Calciomio
·29 May 2026
« Les Ghanéens sont plus forts physiquement » : le patron de la Serie A déclenche une énorme polémique sur les jeunes italiens

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·29 May 2026

Président de la Lega Serie A depuis décembre 2024, Ezio Simonelli a accordé une longue interview à Il Foglio dans laquelle il s’est exprimé sur la crise du football italien, la formation et la place grandissante des joueurs étrangers dans les centres de formation. Des propos qui ne manqueront pas de faire débat dans la Botte.
Selon lui, la suppression du « décret croissance », dispositif fiscal qui favorisait l’arrivée de joueurs étrangers en Italie, n’a pas ralenti l’internationalisation du football italien : « Depuis la suppression du décret croissance, le nombre d’étrangers a augmenté. Avec cette mesure, les étrangers qui venaient étaient meilleurs, mais ils ont continué à arriver même après. »
Pour Simonelli, le problème commence surtout dans les catégories de jeunes et jusque dans le football amateur : « Aujourd’hui, il y a énormément d’étrangers chez les amateurs et dans les équipes de jeunes. Il faudrait ouvrir un long débat là-dessus. En tant que Ligue, nous avons proposé de supprimer les classements dans les catégories de jeunes. Quand il y a des classements, les entraîneurs veulent gagner, et pour gagner ils choisissent des joueurs physiquement plus forts. »
Le président de la Lega Serie A a ensuite tenu un exemple qui risque de provoquer de nombreuses réactions : « Si je prends un Italien de 14 ans, calabrais, et un Ghanéen de 14 ans, il est assez évident que le jeune Ghanéen sera plus fort physiquement. »
Simonelli estime également que le problème est structurel et touche certaines régions italiennes historiquement peu représentées au plus haut niveau : « Aujourd’hui, les footballeurs italiens sélectionnables en équipe nationale sont 190. Parmi eux, la Calabre, qui compte presque deux millions d’habitants, n’en fournit qu’un seul. Même chose pour la Sicile : un seul joueur pour 4,7 millions d’habitants. »
Enfin, il pointe du doigt les infrastructures sportives du pays : « La majorité des joueurs viennent de Lombardie, du Latium, un peu de Campanie, puis de Vénétie. Il y a peut-être un problème d’infrastructures dans notre pays. Il faudrait peut-être aussi travailler politiquement sur cette question. »







































