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·27 April 2026

ASSE – Troyes : analyse statistique de la 9ème défaite de la saison

Article image:ASSE – Troyes : analyse statistique de la 9ème défaite de la saison

Dans un stade Geoffroy-Guichard des grands soirs, les Verts se sont inclinés lourdement face à l’ESTAC. Une défaite lourde de conséquences, les Troyens valident leur accession en Ligue 1 et infligent à l'ASSE un neuvième revers cette saison. Retour en statistiques sur la rencontre.

Maîtres de leur destin en début de soirée, les Verts n’avaient qu’un objectif : s’imposer. Une victoire leur aurait permis de laisser Le Mans à distance et de recoller à Troyes. Mais loin du scénario espéré, les hommes de Philippe Montanier ont progressivement subi une rencontre que l’ESTAC a su contrôler, notamment dans la gestion du tempo.


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La fausse maitrise de l'ASSE

Sur le papier, la rencontre semblait équilibrée. Hachée dans son déroulé, elle a donné lieu à 101 duels, avec une répartition quasiment parfaite (50/50). Pourtant, cette lecture brute masque une réalité bien différente, Troyes a remporté ses duels plus haut sur le terrain quand il fallait les gagner et plus haut. Troyes à également su cloisonner les offensives stéphanoise en les redirigeant vers l'axe.

Au fil des minutes, le jeu stéphanois s’est délité. Les Verts ont enchaîné 495 passes, majoritairement courtes, mais souvent mal synchronisées. Dans le dos, à contretemps ou à contre-courant du jeu. Résultat, une circulation du ballon sans progression ni déséquilibre.

Cette perte de justesse s’est accentuée en fin de rencontre, où le recours aux longs ballons (26 tentés pour seulement 27 % de réussite) traduit un manque criant de solutions. Malgré une possession largement en leur faveur (66 %), les Stéphanois n’ont jamais réellement mis en danger leur adversaire, restant muets pour la deuxième rencontre consécutive.

Le déséquilibre dans l’utilisation du ballon est également révélateur. L’arrière-garde stéphanoise (Pedro, Nadé, Lamba et Old) cumule à elle seule 299 ballons touchés. À l’inverse, Troyes, avec 425 ballons touchés collectivement, a su faire preuve de davantage de verticalité et d’efficacité.

Les trois buts troyens illustrent parfaitement cette opposition de styles. Notamment via les transitions rapides pour le premier et le deuxième buts.

Une animation offensive trop prévisible

Dans ce contexte, l’animation offensive stéphanoise a rapidement montré ses limites. Isolés et peu servis dans de bonnes conditions, les attaquants n’ont jamais pesé sur la défense troyenne.

Stassin symbolise cette difficulté. Seulement 26 ballons touchés en 90 minutes, dont 4 dans la surface adverse. Trop peu pour espérer exister dans une rencontre de ce niveau. Rippart côté troyens partage exactement les mêmes statistiques mais avec 34% de possession de balle pour l'ESTAC.

Pris dans un véritable entonnoir, les offensifs n’ont pas trouvé de solutions face à un bloc bien organisé. Une situation loin d’être inédite cette saison, déjà observée à plusieurs reprises, notamment sous Horneland.

Dans ce marasme, un joueur a néanmoins tenté de maintenir un semblant de dynamisme. Boakye, très actif, totalise 79 ballons touchés pour 48 passes tentées, ce qui en fait le joueur offensif le plus impliqué après la charnière.

Malgré son positionnement défensif de base, il se distingue également dans les statistiques avancées avec un xG de 0,23 (à égalité avec Stassin) et surtout 0,54 d’expected assists. Des chiffres qui traduisent une réelle influence dans la création, sans pour autant être concrétisée.

Son activité se reflète aussi dans l’impact physique, avec 16 duels disputés, soit le total le plus élevé de la rencontre à égalité avec Rippart et Adeline.

Le réalisme troyen, les lacunes de l'ASSE

À l’inverse, l’ESTAC a livré une prestation d’une grande efficacité. Moins en possession, mais plus directe et plus tranchante, l’équipe de Stéphane Dumont a parfaitement exploité les failles adverses.

Solides dans l’axe, les Troyens ont remporté 28 duels au sol dans leur secteur défensif, dominé dans les airs (14 duels gagnés) et multiplié les interventions décisives (12 dégagements). En laissant "volontairement" le ballon à Saint-Étienne, ils ont pu mieux contrôler les espaces et punir en transition.

Défensivement, les Verts ont payé cher leurs approximations. Sur 13 frappes concédées, 4 étaient cadrées… pour 3 buts encaissés. Une efficacité adverse maximale.

Le gardien stéphanois illustre également cette difficulté, avec un différentiel de -1,82 but évité pour 1,18 de xGOT. Autrement dit, il a encaissé davantage de buts que ce que les situations adverses laissaient présager.

Si la rencontre est restée hachée, le rapport de fautes (10 pour Troyes, 9 pour Saint-Étienne) reste équilibré. Mais la gestion du tempo et du temps par les Troyens, perceptible dès la 20e minute, témoigne d’une maîtrise globale du scénario.

Enfin, deux faits de jeu viennent compléter cette lecture. Un but potentiellement accordable à Kevin Pedro côté stéphanois, et un penalty qui aurait pu être sifflé pour Troyes suite à une faute de Joshua Duffus.

Avec ce revers, l’ASSE enregistre sa neuvième défaite de la saison. Pour trouver une équipe faisant pire dans ce domaine, il faut descendre jusqu’à la 7e place, occupée par Montpellier. Un indicateur fort, qui met en lumière les difficultés des Stéphanois à enchaîner et à maintenir un niveau de performance constant.

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