Real France
·12 May 2026
La conférence de presse lunaire du président Florentino Perez

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·12 May 2026

Le président du Real Madrid s'est exprimé à Valdebebas ce mardi, à l'occasion d'une conférence de presse exceptionnelle.
La direction madrilène a pris tout le monde de court cet après-midi, en annonçant dans un communiqué la tenue d'une conférence de presse exceptionnelle du président Perez. Dans les minutes qui ont suivi, de nombreuses spéculations ont été faites quand aux raisons précises de ce point presse inattendu, puis le président a parlé.
"Merci beaucoup à tous pour votre présence. Je suis désolé de vous dire que je ne vais pas démissionner. Je vais convoquer des élections. J’ai demandé à la commission électorale de lancer le processus pour organiser les élections du conseil d’administration, auxquelles ce conseil d’administration se présentera."
"Une situation absurde a été créée contre le Real Madrid et contre moi. On ne gagne pas toujours, mais nous ne l’acceptons pas. Ils profitent de cette situation pour m’attaquer. Où est Florentino ? Se demandent-on. Parce que je ne parle pas. Certains disent que je suis malade, que j’ai un cancer en phase terminale".
J’en profite pour rassurer les gens qui s’inquiètent pour moi. Je continue de présider le club et mon entreprise, qui génère 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. Ma santé est parfaite. Si j’avais un cancer, je devrais être pris en charge dans un centre oncologique. Cela aurait fait la une partout dans le monde. Ce n’est pas vrai et cette rumeur a pris de l’ampleur".
Florentino Pérez se met à lire son téléphone : "ABC, un journal qui m’aime beaucoup, a écrit : "Avant la réunion du conseil d’administration, Florentino dit : ‘Je suis très fatigué’". Mais vous croyez vraiment que je vais dire ça avant d’entrer ? David Sánchez de Castro, il est là ? Pour le saluer, pour voir pourquoi il publie ça. Moi, je me lève tôt le matin et je me couche en dernier, je travaille comme un animal".
"Je suis le premier à vouloir tout gagner. Avec moi comme président, nous avons remporté 37 titres en football et 29 en basket. Je veux parler de tous ceux qui font campagne dans l’ombre. J’invite tous ceux qui veulent se présenter à le faire. Moi, je vais me présenter pour défendre les intérêts des socios du Real Madrid. Ils ne vont pas m’intimider. Ça me donne beaucoup d’énergie."
"Il y a des groupes qui veulent diriger le Real Madrid, mais ils n’y sont pas arrivés. Au Real Madrid, ce ne sont pas les journalistes ou leurs collègues qui commandent. Les gens ne les croient pas eux, ils me croient moi. Les journalistes pensent qu’ils influencent les décisions du club parce qu’ils sont importants, mais ce n’est pas le cas. Ici, ce sont les socios qui décident. Qu’ils ne fassent pas des choses bizarres. Celui qui veut se présenter, qu’il le fasse. Mais qu’ils n’aillent pas dire dans mon dos que je suis fatigué. Je ne peux pas accepter ça simplement parce que cette année nous n’avons pas gagné la Liga et la Ligue des champions. Ils disent maintenant que le Real Madrid est dans le chaos, alors que c’est le club le plus prestigieux du monde."
L'affaire Negreira : "Il y a trois ans, nous avons découvert l’affaire Negreira. Le plus grand scandale de l’histoire. Ils ont passé deux décennies à payer, mais dans cette troisième décennie, ce sont encore les mêmes arbitres. Nous allons présenter un dossier important à l’UEFA pour qu’elle s’attaque au problème à la racine et règle cette affaire pour le bien du football mondial.
Florentino met en avant son bilan : "C’est le club le plus titré de l’histoire du football mondial. Le club le plus valorisé selon Forbes. La marque la plus valorisée. Pourquoi ces journalistes veulent-ils s’en prendre au club le plus prestigieux et le plus suivi du monde ? C’est un patrimoine qui appartient à tout le monde. J’ai presque honte de dire qu’on m’a élu meilleur président de l’histoire. Nous avons l’effectif le plus valorisé selon Transfermarkt. Nous avons tout."
Florentino s’en prend alors à Vocento, ABC et Relevo : "ABC appartient à Vocento. Ils ont créé Relevo, vous savez ce que c’était, non ? En accord avec LaLiga, ils se sont consacrés à faire un journal numérique qui, pour résumer, a perdu 25 millions d’euros durant son existence. Et quand LaLiga a arrêté de payer, ils sont partis chez Telefónica puis à Telecinco pour voir si eux paieraient. Leur seul objectif était de s’en prendre au Real Madrid et à son président.
