Le Journal du Real
·15 January 2026
Finale perdue, licenciement, élimination... une semaine noire au Real Madrid

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·15 January 2026

En perdant la Supercoupe face au FC Barcelone (3-2), le Real Madrid n’a pas livré un naufrage total. L’équipe a résisté, s’est battue, a même frôlé les tirs au but dans les dernières minutes. Mais le score a vite été dépassé par une image, celle qui a donné une lecture politique à la soirée.
Au coup de sifflet final, Xabi Alonso semblait vouloir que ses joueurs fassent une haie d’honneur aux Catalans. Mbappé, lui, a fait le choix inverse, marchant vers les vestiaires et entraînant le groupe derrière lui. Pour beaucoup, c’était le signe de la rupture entre le coach et son groupe.
Le lendemain, la sensation dominante était pourtant celle d’un échec à digérer vite. Le Real Madrid était encore deuxième en Liga, toujours en course en Ligue des champions, et Xabi n’était là que depuis six mois. Mais lundi, le club annonçait sa séparation "d’un commun accord", euphémisme classique pour une décision déjà actée. La direction n’a pas validé la méthode Alonso, ni l’évolution de l’équipe après la Coupe du monde des clubs, comme expliqué par MARCA. Les chiffres (24 victoires, 4 nuls, 6 défaites en 34 matches) ne semblaient pas suffire pour un effectif qui n’adhérait pas au coach.
Pour reprendre la main, Florentino Pérez a choisi l’une des solutions les plus faciles, faute de choix semble-t-il : Alvaro Arbeloa, issu du Castilla, ami personnel de Xabi, enfant du club. Mais la réalité ne lui a laissé aucun temps d’installation. En 24 heures, il devait préparer un huitième de finale de Coupe du Roi à Albacete, dans un Carlos Belmonte prêt à s’enflammer. En conférence de presse, il a tenté de poser un cadre : "Je n’ai pas peur de l’échec". Une phrase d’entraîneur débutant au sommet, prêt à prendre sur ses épaules critiques et pression.
Mercredi, la Coupe s’est chargée de porter le coup de grâce. Le Real Madrid s’est présenté sans une partie de ses titulaires, mais avec un onze suffisant sur le papier. Sauf que la nuit a tourné au cauchemar : défaite 3-2 contre un club de Segunda, sur un but au bout du temps additionnel.
Au-delà du score, c’est l’impression qui glace : intensité inférieure, manque de faim, fragilité mentale, face au 17ᵉ de Liga 2. Arbeloa a assumé : "Si quelqu’un est responsable, c’est moi". Une sortie digne, presque nécessaire, mais qui ne peut pas masquer l’essentiel. Le problème dépasse déjà le banc. Samedi, le Bernabéu rouvrira ses portes pour un match de Liga au parfum particulier. L’équipe revient d’une finale perdue contre le rival, d’un entraîneur renvoyé, et d’une élimination en Coupe qui fait tache. La bronca risque d’être terrible.









































