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·25 January 2026

À l’ASSE, Horneland reste… faute de mieux ?

Article image:À l’ASSE, Horneland reste… faute de mieux ?

La situation d’Eirik Horneland à l’ASSE se fragilise encore un peu plus après la défaite à Reims (1-0). Faute d’alternative crédible trouvée durant la trêve, le technicien norvégien reste en poste, par défaut, dans un climat de plus en plus pesant.

L’AS Saint-Étienne a manqué un tournant important ce samedi à Reims. Battus (1-0), les Verts ont laissé filer une occasion idéale de s’installer à la deuxième place du championnat. Le contexte était pourtant favorable avec le nul du Red Star face à Boulogne-sur-Mer et la défaite de Troyes à Guingamp. Mieux encore, les Stéphanois ont évolué en supériorité numérique pendant plus de trente minutes. Mais malgré ces conditions idéales, l’ASSE n’a jamais su faire la différence. Le contenu a une nouvelle fois déçu et le revers champenois a encore un peu plus crispé l’atmosphère autour du club.


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Cette défaite laisse des traces, d’autant qu’elle s’inscrit dans une dynamique inquiétante. Au-delà du score, c’est l’impression de stagnation, voire de régression, qui interpelle. Les Verts peinent à imposer leur jeu et donnent le sentiment de ne plus avancer collectivement. Une situation qui place naturellement Eirik Horneland au centre des critiques, alors que les ambitions de montée restent intactes en interne.

Eirik Horneland de plus en plus contesté en interne

Dans le vestiaire, la frustration était palpable après la rencontre. Aïmen Moueffek a mis des mots sur un malaise partagé. Les échanges ont été tendus, à la hauteur de l’enjeu. Car l’ASSE joue clairement la montée et ne peut se permettre de laisser passer ce type d’opportunité face à un concurrent direct. Cette colère est d’autant plus compréhensible que Saint-Étienne dispose de moyens sans commune mesure avec la majorité de la Ligue 2. Le club a investi près de 25 millions d’euros lors du dernier mercato estival, sur un total de 34,2 millions pour l’ensemble du championnat. Un statut assumé, avec l’étiquette de favori, voire de « PSG de la L2 ».

Sur le terrain pourtant, le constat est sévère. Saint-Étienne est la seule équipe du top 6 à avoir déjà concédé six défaites en championnat. L’élimination en Coupe de France à Nice a également laissé des marques. Eirik Horneland lui-même ne s’en cache plus et reconnaît que l’équipe ne progresse plus depuis plusieurs mois. Son 4-3-3, jugé rigide et trop lisible, peine à s’adapter aux différents contextes de match. Son management, intense et énergivore, semble user un groupe qui doute de plus en plus. En interne, le sentiment d’un entraîneur isolé et dépassé par la situation commence à s’installer durablement.

Une recherche d’alternative avortée pour Horneland

Conscients des limites actuelles, les dirigeants de Kilmer Sports Venture ont exploré plusieurs pistes durant la trêve selon les informations de l'Equipe. Le marché de la MLS a notamment été sondé, un secteur bien connu d’Ivan Gazidis. Un accord aurait même été trouvé avec un entraîneur avant qu’un revirement de dernière minute ne fasse capoter le dossier. Luis Castro a également été évoqué, mais le technicien portugais a rapidement rebondi du côté de Levante.

Faute d’option concrète et immédiatement disponible, l’ASSE a donc maintenu Horneland en poste. Officiellement, la récente réunion entre l’entraîneur et ses dirigeants s’inscrivait dans le cadre habituel d’un échange d’après-match. Officieusement, la pression s’est clairement accentuée. Le nom de Joao Sacramento a été proposé. Reste à savoir combien de temps encore l’ASSE pourra repousser une décision qui semble de plus en plus inévitable, sans compromettre définitivement ses ambitions de montée.

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