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·30 March 2026
ASSE : Ce jour où Payet dit non à Galtier avant d’exploser

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Leur histoire commune à Saint-Étienne n’a duré qu’un peu plus d’un an, mais elle a marqué leurs trajectoires respectives. Dans un échange croisé organisé par la chaîne YouTube Football Club de Marseille, Christophe Galtier et Dimitri Payet reviennent avec précision sur cette période fondatrice, entre relation humaine forte et souvenirs de vestiaire.
Arrivé sur le banc stéphanois en 2009, Christophe Galtier découvre alors un jeune Dimitri Payet encore en construction. Très vite, une relation particulière s’installe. "J'ai de suite eu une relation très affective avec Dimitri parce que Dimitri c'est avant tout un affectif", explique le technicien. Le contexte est celui d’une équipe qui joue le maintien, avec un entraîneur en début de parcours et un joueur en quête de stabilité. Cette proximité dépasse le simple cadre sportif. "Sur le terrain, je pouvais mourir pour lui", confie Payet, qui décrit une relation presque filiale. Cette période correspond aussi à un tournant dans sa carrière. Sous la direction de Galtier, il trouve une régularité qui lui ouvre ensuite les portes du haut niveau.
Parmi les souvenirs évoqués, un épisode résume à lui seul la relation entre les deux hommes. Galtier souhaite repositionner Payet côté droit, une idée rejetée dans un premier temps par le joueur. "C'était un refus catégorique de jouer à droite parce que je ne m'y sentais pas bien", reconnaît-il. L’entraîneur insiste, convaincu de l’intérêt collectif. Après plusieurs discussions, Payet accepte. Le résultat reste l’un des moments marquants de son passage à l’ASSE.
"Un jour, il a fait un match sur le côté droit. Il a été exceptionnel", se souvient Galtier. Ce soir-là, face à Lens, Payet inscrit un triplé, le seul de sa carrière en Ligue 1. "En cas de triplé, il n'avait rien négocié mais il avait eu des jours de repos", ajoute l’entraîneur avec un sourire. L’anecdote illustre à la fois les tensions initiales et la capacité du joueur à s’adapter. Elle marque aussi un déclic dans la progression de Payet, qui comprend alors l’exigence du haut niveau et l’importance du collectif.
Autre moment clé, moins connu mais tout aussi marquant : la tentative de départ de Dimitri Payet en cours de saison. À seulement 21 ans, le joueur souhaite rejoindre le PSG sans l’accord de l'ASSE. "Il avait oublié qu'il était sous contrat", raconte Galtier. L’épisode donne lieu à de longues discussions. Le joueur est temporairement écarté du groupe professionnel et passe par la réserve. "C'était normal, il avait un groupe à gérer", reconnaît Payet.
Avec le recul, cet épisode apparaît déterminant. "C'est un mal pour un bien parce que ça m'a permis d'aller à Lille et pas au PSG", analyse-t-il. La suite de sa carrière lui donne raison. De Lille à Marseille, puis en équipe de France, il s’impose durablement au plus haut niveau. Galtier, lui, n’a jamais douté. "Quand on avait autant de qualité que lui, je n'avais aucun doute sur la suite de sa carrière".
Au-delà des résultats, cette période stéphanoise reste celle d’une construction. Celle d’un joueur qui apprend à canaliser son talent et d’un entraîneur qui affirme ses méthodes. Quinze ans plus tard, leurs souvenirs convergent vers une même idée : à Saint-Étienne, une relation humaine a façonné deux trajectoires majeures du football français.









































