De Paris à Liverpool, le destin manqué de David Ngog | OneFootball

De Paris à Liverpool, le destin manqué de David Ngog | OneFootball

In partnership with

Yahoo sports
Icon: OnzeMondial

OnzeMondial

·7 April 2026

De Paris à Liverpool, le destin manqué de David Ngog

Article image:De Paris à Liverpool, le destin manqué de David Ngog

Alors que le PSG et Liverpool s'affrontent en quart de finale aller de la Ligue des champions, un attaquant a joué dans les deux clubs et y a connu quelques succès puis des déceptions. Pourtant au début des années 2000, son nom circulait sur toutes les lèvres dans la capitale française. David Ngog était le futur du foot parisien et même international.

De temps en temps, quand on draine le fond de la rivière, on trouve une pépite. C’est ce que tous les formateurs qui ont vu passer David Ngog se sont dit. Que ce soit à Conflans, à Verneuil, à Saint-Germain-en-Laye ou à Franconville, tous se sont dit qu’ils tenaient entre les mains un joyau brut à polir. Et puis, il y a ce tournoi. Il a 12 ans, on le repère. Il joue au PSG maintenant. Lui, le gosse de Gennevilliers, intègre le centre de formation. Et ici aussi, il est difficile de voir qu’il n’a pas quelque chose de spécial. Très vite, il est surclassé. Il a 16 ans maintenant. Il évolue en équipe de France U16. Il sera en équipe de France U17, U18, U19 et U21. C’est la star d’aujourd’hui et de demain. Bientôt, le monde entier connaîtra son nom.


OneFootball Videos


Pauleta voulait en faire son remplaçant

Il a 16 ans quand Guy Lacombe le convoque pour la première fois. Il lui manque un joueur, c’est la trêve internationale. Il y va sur la pointe des pieds. Mais il a les pieds en chocolat, alors il ne repartira plus jamais. 18 novembre 2006, il débute au Parc des Princes contre Bordeaux à la mi-temps. Ce jour-là, il n’empêche pas la défaite de son équipe, mais le Parc l’acclame, c’est le Titi parisien, le pur produit de la formation. Le Parc est fier. Il a hâte d’en voir plus. Mais il faudra attendre encore un peu.

Attendre le début de la saison 2007-2008 et l’arrivée de Paul Le Guen sur le banc. Très vite, celui-ci décide de l’installer dans son équipe. Il joue un premier bout de match en septembre. Et puis il est titulaire la semaine suivante face à Rennes. Et puis à nouveau la semaine d’après à Valenciennes. Ce jour-là, Le Guen avait décidé d’installer la génération biberon en confiant le brassard à Mamadou Sakho et en titularisant cinq joueurs du centre de formation. Et alors que certains retourneront vite s’asseoir sur le banc après ce coup d’éclat, lui restera dans l’équipe. Il finira même l’année 2007 comme le titulaire indiscutable du poste. Dans le marasme de cette équipe parisienne qui ne se sauvera qu’à la faveur d’un doublé d’Amara Diané à la dernière journée, il est un rayon dans la nuit.

Usé par le système

Pedro Miguel Pauleta prend sa retraite et rêve de voir David Ngog lui succéder, il le dit même publiquement : « Sincèrement, j’aimerais qu’il soit mon successeur la saison prochaine au PSG. S’il continue comme ça, il ira loin. » Lui aussi se voit comme l’attaquant de pointe du PSG et tout le Parc aussi. Seulement voilà, cet été-là, Paris recrute Guillaume Hoarau, qui vient de finir meilleur buteur de Ligue 2, avec la volonté évidente de s’installer en numéro 9.

L'agent du Titi appelle Liverpool, où il signe dans la foulée pour quatre ans. Sa première saison, il est remplaçant, mais dès la deuxième, Fernando Torres se blesse et il devient titulaire. Championnat, il marque. Ligue des champions, il marque. Équipe de France espoirs, il marque. « Ça y est, il est lancé ! » pense-t-on, il sera difficile à arrêter. Seulement voilà, une saison de plus et c’est la fin.

Roy Hodgson, qui lui fait confiance, est remplacé par Kenny Dalglish, qui lui dit de s’asseoir sur le banc. Liverpool vient de signer Luis Suarez et Andy Carroll. On lui demande d’être patient. Il ne veut plus attendre. Il signe à Bolton. Il est si jeune mais déjà usé par le système. La suite ne sera jamais aussi belle que ce qu’il avait laissé espérer. Le train ne repassera pas. Quelques blessures, « pas assez de travail » de son propre aveu, quelques mauvais choix, et puis c’est fini. Tout est fini. Swansea, Stade de Reims, Panionios, Ross County, Budapest Honved et FK Zalgiris. Des clubs qu’on connaît de moins en moins.

Retrouvez l'actualité du monde du football en France et dans le monde sur notre site avec nos reporters au coeur des clubs.

View publisher imprint