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·23 July 2026

Équipe de France : Diallo a tout décidé seul pour Zidane, Aulas hausse le ton

Article image:Équipe de France : Diallo a tout décidé seul pour Zidane, Aulas hausse le ton

Personne n'avait le droit de prononcer son nom. Pour recruter Zinédine Zidane, la FFF a verrouillé son processus jusqu'à l'absurde, laissant ses propres dirigeants dans le flou. Un procédé qui passe mal en interne, et Jean-Michel Aulas ne s'est pas privé de le faire savoir.

Le 18 juillet dernier, Didier Deschamps dirigeait les Bleus pour la dernière fois, lors d'une petite finale perdue face à l'Angleterre (6-4). Quatorze ans de mandat qui s'achèvent, et une succession qui, elle, était déjà bouclée depuis longtemps dans les couloirs de la FFF. Zinédine Zidane sera officiellement intronisé mardi 28 juillet. Mais L'Équipe révèle les coulisses d'un recrutement mené comme une opération clandestine : jusqu'aux toutes dernières réunions, personne à la fédération n'avait le droit de prononcer le nom du futur sélectionneur, les documents de travail préservant l'anonymat du candidat retenu. Une mise en scène d'autant plus étrange que l'arrivée de Zizou était annoncée dans la presse depuis des mois, et que Philippe Diallo lui-même vantait publiquement, dès novembre 2025, ce que l'ancien numéro 10 avait apporté au football français.


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Dans les faits, l'opération s'est jouée à deux. Le président de la Fédération Philippe Diallo, et son directeur général Jean-François Vilotte ont tout piloté seuls. Les juristes maison, qui auraient normalement dû plancher sur le contrat, ont été écartés du dossier : c'est Vilotte, avocat de formation, qui a repris la main sur les documents contractuels. Quant aux équipes commerciales et marketing, elles n'ont rien su officiellement, alors même qu'un contrat avec l'un des hommes préférés des Français, mais pas que, ouvre des perspectives économiques colossales.

Aulas dénonce le procédé

Le black-out a même englobé le comité exécutif. Rien à voir avec la méthode employée à l'été 2023 pour installer Thierry Henry chez les Espoirs : un comité de sélection, réunissant Marc Keller, le DTN Hubert Fournier et Diallo, avait alors trié les candidatures avant de soumettre un nom au comex. Cette fois, les trente membres de l'organe dirigeant ont reçu jeudi une convocation muette sur l'identité du sélectionneur, avec obligation de se déplacer mardi.

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Jean-Michel Aulas a très peu goûté la manœuvre. Dans un courrier envoyé à l'ensemble du comex, que L'Équipe dit avoir consulté, il aurait écrit : « Convocation du jeudi pour le mardi suivant ? En pleine période de vacances ? » L'ancien patron de l'OL, qui n'a pas répondu aux sollicitations du quotidien, va plus loin : « Je suis perturbé par ce process... Si la conférence de presse est mardi, une réunion avant la fin de la semaine aurait été démocratiquement et amicalement la bienvenue ! » Sur le fond, pourtant, rien d'illégal. La nomination du sélectionneur relève traditionnellement du seul président de la FFF, Noël Le Graët fonctionnant déjà ainsi. Le procès-verbal du comex du 15 janvier 2026 avait d'ailleurs acté que l'organe dirigeant serait simplement « invité à confirmer le choix » durant l'été. Mardi, il ne fera qu'entériner une décision prise sans lui.

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