd.

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