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·25 July 2026
Italie : Ancelotti, Guardiola, Deschamps… la liste dingue des coachs qui ont dit non à Maldini

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Pour trouver qui sera sur son banc, l'Italie a d'abord collectionné les refus. Et pas des moindres : la Squadra Azzurra est devenue un poste dont plus personne ne veut.
Ce ne sera donc ni Guardiola, ni Ancelotti, ni Motta. Après des semaines de démarchage et une pluie de refus, l'Italie a fini par trouver un accord avec Andrea Pirlo pour occuper son banc, selon plusieurs médias transalpins. L'ancien milieu de l'AC Milan est aujourd'hui libre de tout contrat après des passages contrastés à la Juventus, en Turquie puis à la Sampdoria. Il devrait s'engager pour quatre ans, soit jusqu'au prochain Mondial en 2030. Un choix par défaut, qui sonne comme un aveu : personne, ou presque, ne voulait du poste.
La liste des refus a de quoi donner le vertige. Selon le Corriere dello Sport, Paolo Maldini, nouveau directeur technique, et son bras droit Leonardo ont d'abord essuyé le non de Thiago Motta, sans banc depuis son licenciement de la Juventus en mars 2025. Un refus qui s'ajoute à deux autres, retentissants : celui de Carlo Ancelotti, désireux d'honorer son contrat avec le Brésil jusqu'en 2030, et surtout celui de Pep Guardiola. Le Catalan, priorité absolue de Maldini, a longuement étudié le projet, reçu le duo italien à Barcelone, avant de décliner vendredi matin, estimant selon la Gazzetta dello Sport que le poste ne correspondait pas à la phase actuelle de sa carrière. D'autres noms ont circulé, du retour de Roberto Mancini à la piste Didier Deschamps, dont Le Parisien assurait qu'il figurait sur les tablettes de Maldini et Leonardo après son départ des Bleus.
Ces refus en cascade ne doivent rien au hasard. Le poste de sélectionneur italien est devenu un cadeau empoisonné, tant la Squadra Azzurra traverse la pire crise de son histoire. Quadruple championne du monde, la Nazionale vient de manquer une troisième Coupe du monde consécutive, un enchaînement inédit et humiliant pour une nation de cette dimension. Gennaro Gattuso, démissionnaire début avril après l'élimination en barrages, n'aura été que le dernier d'une longue série de techniciens à s'y être cassé les dents, après Spalletti et Mancini. Ces refus n'ont rien de nouveau, avant Gattuso, la fédération avait dû composer avec les non de Claudio Ranieri et de Stefano Pioli.
Le projet vendu par Maldini et Leonardo a pourtant de l'ambition : un plan de reconstruction sur huit à dix ans, avec les pleins pouvoirs pour redonner vie à toute une nation de football, et pas seulement à une équipe. Un chantier titanesque, précisément, qui a sans doute effrayé autant qu'il a séduit. Là où Guardiola aurait incarné un pari fou et prestigieux, Pirlo représente une voie plus risquée encore : celle d'un jeune entraîneur au palmarès léger sur un banc, chargé de relever une sélection à terre. Reste que le président Giovanni Malagò, lui, penchait plutôt pour un retour de Roberto Mancini. La nomination de Pirlo, déjà contestée en Italie, pourrait donc n'être qu'une première étape dans un feuilleton loin d'être clos.
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