Et ça me fait de la peine, parce que mon père lisait ABC et m’y avait abonné il y a de nombreuses années. Mais aujourd’hui, j’ai pris la décision de me désabonner d’ABC pour honorer mon père, et il m’en remercierait. Comment ABC peut faire ça ? Personne ne l’achetait, personne ne l’a acheté, et cela a provoqué un schisme là-bas.
J’annonce donc que je vais me désabonner d’ABC. J’honore mieux mon père en le faisant. (Il échange ensuite avec Rubén Cañizares, journaliste d’ABC). Regardez les deux articles qu’ils publient aujourd’hui, écrits par une femme dont je ne sais même pas si elle connaît le football."
"Je ne comprends pas la presse espagnole. Ils abusent avec cette idée de vouloir me voir partir. Je ne partirai pas. Je serai le dernier des socios à quitter le club. Les propriétaires du Real Madrid, ce sont les socios. Si quelqu’un veut se présenter aux élections, qu’il arrête de faire semblant, qu’il se présente et qu’il explique comment il finance sa candidature. Qu’ils n’aillent pas demander aux banques si le président d’une entreprise énergétique peut garantir une candidature… En 2000, j’ai garanti 174 millions de pesetas pour que les salaires puissent être payés. Les joueurs n’étaient pas payés. J’ai dû apporter cet argent de mon propre patrimoine et aujourd’hui, le Real Madrid est dans une situation très saine.
Certains disent que le stade a commencé à 600 millions et a fini à 1,3 milliard, mais ce n’est pas vrai. Les 600 millions concernaient le premier contrat pour la toiture. Ensuite, nous avons réalisé l’hypogée et la décoration du stade. Je veux mettre fin à ce courant anti-madrilène qui s’est installé dans les journaux. Je convoque les élections pour défendre les socios. Certains, d’un point de vue journalistique, et d’autres par d’autres moyens, veulent mettre la main sur le Real Madrid. Cela fait 26 ans que je suis ici et je ne vais pas le permettre.
Je me présente aux élections parce qu’il y a des groupes qui ont voulu s’approprier le club et faire croire que le Real Madrid est dans le chaos. Ensuite, il y a les ultras que nous avons expulsés, et partout dans le monde on me félicite pour les avoir écartés. Ils ne reviendront jamais. Il y a aussi les revendeurs de billets que je dois éliminer. Cette année, nous en avons déjà expulsé 1600."
"Bien sûr, il y a aussi notre ennemi de toujours, LaLiga. Nous allons nous battre. Moi, je me bats contre tout le monde. La corruption systémique de l’affaire Negreira… Comment ça, il faudrait oublier ? Nous préparons un dossier de 500 pages que j’enverrai à l’UEFA une fois la compétition terminée. J’ai déjà parlé avec eux. Il n’existe aucun précédent de ce type dans l’histoire du football mondial. C’est le plus grand cas de corruption de l’histoire.
Avec la Super Ligue, nous avons gagné devant la Cour de justice de l’Union européenne et maintenant nous négocions avec l’UEFA. Nous voulons un football gratuit, pour que les enfants en Afrique puissent regarder le football gratuitement, comme c’est le cas avec la Coupe du monde des clubs. Ce n’est pas seulement pour le Real Madrid, c’est pour le bien du football. L’UEFA l’a compris et nous avançons dans un processus très positif."
Noms des prochains recrutements ou entraîneurs
"Je ne vais parler ni des entraîneurs ni des joueurs ! Je suis ici pour rendre le patrimoine du Real Madrid à ses socios. On est en train de le leur enlever. Ils veulent que je parte, mais je ne partirai pas. Au contraire, je vais me présenter aux élections parce que je veux défendre le fait que le Real Madrid reste la propriété de ses socios."
La saison du Real Madrid
"Je ne parlerai pas du sportif. Certains veulent mettre fin à la propriété du Real Madrid par ses socios. Ceux qui veulent se présenter doivent le savoir : c’est leur opportunité, mais qu’ils ne parlent pas dans mon dos. J’entends de tout."
José Mourinho prochain coach ?
"Je ne pensais pas qu’on allait me poser cette question. (il sourit) Nous ne sommes pas dans cette phase-là. Nous sommes dans une phase où il faut faire en sorte que le Real Madrid reste la propriété de ses socios, parce qu’on veut nous l’enlever. Je veux débattre avec eux et qu’ils se présentent. Je vais leur demander ce qu’ils ont fait dans leur vie pour le Real Madrid. Je dois mettre fin à cette campagne absurde contre le Real Madrid. Il n’y a jamais eu un Real Madrid aussi glorieux dans l’histoire. On m’a élu meilleur président de l’histoire du club et même de tous les clubs, ce qui me gêne de dire. Aujourd’hui, nous ne parlons pas de football."
