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·2 February 2026

ASSE – Boulogne : cadres défaillants, collectif en perdition

Article image:ASSE – Boulogne : cadres défaillants, collectif en perdition

Battue 1-0 par l’US Boulogne à domicile, l’ASSE a mal terminé le mois de janvier. Eirik Horneland quitte le Forez sur une nouvelle copie insatisfaisante. Voici les enseignements de cette nouvelle défaite en Ligue 2.

D’entrée, l’AS Saint-Étienne se met en difficulté. Dès la 8e minute, les Verts paient cher leur volonté de défendre haut : la ligne arrière est mal alignée, El Farissi profite de l’espace côté droit et délivre un centre parfait pour Lecolier, qui conclut d’un tir du droit plein de sang-froid face à Larsonneur, ouvrant le score pour Boulogne. Touchés mais pas résignés, les Stéphanois tentent de réagir en mettant davantage d’impact et d’intensité. Mais le tournant du match intervient à la 26e minute, lorsque João Ferreira écope d’un second carton jaune synonyme d’expulsion, laissant l’ASSE à dix pour une longue période.


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Malgré cette infériorité numérique, les Verts font preuve de courage. À la 41e minute, Nadé réalise un retour décisif en contrant Fatar, idéalement lancé plein axe. Boulogne termine toutefois mieux la première période, monopolise le ballon et met sous pression une équipe stéphanoise valeureuse mais entamée. À la pause, l’ASSE est menée 1-0.

La seconde période débute avec des ajustements, dont l’entrée du jeune Nadir El-Jamali. Saint-Étienne montre de meilleures intentions et se crée une belle situation par Stassin, finalement contré in extremis. Boulogne reste dangereux en contre et se heurte à un grand Larsonneur, notamment face à Fatou. Malgré quelques frayeurs, le score n’évolue pas et Boulogne s’impose 1-0 au terme d’un match compliqué pour les Verts.

Horneland lâché pour sa dernière

Cette défaite 0-1 face à Boulogne a tout d’un épilogue. Un match qui ressemble à une fin de cycle, pour la dernière sortie d’Eirik Horneland sur le banc stéphanois. Dès les premières minutes, l’ASSE se fait punir sur une erreur de lecture collective, symbole d’un projet qui ne tient plus. 

Défense trop haute, mal alignée, prise dans le dos sans résistance. Le but de Lecolier, dès la 8e minute, met à nu les fragilités d’un système déjà contesté. L’expulsion de João Ferreira à la 26e n’arrange rien, mais elle ne peut pas tout expliquer. 

Même à dix, les Verts ont tenté, mais sans vraie structure. Le lien semble rompu. Les choix ne passent plus. Le message non plus. Ce match, tendu et brouillon, laisse l’impression d’un groupe qui joue sans véritable cap, comme si l’ère Horneland s’était déjà refermée avant le coup d’envoi.

Des cadres à l’envers

Dans ce contexte, les joueurs d’expérience étaient attendus. Ils ont déçu. Trop de décisions mal senties, trop d’erreurs techniques, trop de fébrilité dans les moments clés. Si Nadé a parfois tenu la baraque derrière, notamment avec un retour décisif avant la pause, l’ensemble manque de sérénité. 

Les leaders supposés n’ont pas su calmer le jeu, ni remettre de l’ordre lorsque Boulogne a pris le contrôle du tempo. Florian Tardieu semble à bout de souffle. Titulaire à chaque rencontre, le natif d’Istres n’a plus de jus comme s’il venait de disputer son quarantième match de la saison. Or, ce n’était que la 21ème journée…

Le duo titulaire sur le couloir droit à lui aussi tout fait à l’envers. Joao Ferreira n’a rien montré d’un latéral ayant joué en Europa League la saison dernière. Le portugais enchaîne mauvais choix et interventions stupides. Avant la demi-heure de jeu, l’ancien de Watford à laissé ses partenaires à dix après un tacle non-maitrisé. Devant lui, Irvin Cardona était complètement dépassé. Déjà peu brillant dans le jeu habituellement, le maltais ne parvient plus à apporter le moindre danger sur le but adverse. Symbole d’une attaque qui ne sait plus du tout comment faire basculer une rencontre.

Même après les changements, l’ASSE n’a jamais vraiment donné l’impression de pouvoir renverser la rencontre. À ce niveau, et dans ce genre de match, les cadres doivent montrer la voie. Ils ont au contraire incarné les doutes d’une équipe qui perd ses repères et qui semble avancer sous tension permanente.

Stassin au fond du gouffre

Le symbole offensif de cette soirée reste Lucas Stassin. Encore une occasion franche manquée, encore un match sans peser réellement. À la 52e minute, l’attaquant se retrouve en excellente position dans la surface, mais se fait reprendre au dernier moment. Le belge avait pourtant tout le temps d’enchaîner.

Une action qui résume son passage à vide. Peu d’appels tranchants, peu de ballons exploités, et une confiance qui semble s’effriter match après match. L’ASSE avait besoin d’un attaquant capable de faire la différence, même dans l’adversité. Elle n’a pour l’instant qu’un joueur en difficulté, prisonnier de ses doutes. Pour Stassin, le constat est sévère mais clair : il est aujourd’hui très loin du niveau attendu.

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