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·16 May 2026

José Mourinho : le pari qui pourrait sauver le Real Madrid

Article image:José Mourinho : le pari qui pourrait sauver le Real Madrid

Ce n’est plus qu’une question de temps pour l’Élu. Le deuxième mandat du “Special One” sur le banc du Real Madrid semble être, d’ores et déjà, acté. Après Benfica, José Mourinho devrait connaître l’un des plus grands défis de sa carrière : ramener le club merengue au sommet, après deux saisons blanches consécutives et un vestiaire plongé dans le chaos absolu.

Si son retour se profile plus que jamais, c’est parce que Florentino Perez aurait tranché en sa faveur. Mourinho n’est plus un candidat favori parmi une liste de plusieurs noms (Klopp, Pochettino ou même Deschamps), mais il est véritablement l’homme choisi pour devenir le prochain entraîneur. Avec le technicien portugais, les dirigeants espèrent stopper l’hémorragie et retrouver une stabilité.


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Finie la valse des entraîneurs, Mourinho devenant le quatrième coach en l’espace d’un an, après Ancelotti, Xabi Alonso et Arbeloa selon les informations de MARCA. Une chose est sûre : l’accord verbal est total et la signature officielle devrait arriver après la fin de la saison pour un contrat jusqu’en 2028, ajoute même AS.

  1. A lire aussi : Pourquoi le Real Madrid vit‑il une crise si chaotique ?

Un retour dans une Maison Blanche à soigner

Sa première histoire au Real Madrid est un argument fort : avec autorité et panache, José Mourinho a su réinjecter le gène compétitif à l’équipe blanche qui souffrait d’une terrible concurrence face au grand Barça de Guardiola, entre 2010 et 2013. Comment ne pas oublier le total historique de 100 points lors de la Liga acquise en 2012 ? Sans oublier sa victoire en Copa del Rey, (2011) et la Supercoupe d'Espagne (2012). Mourinho arrive sur un terrain déjà conquis en Espagne.

Auprès de la Sexta ce mercredi dernier, Florentino Pérez avait lui-même salué les mérites du technicien portugais, bien qu’évasif sur l’idée d’un possible retour : « Il était déjà là et il a élevé notre niveau ». Par la suite, le Real Madrid avait noué une fabuleuse histoire avec la Ligue des champions, en remportant la compétition reine l’année suivant son départ en 2014. Puis à cinq reprises entre 2016 et 2024. Telle est l’aspiration principale du Mou : soulever le trophée le plus prestigieux en club avec le Real Madrid

Le technicien portugais est plus que jamais prêt à relever le défi et semble déjà se projeter sur le banc. OkDiario informe même que le Special One voudrait une légende du Real Madrid comme coach adjoint : ce dernier est séduit par le nom de Raul Gonzalez mais l’opération s’annonce difficile.

Interrogé sur le sujet en conférence de presse, Arbeloa a indiqué que « en tant que joueur et madridiste, Mourinho est le numéro un. Je le pensais il y a un mois et je continuerai à le penser. Il est et restera toujours « uno di noi ». S’il est là la saison prochaine, je serai très heureux de le voir ici, chez nous. »

José Mourinho, l'architecte

Il n’est pas possible de romancer le retour de Mourinho au club autour du rêve européen. Parce que le Real Madrid est plongé dans un gouffre abyssal et que l’heure est à la reconstruction au sein d’un effectif insuffisant, mais aussi plus que jamais désuni. L’année 2025-2026 reflète une période noire pour le vestiaire.

Entre tensions et bagarres, émergent presque deux “clans” qui se font face : ceux qui ont soutenu Xabi Alonso et ceux qui voulaient son départ. Avec le technicien basque, le club espagnol était leader du championnat avec cinq points d’avance sur son rival blaugrana, après l’avoir écarté lors d’une belle victoire au Clasico (2-1). Puis, tout s’est effondré comme un château de cartes, soit une résultante d’un dogmatisme de l’entraîneur qui ne convenait pas à certains cadres : Vinicius, Valverde et Bellingham, notamment.

À l’inverse de Kylian Mbappé, qui n’a pas vu son licenciement à la mi-janvier d’un bon œil, remplacé par Arbeloa considéré comme intérimaire. L’attaquant français a même déclaré la guerre à son actuel entraîneur en zone mixte, regrettant le manque de structure et de style de jeu. Non seulement la sortie du numéro 10 madrilène a fait jaser, mais son récent comportement dans le vestiaire a surtout surpris José Mourinho, informé de tout ce qui se passe entre les murs de Valdebebas, révèle AS.

Le sentiment est clair : cette saison se révèle être un gâchis et le projet semble partir à la dérive sans la moindre perspective. Par conséquent, José Mourinho est considéré comme le seul capable de rétablir l’ordre dans un vestiaire aussi explosif que celui du Real Madrid, bien qu’il ne fasse pas totalement l’unanimité au sein de la direction.

L’entraîneur de Benfica est aussi attendu comme celui qui permettra de garantir une stabilité et qui saura manager les égos incommensurables des joueurs par son expérience. Alors, il est le souhait définitif de Florentino Pérez, qui semble attribuer en grande partie l’échec de cette saison aux jeunes entraîneurs, Xabi Alonso et Álvaro Arbeloa.

L’élection à la présidence du Real Madrid ne sera pas un problème

Il faudra seulement attendre pour l’officialisation de Mourinho au Real Madrid. Depuis mardi dernier et la conférence de presse endiablée de Florentino Pérez, le club madrilène organise une élection présidentielle, anticipée par son président. Le processus électoral est engagé et tout prétendant à la présidence devra déposer sa candidature avant le 23 mai. Toutefois, l’activité de Florentino Pérez en qualité de président du club n’est pas suspendue : les statuts du Real Madrid garantissent le fonctionnement normal de l’organisation lors du processus électoral. Mourinho pourra être intronisé par la suite.

Autre possible couac qui n’en est pas un : le club de la capitale espagnole pourrait verser une indemnité de 3 millions d’euros au club de Benfica, qui engage l’entraîneur portugais. Soit un détail considéré comme mineur par les dirigeants madrilènes, soutenant que la situation de l'entraîneur était relativement facile à régler.

À contrario, le mercato estival ne sera pas une mince affaire pour la Maison Blanche : le nouvel entraîneur compte avoir un droit de regard important sur les nouvelles recrues et voudrait avoir des renforts surtout en défense. Mais, les choses devront se faire par étape : les élections puis l’annonce officielle avant de connaître un été qui s’annonce long du côté de Valdebebas.

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