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·2 January 2026

ASSE : Horneland va devoir régler un gros problème

Article image:ASSE : Horneland va devoir régler un gros problème

Les données athlétiques publiées par la Ligue 2 BKT placent l’AS Saint-Étienne parmi les équipes les plus actives physiquement du championnat. Courses à haute intensité, sprints répétés, engagement constant : le socle existe. Pourtant, cette base ne se reflète pas au classement. Un décalage clair apparaît entre l’investissement mesuré et son exploitation sur le terrain. Si l’intensité demandée par Eirik Horneland semble bien intégrée, un problème majeur demeure : la capacité des joueurs à transformer cet effort en efficacité collective et offensive.

À travers une analyse publiée par le site officiel de la Ligue 2 BKT, les performances athlétiques des clubs ont été passées au crible à mi-saison. Distances parcourues, sprints et courses à haute intensité ont été scrutées. Dans ce contexte, l’AS Saint-Étienne se situe régulièrement dans le premier tiers des équipes les plus actives, notamment sur les courses à haute intensité.


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Une réalité chiffrée qui tranche avec certains jugements portés sur le contenu des matchs et qui invite à déplacer le regard. Les Verts ne figurent pas parmi les équipes les moins impliquées physiquement, loin de là. Cette base athlétique solide pose une question centrale : comment expliquer que cet engagement ne se traduise pas plus nettement au classement ?

Des données athlétiques qui confirment une base physique solide

Selon les chiffres communiqués par la LFP, l’ASSE figure parmi les équipes les plus actives en matière de courses à haute intensité (6.6 km / match - 5ème rang) et se situe dans le haut du classement des sprints cumulés (141 / match - 5ème rang). Ces indicateurs traduisent une capacité à répéter les efforts, à presser et à se projeter, y compris sur des séquences longues. Cette constance physique s’inscrit dans la ligne des principes mis en place par Eirik Horneland depuis son arrivée, avec une exigence élevée sur le volume et l’intensité des courses.

Contrairement à certaines équipes dominantes du classement général, Saint-Étienne n’adopte pas un jeu d’économie athlétique. Les données montrent au contraire une équipe qui court, accélère et répète les efforts. Cette réalité factuelle contredit l’idée d’un groupe en difficulté sur le plan de l’engagement ou de la préparation. Elle souligne aussi que le cadre de travail existe, avec des joueurs capables de répondre aux demandes sur le plan physique.

A l'inverse, les hommes d'Horneland courent peu. Seulement 110,7 km, les plaçant au 13ème rang. Ce classement des kilomètres parcourus est dominé par Annecy avec 118.2 km. Une manière de mettre en lumière la capacité des Stéphanois à s'économiser, notamment par une maîtrise technique qui fait davantage courir les adversaires.

Horneland : "Go, go, go"... mais pour faire quoi ?

Ces statistiques révèlent toutefois une limite : le volume d’efforts ne garantit ni la maîtrise des matchs ni l’efficacité dans les zones décisives. L’ASSE court, mais court parfois sans récompense. Le constat rejoint d’autres indicateurs, notamment offensifs, qui montrent une équipe capable de se projeter mais encore trop irrégulière dans la gestion des temps forts. L’angle athlétique met ainsi en lumière une responsabilité qui dépasse le banc.

Les données ne pointent pas un déficit de préparation ou d’intensité imposée par le staff. Elles interrogent davantage la qualité des choix sur le terrain, la justesse technique après l’effort et la capacité à transformer une domination physique en occasions nettes, puis en buts. Dans un championnat où les écarts sont finalement minimes, ces détails pèsent lourd et expliquent pourquoi certaines équipes moins actives physiquement parviennent à mieux valoriser leurs temps faibles.

Une lecture qui redéfinit le débat autour de l’ASSE

L’analyse athlétique proposée par la Ligue 2 apporte un éclairage intéressant sur la situation stéphanoise. Elle repositionne le débat sur des bases mesurables et objectives. L’ASSE dispose d’un socle physique conforme aux standards élevés du championnat, ce qui constitue un prérequis indispensable pour viser plus haut. La suite dépend désormais de l’exploitation collective et individuelle de cette base.

Les chiffres suggèrent que le problème ne réside pas dans l’intensité demandée, mais dans ce que les joueurs en font une fois l’effort fourni. À l’approche de la seconde partie de saison, cette donnée devient un élément clé de lecture : l’ASSE n’a pas besoin de courir plus, mais de courir mieux. Dans cette optique, les prochaines semaines diront si cette assise athlétique peut enfin se traduire par une progression tangible au classement. À Horneland et son staff de tirer le meilleur des joueurs...

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