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·8 July 2026
EXCLU - Florent Houzot : "Cette Coupe du monde sera encore plus réussie si l'équipe de France va en finale"

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·8 July 2026

Acteur majeur de la Coupe du Monde et diffuseur de l'intégralité des rencontres, beIN Sports se prépare à la dernière ligne droite du Mondial. Dans cette période chargée, Florent Houzot, le directeur des antennes, des programmes et de la rédaction, a fait un point sur la compétition et les échéances à venir.
Quel bilan faites-vous de la Coupe du Monde jusqu’à présent ?
Très satisfait, parce que de toute manière, c'est notre quatrième Coupe du monde. On a une forme de savoir-faire, une forme d'expérience. Sur cette édition, on a suffisamment intégré les paramètres qui nous permettent aujourd'hui de se dire qu'on n'a rien découvert. On savait que ce serait une Coupe du monde particulière. Elle va être très longue, très fatigante, il va y avoir beaucoup de matchs et des décalages horaires difficiles, avec des rencontres à 1h, 3h ou 5h du matin. Mais tout ça, on ne l'a pas découvert : on le savait et on l'a appréhendé. C’est une compétition en deux étapes. La première, très longue, était la phase de poules avec 72 matchs – c'est plus qu'au Qatar où il y en avait 62. La deuxième étape a commencé à partir des phases finales. On n'a donc rien découvert. Ma seule interrogation avant le démarrage, c'était de savoir si tous les stades allaient être remplis pour ces 104 matchs prévus dans des enceintes de plus de 70 000 ou 80 000 spectateurs. Il n'y a rien de plus frustrant et de plus négatif que de proposer à nos abonnés un spectacle dans des stades à moitié vides. Cela renvoie l'image que les gens ne s'intéressent pas à la compétition et qu'elle n'est pas intéressante. Finalement, cette crainte est levée. Tous les stades sont pleins à craquer, avec de l'ambiance, des couleurs et des supporters.
On pouvait aussi s’inquiéter avec un pays pas forcément axé football masculin.
Mais les États-Unis représentent le monde entier et abritent énormément de communautés différentes. On a l'impression que beaucoup de supporters se sont déplacés, mais en réalité, énormément de fans du monde entier vivent déjà sur place. Évidemment, d'autres ont fait le voyage, notamment les communautés dont on connaît la ferveur pour le foot, comme l'Argentine, le Sénégal ou la Côte d'Ivoire, qui se déplacent quoi qu'il arrive, même au bout du monde. Le bilan est très positif. On fait une très belle couverture, on a bien anticipé la spécificité de cette compétition et maintenant, ce qui fera que cette Coupe du monde sera encore plus réussie, c'est si l'équipe de France va en finale pour aller chercher la troisième étoile.
Vous parliez des communautés aux États-Unis. En France aussi, on a de grosses communautés, notamment algérienne et marocaine. Il y a eu des matchs diffusés en pleine nuit uniquement sur beIN. Ça a été aussi une réussite pour vous de pouvoir proposer cela à tous ces supporters qui voulaient voir ces matchs et qui n'étaient pas sur M6 ?
Tout à fait. Nous avons pu proposer à nos abonnés et aux fans ces matchs de communautés. On avait déjà vu que la CAN au mois de janvier avait rencontré un énorme succès d'audience. En France, nous avons énormément de communautés et sur ces seizièmes de finale, on a eu quatre matchs en exclusivité : le Maroc, l'Argentine, le Portugal et l'Algérie. Ce sont évidemment des affiches très attendues sur beIN. Le Maroc est passé, mais malheureusement l'Algérie, le Sénégal et la Côte d'Ivoire ont été éliminés. On aura tout de même un beau quart de finale en exclusivité. Mais l'important, c'est qu'on a 100 % des matchs.
Quelle différence de traitement essayez-vous d'avoir par rapport à M6, qui est une chaîne plus généraliste ?
Notre différence de traitement par rapport à une chaîne généraliste comme M6 ou TF1, c'est qu'on ne cible pas le même public. Nous touchons nos abonnés qui sont des fans de foot, et sur ces grandes compétitions, on cherche à en séduire de nouveaux. Ils viennent chez nous pour l'intégralité de la compétition, car on traite les 104 matchs de la même manière. Ils sont tous encadrés par des émissions qui prennent l'antenne une heure avant, ou une demi-heure avant pour les matchs de nuit.
C’est aussi l’avantage d’avoir l’intégralité des droits.
Je n'ai pas la problématique des chaînes généralistes qui doivent choisir quels matchs diffuser parmi les 50 ou 54 de leur catalogue. J'ai 100 % des matchs, donc je suis incapable de dire à l'avance lequel sera important. Pour moi, sur une Coupe du monde, tous les matchs le sont. La preuve, c'est quand on voit le comportement des nations supposées plus faibles sur le papier : l'énergie qu'elles déploient montre qu'elles ne viennent pas pour faire de la figuration. Toutes les équipes veulent réussir, sortir des poules et aller le plus loin possible. Le traitement est donc simple : tous les matchs comptent, ils sont tous sur beIN et logés à la même enseigne avec une présentation d'avant-match en plateau, un présentateur, des consultants et des reporters sur place. On s'appuie aussi sur le dispositif "beIN Bleu", avec cinq ou six journalistes sur place pour couvrir l'actualité des Bleus.
Considérez-vous que cet évènement est déjà une réussite ?
Je l'ai dit à mes équipes hier encore, la Coupe du monde sur beIN est déjà réussie. La phase de poules était la plus difficile parce qu'il fallait tenir le rythme de 74 matchs en deux semaines. Je n'avais pas d'inquiétude, mais il fallait gérer les efforts, un peu comme Didier Deschamps quand il prépare sa compétition. Il fallait tenir le rythme et ne pas user de forces inutiles. Là, on entre dans la deuxième compétition avec les grandes affiches, les prolongations, les tirs au but, et il faut que l'équipe de France soit là le 19 juillet. Ça, ce n'est plus dans les mains de beIN, vous voyez ce que je veux dire.
En 2018 et 2022, la finale était sur beIN. C'est le triplé cette année ?
Exactement. J'espère que l'équipe de France sera la seule au monde à enchaîner trois finales d'affilée. Si elle se qualifie pour la finale le 19 juillet à New York, ce sera unique : aucune équipe n'a jamais fait cela sur trois Coupes du monde consécutives. Si en plus c'est face à l'Argentine, pour avoir une revanche sur Doha, ça nous va bien. Comme ça, on affichera une troisième étoile.
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