Le Journal du Real
·1 June 2026
"L'histoire parle d'elle-même" : la mise au point de Florentino Pérez

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·1 June 2026

Attaqué de toutes parts dans un climat pré-électoral de plus en plus électrique, le patriarche de la Maison Blanche a décidé de frapper du poing sur la table. Loin des discours lisses habituels, Florentino Pérez a laissé parler l'orgueil d'un dirigeant historique, visiblement piqué à vif mais farouchement déterminé à défendre son héritage. Dans une interview accordée à ABC, le bâtisseur de l'ère galactique a balayé les doutes avec une froide conviction.
Interrogé sur l'absence de titres majeurs, Florentino Pérez a répondu sans détour : "Zéro trophée en 2 ans ? En 2024/25, nous n'avons tout simplement pas gagné. Nous nous sommes battus, mais nous n'avons pas gagné." Pour justifier la saison actuelle, le président pointe du doigt un calendrier suffocant : "Cette année, la Coupe du Monde des Clubs nous a tués parce que nous n'avons pas eu de pré-saison."
L'enchaînement brutal des compétitions a laissé des traces physiques inédites selon lui. "Trois ou quatre mois plus tard, nous avons 28 blessures dans l'équipe première, et ce n'est pas normal. Je n'ai jamais rien vécu de tel dans ma vie en tant que président", alerte-t-il, promettant d'examiner l'organisation de ce tournoi à l'avenir. Il n'a pas manqué de rappeler le palmarès de sa décennie : "Nous avons gagné six Ligues des Champions en dix ans. Et maintenant, ils disent que tout est terrible. C'est incroyable."
Malgré les tempêtes, Florentino Pérez ne doute pas de son groupe. Il l'affirme haut et fort : "Nous avons le meilleur effectif du monde." Pour exploiter ce vivier, il insiste sur le profil de l'entraîneur, qui doit s'identifier à la culture du club et "mettre chaque joueur à la bonne position".
Le président s'est également amusé des rumeurs de transferts lancées par d'autres, expliquant que les agents eux-mêmes l'appelaient pour lui confirmer qu'il s'agissait de "mensonges". Son avis sur la hiérarchie mondiale est d'ailleurs tranché : "Kylian Mbappé est le meilleur joueur du monde."
La fin de son intervention a été dédiée à la politique interne et aux attaques d'Enrique Riquelme. Accusé de vouloir céder l'institution, Pérez a frappé fort : "Ils mentent. Le Real Madrid appartiendra toujours à ses membres. Leurs propositions ruineraient le club."
Rappelant qu'il a "risqué sa propre fortune" en arrivant en 2000 pour sauver le Real Madrid, il balaye les promesses de recrues de ses concurrents : "Personne ne doute de moi. Je n'ai pas à dire qui je vais recruter car tout le monde sait que les meilleurs joueurs viennent au Real Madrid quand je suis aux commandes."
Florentino Pérez a conclu son propos en dressant la liste de ses exploits sur le marché des transferts : "J'ai fait venir Figo, Zidane, Ronaldo Nazário, Beckham, Cristiano Ronaldo, Mbappé... Je n'ai pas à dire ces choses parce que l'histoire parle d'elle-même." Conscient qu'il n'est "pas éternel", Florentino Pérez assure vouloir laisser une stabilité totale au club avant de redevenir, un jour, un simple membre.







































