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·6 June 2026

Duel Pérez/Riquelme : le mode d'emploi des élections au Real Madrid !

Article image:Duel Pérez/Riquelme : le mode d'emploi des élections au Real Madrid !

Briguer la présidence du Real Madrid est hors de portée pour le commun des mortels. Pour concourir face à Florentino Perez, Enrique Riquelme est parvenu à réunir deux conditions impossibles : être socio du club depuis au moins 20 ans sans interruption et disposer d’un patrimoine personnel à hauteur de 187 millions d’euros, couvrant au minimum 15% du budget global des dépenses du club.

Non seulement cette garantie bancaire rendait la tenue d’une élection à la présidence du club merengue hautement improbable, mais les circonstances étaient difficiles à appréhender.


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En convoquant une élection à la présidence du Real Madrid de manière bien anticipée, soit 3 ans plus tôt que la normale, Florentino Perez avait pris tout le monde de court lors d’une conférence de presse extraordinaire tenue le 12 mai dernier. Dans ce chaos planifié, personne n’imaginait une opposition à la domination incontestée et pratiquement hégémonique de l’actuel président du club blanc depuis 2009.

Depuis le début de son second mandat, ce dernier avait connu une série de cinq réélections sans véritable adversaire (2013, 2017, 2021 et 2025). Cette suprématie absolue prendra fin ce dimanche 7 juin, puisqu’Enrique Riquelme a pris son courage à deux mains et s’est présenté face au puissant homme d’affaires.

  1. A lire aussi : Florentino Pérez lâche la sulfateuse sur Riquelme pour sa fin de campagne

Les modalités de l’élection : à Valdebebas et par correspondance

Âgé de 37 ans et leader à succès du groupe Cox, entreprise spécialisée dans les énergies renouvelables, Enrique Riquelme n’avait que dix jours pour se déclarer et obtenir l'aval du conseil électoral du club pour se présenter. Tout comme Florentino Perez, ce dernier se soumettra aux votes d’un certain nombre de Madridistas lors de la journée de ce dimanche 7 juin.

Plus de 70 000 socios, sur les 100 000 que compte le club, éliront leur président pour un mandat d’une durée de 4 ans entre 9 heures et 20 heures dans le pavillon de basketball de la Ciudad Real Madrid, au sein du centre d’entraînement du club. Pour participer au scrutin, des conditions sont requises : seuls les socios encartés depuis plus d’un an et âgés de plus de 18 ans pourront prendre part au vote. Le candidat qui recueillera le plus de voix remportera l’élection.

Se déplacer à Valdebebas n’est pas une condition sine qua non pour voter. Le Real Madrid enregistrera aussi les votes par correspondance, soit les bulletins envoyés par courrier postal. À quelques jours du scrutin historique, la Commission Électorale du Real Madrid a mis en place un protocole minutieux et strict pour garantir l’intégrité de ce système de vote et sécuriser les votes : retrait des bulletins en bureau de poste sous supervision notariale, mise sous scellés, puis transfert vers une salle de garde sous vidéosurveillance 24h/24.

Chaque candidature pourra y poster un observateur en permanence, sans toutefois pouvoir accéder aux bulletins. Cette préparation renvoie à un niveau de transparence inédit pour la première élection véritablement disputée au club depuis vingt ans.

L’épineuse question des votes par correspondance depuis les dernières élections de 2006

Les votes par correspondance ne sont pas une mince affaire au regard de l’histoire récente du Real Madrid : ils avaient cristallisé de vives tensions lors de la campagne électorale de 2006, remportée par Ramon Calderon suite à la démission de Florentino Perez. 

Le vainqueur des élections avait demandé l’annulation de ce système de vote pour “irrégularités”, la veille de l’élection. Par la suite, une juge avait suspendu ces bulletins. Un an plus tard, en février 2007, le vote par correspondance était définitivement annulé : le juge avait conclu que de nombreuses personnes avaient participé à des falsifications de bulletins, non pas pour favoriser un candidat, mais pour discréditer ce mode de scrutin. Environ 10 500 bulletins avaient ainsi été collectés puis délibérément ignorés.

Ramon Calderon lui-même fut inculpé, ainsi que quinze autres personnes issues de sa campagne. L'affaire s'est finalement soldée en juin 2012 par un non-lieu, faute de preuves suffisantes. Ce scandale explique en grande partie pourquoi le Real Madrid entoure aujourd'hui le vote par correspondance d'un dispositif de sécurité aussi rigoureux.

Florentino Perez semble avoir plié le match face à Riquelme

Tout porte à croire que Florentino Pérez sera réélu président du Real Madrid pour un septième mandat. Le puissant homme d’affaires semble avoir éclipsé Enrique Riquelme par l’annonce d’une offre historique d’un montant minimal de 150 millions d’euros pour une véritable superstar.

Selon toute vraisemblance, il s’agit de Michael Olise, l’ailier droit du Bayern Munich. Suffisant pour vendre du rêve aux socios qui semblent revoir le Florentino Perez d’antan, déterminé plus que jamais à sauter la banque pour réinjecter une nouvelle dimension galactique à son Real Madrid, déjà bien garni en la matière.

Son adversaire est loin de conclure cette campagne électorale en boulet de canon. Bien plus chancelant qu’offensif, Enrique Riquelme vient de saborder sa propre crédibilité sur la question du nouvel entraîneur. Le 26 mai dernier, il annonçait avoir bouclé la signature d’un coach toujours en activité.

Mais tout porte à croire que ce dernier s’est rétracté dans l’accord. Aujourd’hui, le message est différent : Enrique Riquelme laisse entendre que sa direction sportive, par l’intermédiaire de la légende Raul, “entrera en contact” avec Jurgen Klopp pour le signer. Ainsi, rien n’est acté et le démenti du technicien allemand via son agent explicite toujours un refus catégorique. Florentino Perez est donc le grand favori à sa propre succession. Réponse ce dimanche soir.

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