L’Italie la plus jeune de son histoire : les nouveaux Azzurri peuvent-ils sauver un football en ruines ? | OneFootball

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·3 June 2026

L’Italie la plus jeune de son histoire : les nouveaux Azzurri peuvent-ils sauver un football en ruines ?

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Comme le raconte la Gazzetta dello Sport, l’Italie tourne une page et mise désormais sur sa jeunesse pour tenter de se relever après l’humiliation d’un troisième Mondial consécutif manqué. Réunie au Luxembourg pour une rencontre amicale au goût amer – pendant que les grandes nations disputent la Coupe du monde –, la Nazionale présentée par Silvio Baldini affiche une moyenne d’âge de seulement 20,5 ans.

À l’exception de Gianluigi Donnarumma, champion d’Europe en 2021 et doyen du groupe à seulement 27 ans, l’effectif est composé presque exclusivement de joueurs nés à partir de 2004. Certains, comme Samuele Inacio, Honest Ahanor, Francesco Camarda ou Luca Reggiani, sont même nés en 2008 et n’ont aucun souvenir du sacre mondial de Berlin en 2006.


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Nommé sélectionneur intérimaire après le départ de Gennaro Gattuso, Baldini a choisi de rompre avec les habitudes. Il a puisé massivement dans les équipes de jeunes afin de « laisser un héritage » à son successeur. Pas de Barella, Bastoni ou Tonali, seulement des talents en devenir appelés à représenter l’avenir du football italien. Pour Baldini, le plaisir doit rester au centre du projet : il affirme même ne pas avoir étudié le Luxembourg, tout comme il n’aurait pas étudié le Brésil, afin de ne pas ajouter de pression à ses joueurs.

Cette équipe n’est peut-être pas encore la Nazionale de demain, mais elle pourrait en dessiner les contours. Parmi les titulaires attendus figurent Comuzzo, Chiarodia, Pisilli, Ndour, Pio Esposito ou encore Favasuli. Derrière eux, le banc regorge d’autres espoirs, de Camarda à Inacio en passant par Bartesaghi, Mané et Reggiani.

L’enjeu dépasse largement le simple résultat d’un match amical. Les futurs sélectionneurs potentiels – Mancini, Conte, Ranieri, Pioli, Inzaghi ou d’autres – observeront attentivement ces jeunes pour évaluer leur capacité à intégrer durablement la sélection. Dans une Italie désabusée par les échecs récents, cette génération représente peut-être le premier pas vers une renaissance attendue depuis trop longtemps.

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