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·27 May 2026

Florentino Pérez contre‑attaque : les révélations choc de sa conférence

Article image:Florentino Pérez contre‑attaque : les révélations choc de sa conférence

C'est dans une ambiance survoltée, digne des plus grandes soirées de l'histoire du club, que Florentino Pérez a officiellement ouvert le bal de sa campagne électorale. Ce mercredi, à 19h08 précises, le président sortant a fait son entrée dans les salons cossus de l'Hôtel Meliá Castilla de Madrid, sous deux minutes d'applaudissements nourris et des chants « Florentino, Florentino ».

Devant un auditoire impressionnant de 1 800 personnes réparties dans trois salles pleines à craquer, et ardemment soutenu par des légendes absolues de l'institution telles que Ronaldo, Roberto Carlos, Pirri ou encore Santiago Solari, ainsi que son bras droit José Ángel Sánchez, Florentino Pérez n'a pas fait dans la demi-mesure. Près de cinq heures après la présentation de son rival Enrique Riquelme, l'heure était à la contre-attaque. Et elle fut foudroyante.


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L'ombre de Ramón Calderón et les raisons d'une élection anticipée

Dès les premières minutes de son discours d'un quart d'heure, Florentino Pérez a tenu à clarifier la situation institutionnelle et à justifier le calendrier électoral. « J'expliquerai aujourd'hui pourquoi je convoque ces élections anticipées, même si je peux rester 3 ans de plus si je le souhaite. Depuis quelques mois, je détecte une campagne orchestrée dans l'ombre qui vise à déstabiliser le Real Madrid en me ciblant personnellement », a-t-il affirmé d'un ton particulièrement ferme.

Accusé par certains de verrouiller le processus démocratique de l'institution, Florentino Pérez a balayé ces allégations : « C'est un club démocratique et transparent. Ce n'est pas vrai ce que certains disent, que j'empêche la tenue d'élections. Les seuls propriétaires sont les socios. »

Mais comme AS le rapporte, c'est en désignant son adversaire que Florentino Pérez a frappé le plus fort. Sans jamais nommer directement Enrique Riquelme, il a lié sa candidature à l'une des périodes les plus sombres de la Maison Blanche : « Maintenant qu'il y a un candidat alternatif, nous comprenons tout. Ce sont ces mêmes personnes de la pire époque de l'histoire du club, l'ère Ramón Calderón. Ces mêmes personnes qui étaient dans une assemblée que nous voudrions tous effacer de notre mémoire, qui ont volé la souveraineté des socios. »

Faisant directement référence au père d'Enrique Riquelme, qui fut un membre de la direction sous le mandat de Calderón, Florentino Pérez s'est montré cinglant face à son auditoire : « Maintenant les fils, les beaux-frères et même les dirigeants se présentent, ils n'ont pas la moindre pudeur après cela. Ces personnes ne sont pas ici pour sauver le Real Madrid, elles viennent pour se servir du Real Madrid. »

Les finances d'Enrique Riquelme sévèrement remises en cause

Le président ne s'est pas arrêté au volet purement politique et a rapidement déplacé le terrain de l'affrontement sur le domaine des affaires. Enrique Riquelme, l'actuel président du Groupe Cox, a vu sa propre gestion financière publiquement disséquée. Florentino Pérez a révélé avoir mis les mains sur la tête en lisant une récente information publiée par l'agence financière Bloomberg.

« Comprenez-vous que quelqu'un qui demande un prêt pour ses entreprises à un taux d'intérêt de 54 % par an, en le cachant à la Commission Nationale du Marché des Valeurs (CNMV), a la solvabilité pour présider le Real Madrid ? », a-t-il lancé à la foule interloquée. Cette attaque chirurgicale visait directement à discréditer la capacité de son rival à assumer les énormes responsabilités économiques inhérentes à la direction du club le plus puissant du monde.