Analyse sportive
"Il y en aura une de faite. Nous devons lutter contre beaucoup de monde, contre énormément de monde. Dites-le à Juanma Castaño si vous êtes de la COPE, parce que tous les jours, à toute heure… qu’il ait un peu de considération pour le plus grand club de l’histoire."
Il s’accroche de nouveau avec Rubén Cañizares
"Le problème, ce n’est pas vous là-bas, c’est celui de Relevo, celui qui leur a fait perdre 25 millions d’euros. Nous demandons toujours à LaLiga combien ils paient pour s’en prendre au Real Madrid. Alors que le Real Madrid est ce qu’il y a de plus grand. Moi, je veux que les enfants du monde entier puissent le regarder gratuitement, et je vais y arriver très bientôt."
Sur l’affaire Negreira, à nouveau
"Les socios du Real Madrid sont avec moi dans mon combat contre Negreira et le reste. Ce n’est pas toujours le Real Madrid qui est lésé, d’autres clubs le sont aussi. Le Barça, lui, est toujours favorisé. Voyons si l’UEFA intervient dans cette affaire, parce qu’elle va le faire. Il n’est pas possible qu’il y ait des soupçons autour d’une corruption payée pendant 20 ans. On verra ce qu’il se passera sur le plan pénal et sportif avec l’UEFA. Et nous verrons bien. Je ne suis pas venu ici pour que des arbitres s’enrichissent avec l’argent du FC Barcelone."
Analyse sportive et bilan de la saison
"Non, non. Quand nous gagnerons les élections, dans peu de temps, je le ferai. Cette intervention est faite pour me plaindre de ce qu’il se passe entre la presse et le Real Madrid."
Absence de candidats lors des dernières élections
"Cette année, je convoque les élections pour qu’il y ait des candidats. Ce monsieur qui parle avec les entreprises d’électricité et qui a un accent sud-américain, qu’il se présente. Celui avec un accent mexicain. Ils disent que nous sommes très mauvais, que nous sommes une dictature. Que ce monsieur dont nous parlons se présente, ainsi que tous ceux qui le souhaitent. Moi, je suis le président et je ne parle généralement pas. Comme je le fais dans mon entreprise. Je ne suis pas quelqu’un qui veut être mis en avant. Les protagonistes, ce sont les joueurs."
Les tensions dans le vestiaire
"Moi, une année, j’ai licencié trois entraîneurs, ce n’est pas la première fois que ça arrive. Et ce n’est pas la première fois non plus que deux joueurs se battent, ça arrive chaque saison, parce qu’ils se chauffent. La seule différence ici, c’est que quelqu’un l’a raconté pour la première fois, et nous savons qui l’a raconté."
Quand auront lieu les élections ?
"Vous ne lisez pas les journaux tous les jours ? C’est une orchestration de mauvais journalistes contre le Real Madrid. Dans 15 jours, ou quelque chose comme ça, nous allons convoquer les élections."
La bagarre Valverde-Tchouaméni et les fuites
"C'est très mal, mais je trouve encore pire que cela ait été rendu public. Cela fait 26 ans que je suis là et il n’y a pas une seule année où deux joueurs ne se sont pas battus… ou même quatre. Mais je trouve très grave que cela sorte du vestiaire. Cela s’est produit chaque année depuis que je suis ici. Les jeunes se disputent, l’un donne un coup, l’autre répond, puis ensuite ils redeviennent amis."
"Pour moi, la fuite est pire, parce que cela implique qu’il y a quelque chose de plus important derrière cette bagarre, alors que le lendemain ils sont amis et vont prendre un café ensemble. Je crois que c’est la première fois que je vois ça en 26 ans d’histoire, et cela m’inquiète aussi."
Sur son fameux "il faut aider le Barça"
"C’était bien avant l’affaire Negreira. Nous l’avons découverte il y a peu de temps, nous ne pouvions pas imaginer que le patron des arbitres distribuait de l’argent venant du FC Barcelone pendant deux décennies. Cette affaire est sortie tardivement. Depuis, nous préparons un dossier et nous irons jusqu’au bout. C’est le plus grand cas de corruption de l’histoire du football. Pour le bien du football. Personne, dans le monde, ne peut imaginer payer les arbitres. C’est inconcevable."
