Le Journal du Real
·4 February 2026
Arbeloa rebat les cartes et met la pression sur Álvaro Carreras

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·4 February 2026

Arbeloa ne considère aucun acquis comme définitif depuis sa prise de fonction. Cette saison au sein de la Maison Blanche, l'entraîneur espagnol a décidé que chaque poste du dispositif tactique ferait l'objet d'un audit permanent, alimentant polémiques et interrogations. Si le chantier du latéral droit accapare l'attention médiatique — entre l'avenir incertain de Dani Carvajal, la condition physique précaire de Trent Alexander-Arnold et le dépannage de Fede Valverde — la situation est tout aussi complexe sur le flanc opposé.
Alvaro Arbeloa dispose pourtant sur le papier d'une abondance de biens avec trois latéraux gauches de métier : Fran García, Ferland Mendy et Álvaro Carreras. À cela s'ajoute l'émergence de Víctor Valdepeñas, pur produit de la Castilla lancé dans le grand bain. Pourtant, cette liste de noms ne suffit pas à masquer une instabilité chronique. Le successeur de Xabi Alonso cherche encore la formule magique pour sécuriser son couloir gauche, et la hiérarchie qui semblait établie il y a quelques mois est en train de voler en éclats.
Au cœur de cette équation se trouve l'énigme Ferland Mendy, un dossier géré avec une prudence extrême par le staff d'Arbeloa. Le Français traverse une saison cauchemardesque, marquée par une fragilité physique qui l'éloigne quasi systématiquement des terrains. Blessé dès l'entame de l'exercice, il n'a fait qu'une apparition fantomatique fin novembre lors du déplacement en Grèce face à l'Olympiakos.
Un retour trop bref, suivi d'une rechute immédiate qui l'a immobilisé un mois de plus, avant que le sort ne s'acharne à nouveau lors de la Supercoupe d’Espagne. Sous les ordres du nouveau coach,Alvaro Arbeloa, l’international français n’a pas disputé la moindre minute. Il est un fantôme pour le nouveau staff. Cependant, selon les informations du média AS, le vent pourrait tourner.
Les médecins du club, échaudés par les précédents échecs, adoptent une prudence maximale pour éviter une nouvelle rechute, mais l’état d’esprit du joueur est jugé très positif. Mendy sait qu'il joue sa survie au Real Madrid. Conscient d'être sur un siège éjectable, il pourrait avoir une carte inespérée à jouer en cette fin de saison si son corps le laisse tranquille. Aucune décision définitive n'a été prise à son sujet, laissant la porte entrouverte à un retour en grâce.
Cette incertitude autour de Mendy a des répercussions directes sur Álvaro Carreras. Arrivé en provenance de Benfica, le jeune espagnol s'était imposé comme une évidence sous la direction de Xabi Alonso, profitant du vide laissé par le Français. Il semblait avoir verrouillé le poste, d'autant que Fran García reste cantonné à un rôle de doublure qui ne fait pas l'unanimité, bien qu'il l'accepte sans faire de vagues.
Mais la donne a changé avec le changement d'entraîneur. Toujours selon AS, Carreras n’est plus un titulaire indiscutable aux yeux du staff actuel. Arbeloa, ancien latéral de métier, se montre plus exigeant sur les tâches défensives et le positionnement. Tout est donc à refaire pour l'ancien Benfiquiste, qui doit désormais prouver sa valeur à chaque entraînement.
La menace est double : non seulement le retour potentiel de Mendy plane, mais l'option Eduardo Camavinga, capable de dépanner avec brio à ce poste, reste une alternative crédible dans l'esprit d'Arbeloa pour les grands rendez-vous.
Malgré ce déclassement potentiel, la sérénité règne dans l'entourage d'Álvaro Carreras. Son clan considère que sa première partie de saison est une réussite sur le plan individuel, validant son adaptation à l'exigence madrilène. Une analyse partagée par le tribunal le plus sévère du monde : le public du Santiago Bernabéu.
Lors de la récente réception de Levante, marquée par une bronca contre certains cadres, Carreras a été épargné par les sifflets. Cette immunité témoigne du crédit dont il jouit auprès des socios. S'il doit élever son niveau de jeu pour convaincre totalement sa direction, il garde pour l'instant la faveur des tribunes, un atout non négligeable alors que le sprint final de la saison approche et que chaque erreur se paiera cash.
Enzo TEIXEIRA








