« Maintenant, nous comprenons pourquoi aucune banque espagnole n'a voulu lui donner les garanties bancaires. Nous le comprenons. Quelle solvabilité pour défendre le Madrid en cas de difficulté ? Moi je suis du Real Madrid et d'autres veulent que le Madrid soit à eux », a-t-il conclu sur ce point précis.

La propriété des socios face au spectre de la privatisation

Enrique Riquelme avait axé une immense partie de sa communication matinale sur le risque imminent d'une privatisation du Real Madrid sous l'égide de Florentino Pérez. La réponse du dirigeant historique a été catégorique. Loin d'envisager une vente à des capitaux étrangers, il a annoncé vouloir renforcer l'ancrage institutionnel des supporters.

« Les socios sont et seront les propriétaires de notre club, peu importe à quel point ils s'obstinent à mentir », a martelé Pérez. Il a ensuite détaillé sa vision pour l'avenir : « Nous proposons maintenant d'aller plus loin, que nous, les socios, soyons les propriétaires réels du patrimoine que nous avons construit. Pas seulement sur le plan émotionnel, mais aussi sur le plan juridique et économique. C'est exactement le contraire de privatiser. C'est donner la propriété du club, pour de vrai, à ceux qui doivent toujours l'avoir. »

Le projet sportif et la révolution du "Bernabéu Infini" avec Apple

Florentino Pérez a logiquement dressé le bilan de son mandat : « Nous avons créé le club le plus prospère du monde financièrement et sportivement, étudié à l'Université de Harvard. Nous avons gagné 6 Ligues des champions en 10 ans, et si nous sommes élus, nous continuerons à gagner de la même manière. Si je suis président, les meilleurs joueurs du monde joueront ici. »

Mais l'annonce la plus spectaculaire de la soirée concerne l'innovation technologique avec le lancement officiel du projet Bernabéu Infini. Répondant aux critiques acerbes de Riquelme sur la rénovation à 1,7 milliard d'euros du stade, Florentino Pérez a dévoilé une alliance de poids sur le marché mondial : « La transformation du stade fait que nous pouvons rendre réel ce qui semble impossible. Le Bernabéu possède la technologie du futur. Nous travaillons sur une révolution technologique au Real Madrid, à travers un partenariat stratégique avec Apple. »

Ce projet extrêmement novateur vise à offrir une immersion totale à distance. « Nous sommes face à une utopie technologique qui sera réelle. Chaque Madridista à travers le monde pourra vivre les matchs comme s'il était assis au Bernabéu. Nous voulons alimenter les rêves que provoque le Real Madrid. »

L'affaire Negreira érigée en combat ultime par la présidence

Le discours a finalement atteint son paroxysme à l'évocation de l'affaire Negreira. Florentino Pérez a prononcé un réquisitoire implacable contre le scandale arbitral impliquant le FC Barcelone. « L'affaire Negreira est la plus grande tâche de l'histoire du football », a-t-il tonné, déclenchant instantanément la plus grande ovation de la soirée dans les trois salles de l'hôtel.

L'indignation du président était ouvertement palpable : « Dans le monde, on ne comprend pas qu'un club ait payé pendant 20 ans le vice-président des arbitres, et n'ait toujours fait face à aucune sanction. Des arbitres qui ont travaillé avec lui pendant des années sont toujours actifs en La Liga. »

Rappelant avec force que le Real Madrid est le seul club d'Espagne à s'être porté partie civile dans ce dossier brûlant, Florentino Pérez a promis d'aller jusqu'au bout de la démarche judiciaire : « Les socios du Madrid me connaissent et savent que je ne m'arrêterai pas tant que les responsabilités ne seront pas établies. Nous allons apporter à l'UEFA toutes les informations recueillies ces années. »

Un message extrêmement clair envoyé aux instances dirigeantes du football espagnol et européen, tout en fustigeant au passage le "gaspillage d'argent" opéré par LaLiga.

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