Olympique-et-Lyonnais
·25 February 2026
Endrick à droite, un déséquilibre à combler pour l'OL

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·25 February 2026

Ses débuts en boulet de canon ont logiquement créé une attente encore plus importante que sa signature fin décembre. Avec cinq buts en cinq matchs, Endrick avait mis tout le monde dans sa poche. Seulement, la lune de miel a pris fin depuis quelques semaines et un traitement des adversaires un peu plus corsé. Des tampons qui lui avaient permis de passer un peu entre les gouttes au moment d’analyser ses sorties. Mais, à Strasbourg, il n’y a pas vraiment eu de plan anti-Endrick.
Gary O’Neil a simplement concédé avoir donné la consigne à ses joueurs de forcer l’OL à jouer côté gauche pour éviter que le Brésilien soit touché. Cela a plutôt bien fonctionné avec 31 petits ballons touchés et surtout quinze pertes de balle. Pas réellement les statistiques que l’on attend de la star offensive d’une formation qui vise la Ligue des champions. En plus d’un apport offensif presque nul avec une frappe cadrée à la 70e minute, Endrick a aussi montré les limites de son repli défensif. Ainsley Maitland-Niles ne l’a certainement pas remercié d'avoir subi les vagues du duo Chilwell - Godo pendant 90 minutes.
On savait que le joueur prêté par le Real Madrid n’était pas un amoureux de l’effort. Paulo Fonseca l’a également vite compris, même s’il assure donner les mêmes consignes à tous ses joueurs. Mais Endrick ne sera jamais Pavel Sulc ou Afonso Moreira sur ce point, peu avares de courses dans le repli. Ce n’est pas ce qu’on demande au Brésilien, mais un minimum ne serait pas de trop. "Défendre, il n’en a rien à faire", s’est même emporté notre consultant Nicolas Puydebois lundi soir dans "Tant qu’il y aura des Gones".
Aperçu à plusieurs reprises en train de marcher à la perte de balle, le numéro 9 pousse logiquement à un déséquilibre du système de l’OL. Pour le combler, Fonseca se force à utiliser ce système hybride passant de trois centraux à une défense à quatre avec un milieu (Tessmann ou Nartey) qui compense le trou laissé à droite. Une tactique qui avait plutôt bien fonctionné au début, mais l’OL n’est-il pas devenu trop prévisible désormais ? L’intensité mise par Strasbourg, et à un degré moindre, Nice ou Lille, a mis en avant cette faille, créée en grande partie par la présence d’Endrick à droite.
Ne faudrait-il pas mieux réaxer le Brésilien ? C’est toute la question qui se pose avant de se rendre à Marseille. Censé apporter de la profondeur, Endrick "demande tout le temps le ballon dans les pieds", regrette Enzo Reale, qui aimerait que le Brésilien "fasse remonter le bloc avec des appels". Sans Pavel Sulc, une place s’est libérée en pointe et Endrick pourrait ainsi se retrouver plus proche du but, sans avoir à faire tous ces rushs balle au pied qui finissent souvent chez l’adversaire. Mais pour cela, il faudrait aussi avoir des solutions sur les ailes, et à l’instant T, difficile de voir un remplaçant à Endrick.
S’il est jugé apte, Afonso Moreira fera logiquement un bien fou à l’OL qui pourrait ainsi repartir sur un 4-3-3 plus classique et donc plus équilibré. Mais la présence du Portugais reste encore incertaine. L'entrée de Yaremchuk à la Meinau a montré que le bloc lyonnais pouvait monter d'un cran avec l'Ukrainien. Seulement, on imagine mal Paulo Fonseca innover tactiquement avec deux pointes sur un match avec un tel enjeu. Mais, plus qu'un système, il faudra surtout répondre à l’intensité que risque de mettre l’OM dimanche soir. Et pour le coup, ce n’est pas une question d’Endrick à droite ou non. C’est une réponse collective qu’il faudra apporter.









































