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·11 February 2026

ASSE : la vérité cachée sur les blessures

Article image:ASSE : la vérité cachée sur les blessures

Les blessures à l’ASSE alimentent régulièrement les débats autour de la préparation physique. Pourtant, selon Benjamin Guy, sur notre chaine Youtube, ancien membre du staff, les chiffres et la réalité du terrain racontent une histoire bien différente sur la gestion des blessés et le fonctionnement de la nouvelle équipe de performance.

À Saint-Étienne, chaque absence suscite des interrogations. Les supporters scrutent le moindre pépin physique. Et très vite, la préparation physique ou le staff médical se retrouvent exposés. Benjamin Guy tient d’abord à rappeler un cadre précis : dans les clubs professionnels, toutes les blessures doivent être déclarées dans un logiciel médical spécifique. C’est une obligation réglementaire. Chaque club de Ligue 1 renseigne ces données, ce qui permet ensuite à des plateformes spécialisées de compiler les statistiques à l’échelle nationale et européenne.


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Contrairement à certaines idées reçues, l’ASSE n’a jamais figuré parmi les équipes les plus touchées. Lors de la saison en Ligue 1, les Verts faisaient même partie des formations les moins impactées par les blessures. Une donnée peu relayée à l’extérieur. En interne pourtant, les comparaisons existaient et confirmaient cette tendance. Mais l’image publique est parfois différente.

À Saint-Étienne, la blessure d’un joueur déclenche souvent un débat immédiat. Est-ce justifié ? Pas toujours. Il existe des cycles dans une saison. Des périodes avec davantage de pépins, notamment en fin d’exercice, quand les organismes sont usés. Cela concerne la majorité des clubs. Et parfois, la communication simplifie certaines situations. Il est plus facile d’annoncer une blessure que d’entrer dans des explications plus sensibles, comme un contexte contractuel ou une discussion de transfert. Le sujet est donc plus large qu’il n’y paraît selon Benjamin Guy.

ASSE : un virage assumé avec le staff britannique

L’été dernier a marqué un tournant important avec l’arrivée d’une nouvelle équipe de performance britannique. Ce changement ne s’est pas limité à un simple ajustement. Il s’est accompagné de plusieurs départs : préparateurs physiques, psychologues, kinésithérapeutes. Un véritable renouvellement voulu par la direction. Pourtant, un audit externe mené par des spécialistes anglais avait dressé un bilan plutôt positif du travail effectué auparavant. Compte tenu des moyens du club, les méthodes mises en place étaient jugées cohérentes et adaptées.

Malgré cela, les dirigeants ont choisi d’imprimer leur propre vision. Dans le football moderne, ces décisions font partie du jeu. Chaque nouvelle gouvernance souhaite installer sa méthode et ses hommes. Selon les retours dont dispose Benjamin Guy, les principes de travail actuels ne diffèrent pas fondamentalement de ceux appliqués précédemment. Les séances, la charge de travail, l’organisation globale restent dans des standards comparables. La question des nombreuses absences observées à certaines périodes ne peut donc pas être résumée à une simple opposition entre anciens et nouveaux préparateurs.

Les blessures sont multifactorielle. Le contenu des séances compte. Le rythme des matches aussi. Les changements d’entraîneur peuvent modifier les charges et les exigences. Et surtout, l’état mental des joueurs joue un rôle déterminant. Un joueur qui souhaite quitter le club mais qui est retenu peut inconsciemment s’exposer davantage. Le lien entre le mental et le physique est réel. Quand la tête n’y est plus totalement, le corps suit difficilement. C'est en tout cas ce que pense l'ancien préparateur physique de l'ASSE.

La clé humaine derrière la performance

Au-delà des données GPS, des statistiques de sommeil ou des questionnaires de fatigue, Benjamin Guy insiste sur un aspect fondamental : la relation humaine. Pour lui, la performance ne se résume pas à des chiffres. Observer un joueur au quotidien, analyser son attitude, son regard, sa manière de se comporter à l’arrivée au centre d’entraînement donne des informations précieuses.

Une discussion informelle peut révéler un manque de sommeil, un souci familial ou une fatigue accumulée. Ces éléments permettent ensuite d’adapter le travail ou d’alerter le staff technique. Sans ce relais, certaines informations ne remontent pas. La confiance est un élément central dans un groupe professionnel. Eirik Horneland, de son côté, ne s’embarrassait pas avec les joueurs qui n’étaient pas pleinement investis.

Si un élément ne souhaitait pas jouer, il donnait sa chance à un autre, parfois à un jeune. Sur une saison, des absences font partie du parcours normal d’une équipe. L’essentiel est de maintenir une dynamique collective. Les joueurs restent des êtres humains. Ils ont besoin d’équilibre, d’émotions en dehors du football. Une vie personnelle stable favorise la performance. À l’inverse, un malaise ou un isolement peut enclencher un cercle négatif.

La gestion des blessures ne peut donc pas être analysée uniquement sous l’angle médical ou physique. Elle s’inscrit dans un environnement global, mêlant charge de travail, contexte sportif, ambitions individuelles et qualité des relations humaines. À l’ASSE, le débat reste ouvert. Mais une chose semble certaine : la performance ne dépend jamais d’un seul paramètre.

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