OnzeMondial
·13 June 2026
Coupe du monde 2026 : Jurgen Klopp dézingue les "cooling break" imposés par la FIFA

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·13 June 2026

Jürgen Klopp s'en est pris à la FIFA et à la place grandissante accordée aux diffuseurs lors de la Coupe du monde 2026. Sur ZDF, l'Allemand estime que les pauses fraîcheur dénaturent le jeu au profit des impératifs publicitaires.
Un mondial plein de nouveautés. En plus du passage à 48 équipes, de la qualification des 8 meilleurs troisièmes, entre autres, cette Coupe du monde 2026 amène son lot de nouveautés et donc de polémiques. La dernière en date concerne la pause fraîcheur qui permet aux joueurs de se réhydrater au milieu de chacune des deux périodes de la rencontre et aux diffuseurs de passer quelques pages de publicité.
Une nouveauté qui ne plaît pas vraiment à tous les acteurs du football. Jürgen Klopp est l'un des premiers à le manifester. Le directeur du football chez Red Bull n'a pas attendu longtemps pour sortir du silence. Et son regard sur les pauses fraîcheur instaurées lors de la Coupe du monde 2026 est sans détour. Invité sur le plateau de la chaîne allemande ZDF, l'ancien entraîneur de Liverpool a sévèrement critiqué une mesure décidée par la FIFA. « Le football est pris en otage par des dirigeants installés dans des bureaux climatisés », a-t-il lancé.
Derrière la question de la chaleur, Klopp voit surtout un problème plus profond : celui d'un jeu dont le rythme est désormais dicté par des impératifs commerciaux. « Quand j'ai vu les joueurs rester plantés là pendant une pause canicule alors que les temps morts télévisés dictaient le rythme du match, raconte-t-il, je n'ai pas pu m'empêcher de me demander : à qui la Coupe du monde sert-elle vraiment ? Aux supporters ? Aux joueurs ? Ou aux annonceurs ? »
Depuis le début du tournoi, les diffuseurs ont largement utilisé ces interruptions pour insérer des écrans publicitaires. Un épisode a particulièrement marqué les observateurs lors de Mexique-Afrique du Sud : les joueurs ont dû patienter avant de reprendre la rencontre, la chaîne américaine Fox étant encore en coupure publicitaire. À l'inverse, quelques diffuseurs, comme Telemundo, ont choisi de ne pas exploiter ces pauses à des fins commerciales, à l'image de la BBC et des chaînes publiques soumises à des règles plus strictes. « Un match de Coupe du monde devrait couler comme une rivière », explique-t-il.
« Au lieu de cela, nous construisons des barrages en plein milieu pour que les publicités puissent passer. C'est dangereux pour l'esprit du jeu. Le football était autrefois l'événement principal, mais il risque désormais de devenir la musique de fond d'un spectacle publicitaire. » Et l'Allemand, aujourd'hui directeur du football chez Red Bull, de conclure avec une formule qui résume sa pensée : il espère que « le football ne devienne pas une interruption entre les publicités ».
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