ASSE : "L'excès de data, c'est une erreur", Olivier Dall'Oglio alerte les Verts | OneFootball

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·19 June 2026

ASSE : "L'excès de data, c'est une erreur", Olivier Dall'Oglio alerte les Verts

Article image:ASSE : "L'excès de data, c'est une erreur", Olivier Dall'Oglio alerte les Verts

Olivier Dall'Oglio se fait plutôt discret depuis son départ de l'ASSE en janvier 2025. Il a levé le voile sur la fin de son aventure stéphanoise. Sans amertume, mais avec clarté sur ce qui lui a manqué. Les recrues, l'expérience, et la data utilisée sans le facteur humain. Un témoignage qui éclaire différemment la relégation des Verts.

La conviction était là. Dall'Oglio ne fuit pas la question du maintien raté. "J'étais persuadé qu'on allait se maintenir et puis c'est ce que j'attendais en fait. C'est qu'on avait besoin effectivement d'être un joueur par ligne et ça aurait suffi."


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Le profil recherché était précis. Pas des stars, pas des révélations, juste des joueurs avec du vécu. "Il nous fallait de l'expérience, il faut du cadre. Alors c'est sûr que c'est pas facile à trouver parce que le garçon il arrive en janvier et que de suite il faut qu'il se mette dedans. Mais vraiment sur mars, avril, mai, le temps qu'il s'adapte et tout, après sur les trois derniers mois, ce garçon là, voilà, il refait la différence."

Ces renforts-là ne sont jamais arrivés. Pas suffisant pour ODO. Et la suite, on la connaît.

Ben Old, Boakye : le temps d'adaptation qu'on n'a pas donné

Dall'Oglio ne remet pas en cause la qualité des recrues qui ont signé à l'ASSE mais veut contextualiser. "Il faut prendre la dimension, on est en Ligue 2, l'équipe arrive à monter, c'est un petit miracle, on arrive à monter, mais on savait très bien qu'on n'avait certainement pas la meilleure équipe de Ligue 2 non plus."

La réalité des joueurs venus de loin, il la décrit avec une empathie. "Si on prend Ben Old ou même Boakye, c'est des garçons qui arrivent de l'étranger, qui ne parlent pas la langue. Il y a une découverte du championnat, de la préparation. Ces garçons, il faut qu'ils s'installent, ils ne sont pas chez eux, ils sont à l'hôtel. Il faut du temps. Ils sont jeunes. Je pense que c'est compliqué."

Ce temps-là, l'ASSE ne l'avait pas. Un maintien à sauver, une pression immédiate, et des joueurs qui découvraient encore leur nouvel environnement. L'équation était difficile à résoudre.

"L'excès de data, c'est une erreur", Dall'Oglio alerte

Sans nommer explicitement la direction stéphanoise ni le modèle de recrutement data qui a caractérisé l'ère Kilmer, Dall'Oglio pose un regard critique sur une approche qu'il a vécue de l'intérieur. "La data aujourd'hui fait partie du foot professionnel, c'est quelque chose de très bien. On arrive à avoir plein de renseignements sur un joueur, sur l'équipe. Mais c'est l'excès de data qui n'est pas bon. On ne mise que là-dessus. Si on ne prend pas en compte l'aspect humain, on fait une erreur. On prend des risques."

Et la conclusion qui résonne comme un avertissement adressé à tous ceux qui pensent que les chiffres suffisent : "Un joueur, ce n'est pas un numéro. Un joueur, c'est un homme. C'est quelqu'un qui a des émotions et qui le vit différemment. Et ça, vous ne pouvez pas le mettre en équation."

Pour les supporters stéphanois qui ont vu arriver des profils prometteurs sur le papier se transformer en casse-têtes à l'intégration, ces mots résonnent. La data a guidé des choix. L'humain a parfois été négligé. Et la Ligue 2 a sanctionné.

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