Sur l'altercation Valverde-Tchouaméni, à nouveau
"La presse doit analyser les choses comme elles sont, mais qu’elle ne dise pas que parce que deux joueurs se battent, il y a le chaos au Real Madrid. Ils se battent tous les ans, enfin, ils se battent tous les jours. Et cela s’arrête là. Si quelqu’un à l’intérieur du club fait sortir ça à l’extérieur, c’est pire que la bagarre elle-même. Ce sont deux garçons formidables d’ailleurs, et de très bons joueurs. On dit que c’est horrible, que cela détruit le Real Madrid, qu’on ne peut pas tolérer ça… Eh bien moi, je le tolère depuis plus de vingt ans et il ne s’est jamais rien passé."
"Je pourrais avoir 14 Ligas"
"Nous avons terminé une saison sans titre et cela fait je ne sais combien d’années que je suis ici. Je n’ai gagné 'que' sept Ligues des champions et sept Liga, alors que je pourrais en avoir 14, parce qu’on me les a volées. Nous avons réalisé une vidéo sur les 18 points qui nous ont été retirés cette saison."
La plus grande colère de Florentino Pérez ?
"Je vois depuis longtemps ce que font les médias, les Segurola, les Relaño, qui pensent avoir inventé le football. Nous les appelons ‘les intellectuels du régime’. Nous sommes la meilleure équipe du monde, alors pourquoi devrais-je supporter qu’on dise que le Real Madrid est dans le chaos… Et celui qui veut se présenter, qu’il se présente. J’ai suffisamment d’argent pour présider cette institution sans faire de choses douteuses.
Je veux remettre le patrimoine du Real Madrid aux socios. Si le club vaut 100 milliards d’euros, alors cela ferait 100 000 euros par tête. Je suis venu pour que les socios soient les véritables propriétaires économiques du club et tant que je n’y arriverai pas, je ne partirai pas. Ce sont les socios qui votent pour moi, pas les journalistes, ni les Ultras Sur."
Tacle envers les socios
"La critique que je fais aux socios est importante. Les socios du Real Madrid ne doivent pas critiquer leurs joueurs ni les siffler. Ils doivent les soutenir. Il y a aussi de mauvaises personnes à l’intérieur, nous les avons identifiées depuis que nous avons expulsé les Ultras Sur. Cela me fait de la peine quand un joueur est sifflé pour une mauvaise action. Les supporters doivent être là pour les aider. Mais qu’est-ce que c’est, le cirque romain ou quoi ?"
Quelle est la plus grande inquiétude des socios ?
"Qu’ils perdent la propriété du club. Si cinq journalistes se mettent d’accord pour dire que c’est le chaos et que moi je ne sors pas pour le défendre… Moi, je ne veux ni argent du Real Madrid, ni intérêt personnel, ni être au premier plan. Je mène une vie discrète. Je sais bien que ce que j’ai défendu est peu de chose. 66 titres… J’essaierai de faire mieux."
Remontrance face aux critiques
"Le Real Madrid, s’il joue mal, les gens peuvent le siffler autant qu’ils veulent. Mais il y a un mouvement qui pousse les gens à siffler... Ce sont nos joueurs, les siffler, c’est comme siffler nos propres enfants. Ils sont contaminés par les ultras, par ce mouvement qui chauffe l’ambiance avant le match de jeudi. Qu’ils disent donc : 'Florentino démission'. Qu’ils viennent à ces élections et qu’ils se confrontent à moi, eux qui ne l’ont jamais fait. Moi, je fais ce qu’il y a de mieux pour le Real. Je dois défendre le Real Madrid, c’est ce que mon père m’a appris depuis que je suis tout petit."
"Ils devront me sortir par la force"
"Je ne veux même pas raconter ce que certains faisaient et demandaient aux joueurs du Real. Les journalistes pensent qu’ils ont beaucoup de pouvoir. Ils n’en ont aucun, parce que les gens sont très intelligents. José María García a fait beaucoup de mal. D’autres l’ont remplacé et pensent qu’en s’en prenant au Real Madrid, ils deviendront plus importants. Ils devront me sortir par la force parce que j’ai le soutien de tous les socios du Real Madrid.
Que vont dire les autres clubs ? Qu’est-ce qu’il se passe avec l’Atlético de Madrid ? Pourquoi personne ne s’en prend à l’Atlético ? Il n’existe aucun club dans l’histoire comparable au Real Madrid. Vous voulez qu’on gagne 10-0 tous les jours ? Nous allons y arriver, ne vous inquiétez pas."
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