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·29 March 2026
Les Marseillaises battent un record mais s’inclinent !

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·29 March 2026

Les Marseillaises ont loupé leur entrée à l’Orange Vélodrome, hier, en s’inclinant 1-2 face à Montpellier. Les Marseillaises réalisent une très mauvaise opération au classement, laissant revenir les joueuses de Montpellier à seulement 4 points dans cette course au maintien.
35 713 personnes. C’est le nombre de supporters présents à l’Orange Vélodrome pour ce match contre Montpellier. C’est un nouveau record d’affluence pour un match de Ligue 1 Arkema, puisque le précédent record était de 30 661 spectateurs pour un OL – PSG le 16 novembre 2019 au Groupama Stadium. Malgré ce record d’affluence et les premiers « Aux Armes » entendus dès l’entame du match, les Marseillaises n’ont pas mis longtemps à craquer. Dès la première minute de jeu, la jeune latéral marseillaises Inès Kbida, sous le pressing adverse, a commis une énorme boulette sur une passe en retrait, qui trompe sa gardienne Margot Shore.
Par la suite, les Marseillaises ont dominé, mais ne parviendront pas à trouver la faille, et se feront même punir dès l’entame de la seconde période, par des Montpelliéraines réalistes. La réduction du score de Bourdieu, d’une magnifique frappe de l’extérieur de la surface, ne changera rien. Les Marseillaises font une très mauvaise opération au classement, dans la lutte pour le maintien. Même si l’on retiendra surtout l’ambiance et la fête que de voir autant de monde dans le stade pour ce match, le résultat est le synonyme d’une grosse bataille pour le maintien en Ligue 1 Arkema.
En zone mixte après-match, la capitaine des Marseillaises, Tess Laplacette, était très remontée après cette contre-performance, allant jusqu’à parler de « honte » :
« Personnellement, je me sens honteuse vu le nombre de personnes qu’il y avait ce (samedi) soir et qui nous ont encouragées jusqu’à la fin. Mais on n’a pas été à la hauteur, que ce soit dans le jeu ou dans la mentalité. On se prend deux buts en début de chaque mi-temps. C’est une faute professionnelle. On ne va pas se voiler la face. On va rebondir. Ce soir, ça va être dur pour tout le monde. Demain, ce sera un autre jour. Au final, j’avais raison quand je disais que les cinq premières minutes de chaque mi-temps sont déterminantes, surtout dans des événements comme ça. On n’a pas su gérer cette pression-là. On n’a pas su être à la hauteur du match. L’adversaire était largement à notre portée. J’ai eu les frissons (de jouer au Vélodrome). Dès la deuxième minute, j’ai eu honte. Maintenant, c’était un plaisir d’entendre 35 000 personnes nous encourager tout le match. Franchement, c’était un pur bonheur. Personnellement, le record d’affluence, ce n’est pas ce que je vais retenir. Mais c’est sûr qu’au fond de mon coeur, je n’oublierai jamais ce match. Le plan tactique était très bien établi mais on n’a pas du tout mis en place ce qui avait été prévu. On a manqué de mouvement, on a manqué de course, on a manqué de qualité technique. Malheureusement, quand il n’y a pas ces trois choses-là, ça ne peut pas marcher. »
La coach des Marseillaises, Corinne Diacre, s’est également montrée très déçue de la tournure du match :
« À chaud, je vous avoue que c’est très compliqué, tellement il y a de déceptions. Je pense qu’en plus que dans ces moments-là, il vaut mieux tourner trois fois sa langue dans sa bouche. Il y avait beaucoup d’enjeux sur ce match-là, à deux niveaux, sur l’aspect sportif et sur l’aspect organisationnel. On est passé à côté de l’enjeu sportif. En revanche, sur l’aspect organisationnel, on peut remercie les 35 000 spectateurs qui se sont déplacés. Maintenant, on n’a pas trop la tête à faire la fête. Bien évidemment, même si rien n’est perdu, puisqu’on reste quand même devant. On a quand même quatre points d’avance encore (sur la zone de relégation), et trois matches à jouer. Même s’il y a de la déception ce (samedi) soir, il y a quand même encore de l’espoir. On va se battre. […] L’idée, c’était de jouer notre jeu. L’enjeu a pris un peu le pas sur le jeu. Depuis deux jours, on s’entraîne là, et j’ai vu l’état de mes joueuses. Il y en a quelques-unes que je n’ai pas reconnues. Les erreurs font partie du jeu. On n’a pas été à la hauteur du rendez-vous ce (samedi) soir, que ce soit individuellement ou collectivement. Je me mets dedans puisque c’est moi qui mène cette équipe. On est passé à côté de ce qu’on était venu chercher. […] Il y a beaucoup de déception. Quand vous êtes déçus, vous pouvez sortir des mots qui dépassent un peu votre pensée. Maintenant, ce que je peux vous dire, c’est que les filles sont hyper déçues. Déjà vis-à-vis d’elles-mêmes et puis surtout vis-à-vis du public qui nous a soutenus jusqu’à la 95e. Forcément, il y a de la déception. Elles auraient voulu faire mieux. Maintenant, on n’a pas trouvé les clés pour faire mieux. »









































