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·13 February 2026
Ligue 2 : l'ESTAC tente d'éteindre l'incendie

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Alors que l’ASSE a remis la pression sur le haut du classement, l’ESTAC tente d’afficher un visage serein. Lors de la présentation de Kandet Diawara, Antoine Sibierski a longuement évoqué la dynamique actuelle du leader de Ligue 2. Un discours assumé, parfois offensif, qui en dit long sur la confiance troyenne.
Interrogé sur la série négative récente, le directeur sportif troyen refuse de dramatiser. "Il faut accepter qu’on a perdu ces matchs. Si on a perdu ces matchs, c’est que l’adversaire a été meilleur que nous dans certains domaines, techniques, tactiques, athlétiques. Le coach travaille dessus et il a déjà identifié."
Pas de circonstances atténuantes. Pas d’excuses. Sibierski insiste même sur la nécessité de garder le cap. "Tous les clubs qui montent en Ligue 1 connaissent un petit trou à un moment donné. Angers, il y a deux ans, entre la J24 et la J26, c’est 0 point sur 9. Il n’y a rien de grave. Il n’y a surtout pas de panique à avoir."
Un message clair envoyé à à l'interne, mais également aux adversaires directs des Aubois. Mais dans une Ligue 2 resserrée, chaque série compte, et l’ASSE sait qu’un nouveau faux pas pourrait relancer totalement la course.
Sibierski va même plus loin en assumant un optimisme total. "Aujourd’hui, le club va très bien. En Ligue 2, on est premiers. Nos féminines sont premières. Notre réserve est première. Nos U19 et U17 marchent très bien. On est qualifiés en huitième de finale de Gambardella. Sur le plan sportif, c’est une saison extraordinaire."
Le mot revient à plusieurs reprises dans son intervention : extraordinaire. "Moi, je suis plein de joie, plein de gaieté, plein d’engouement, plein de confiance. Ce qu’on vit, c’est extraordinaire." Un contraste intéressant avec la prudence affichée à Saint-Étienne, où Philippe Montanier parle davantage de travail et de solidité que d’euphorie. La dynamique n'était pas la même il y a quelques semaines, toutefois, le trou d'air de Troyes pourrait davantage pousser à la prudence. Une méthode Coué qui étonne...
Sibierski reconnaît néanmoins un point important pour la suite de la saison : il voulait renforcer le poste de sentinelle. "J’avais pour volonté d’amener un joueur devant la défense. J’étais sur deux dossiers qui ne se sont pas faits parce qu’au mois de janvier, les clubs ont du mal à lâcher leurs joueurs."
Il explique avoir renoncé à d’autres pistes. "J’aurais pu activer une troisième ou une quatrième cible, mais je n’étais pas convaincu à 100% quant aux valeurs humaines et à la capacité d’adaptation rapide. Est-ce que je prends le risque de chambouler un état d’esprit qu’on a créé ? Ou est-ce que je fais l’impasse ?"
Un choix fort. Troyes n’a donc pas totalement comblé toutes ses priorités hivernales. À l’inverse, l’ASSE a ciblé son recrutement pour renforcer son axe défensif au milieu et en défense.
Enfin, Sibierski balaie les rumeurs autour d’un éventuel frein du City Group. "Comment vous pouvez imaginer des compétiteurs dans l’âme ne pas vouloir gagner tous les matchs ? Le match le plus important, c’est celui à venir."
Il précise également penser chaque décision sur plusieurs temporalités. "Tous les choix que je fais, je les fais à court terme, à moyen terme et à long terme." Troyes se projette déjà, Ligue 1 en tête. Mais la marge s’est réduite.









































