Coupe du monde : « Les gens nous envient », la nouvelle sortie lunaire du président argentin | OneFootball

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·24 July 2026

Coupe du monde : « Les gens nous envient », la nouvelle sortie lunaire du président argentin

Article image:Coupe du monde : « Les gens nous envient », la nouvelle sortie lunaire du président argentin

Arbitrage favorable, soupçons de corruption, et messages politiques: le parcours argentin jusqu'en finale du Mondial 2026 continue de faire parler. Le président argentin est monté au créneau pour balayer les critiques.

Battue en finale de la Coupe du monde 2026 par l'Espagne, l'Argentine n'aura pas seulement fait parler d'elle pour son parcours sportif. Tout au long de la compétition, l'Albiceleste a été la cible d'accusations récurrentes : arbitrage jugé complaisant, soupçons de corruption, polémiques en tous genres relayées en boucle sur les réseaux sociaux. Un climat que Javier Milei, président de la République argentine et supporter revendiqué de la sélection, n'a pas supporté plus longtemps : il a contre-attaqué en publiant plusieurs stories Instagram coup sur coup ce jeudi.


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Sa ligne de défense tient en deux idées. La première : avoir des ennemis signifierait qu'on a défendu quelque chose, et lui défend corps et âme l'Argentine. La seconde, plus offensive encore, veut que le problème de son pays soit sa visibilité même. L'Argentine ne passerait pas inaperçue, susciterait la jalousie, et serait bonne dans presque tout, donc elle serait détestée. L'ensemble de son cabinet a par ailleurs apporté son soutien public à Lionel Messi et ses coéquipiers qu'il désigne comme la meilleure sélection de l'histoire.

Le président argentin en première ligne

Au coup de sifflet final de la finale, plusieurs Argentins s'en sont pris à leurs adversaires : Nahuel Molina a asséné un coup de poing à Rodri, avant que Leandro Paredes ne s'en prenne à Eric García, agrippé à la gorge, puis à Gavi venu s'interposer. Nicolás Otamendi et un membre du staff argentin ont également été impliqués ; Paredes expulsé. Au moment de la remise du trophée, alors que les Espagnols leur avaient réservé une haie d'honneur, les joueurs argentins ont tourné le dos au podium, une séquence que la presse madrilène a qualifiée d'image de la honte. Jeudi soir, Luis de la Fuente a jugé le comportement de plusieurs joueurs argentins tout simplement inadmissible. À quoi s'ajoutent les accusations d'arbitrage favorable et diverses vidéos virales, sportives ou non, qui ont transformé le parcours de l'Albiceleste en champ de bataille numérique permanent.

Sur les réseaux, une partie des critiques s'est aussi concentrée sur le soutien affiché à la sélection par des responsables du gouvernement israélien, dans un contexte de forte polarisation autour du conflit à Gaza. Un terrain sur lequel Milei, l'un des soutiens les plus affirmés d'Israël sur la scène internationale, est régulièrement attendu. D'autres vidéos ont relayé des accusations de racisme visant le pays dans son ensemble. Autant de sujets qui n'ont plus grand-chose à voir avec le football, mais qui expliquent pourquoi la présidence argentine s'est sentie obligée de monter au front. Reste que sur le terrain, l'Albiceleste a construit sa route vers la finale à coups de scénarios spectaculaires : remontées improbables, buts décisifs inscrits dans les ultimes minutes, une régularité dans l'irrationnel qui a naturellement alimenté les soupçons de ceux qui n'y voyaient pas que du talent.

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